Accompagnateur / accompagnatrice de voyages

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, saisonnier
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Les voyages, il connaît ! L’accompagnateur de voyages est même l’un des rares professionnels du tourisme à jouir de ce privilège. Sa mission : veiller sur les touristes lors d’un circuit en France ou à l’étranger. Et leur garantir un séjour confortable, plaisant et sans risques.

Lors d’un voyage organisé, en France ou à l’étranger, l’accompagnateur de voyages veille sur les touristes dont il a la responsabilité. Disponible jour et nuit durant le séjour, il se met en quatre pour garantir un voyage réussi. Hébergement, repas, visites, excursions… À lui d’organiser le voyage de A à Z. Un métier passionnant mais très exigeant.

Le métier

Nature du travail

Au service des touristes

Une semaine en Hongrie, l’autre à Malte… Ce professionnel accompagne des groupes lors de circuits touristiques. Chargé surtout des questions pratiques, il veille sur le bien-être et le confort des personnes, en s’adaptant à leurs attentes. Avant le départ, il commence à étudier le programme de visites et les prestations avec l’agence qui organise le séjour.

Jamais pris au dépourvu

Dès l’aéroport, l’accompagnateur de voyages prend en charge les formalités, puis veille au transfert du groupe jusqu’à l’hôtel. Durant le séjour, en tandem avec le guide local, il vérifie que le programme est respecté : réservations pour les visites, les restaurants, prestations des conférenciers. Jamais pris au dépourvu, il a toujours un temps d’avance sur le planning afin d’éviter les mauvaises surprises.

Proche du groupe

Son rôle toutefois ne se limite pas aux aspects techniques. On compte sur lui pour favoriser la cohésion au sein du groupe. Sans être spécialiste, il peut être amené à relayer les guides locaux à propos des habitudes culturelles ou de l’histoire du pays visité. Ce qui suppose un travail préparatoire de documentation. En fin de séjour, des questionnaires de satisfaction sont remis aux clients. La mission de l’accompagnateur : valoriser la prestation de l’agence. Et donc fidéliser la clientèle.

Compétences requises

Réactif et disponible

L’encadrement d’un groupe nécessite de posséder le sens des responsabilités et de l’organisation. Une bonne réactivité est également indispensable face aux imprévus. Par exemple, une personne malade à rapatrier en urgence. Autant dire que l’accompagnateur de voyages doit faire preuve de sang-froid et se montrer débrouillard. Sociable, psychologue et très disponible, il fait preuve de qualités d’animation.

Pédagogue et pratique

L’accompagnateur de voyages sait faire valoir les us et coutumes, les sites méconnus mais pittoresques, la gastronomie et l’artisanat local des endroits traversés. Sans oublier les détails pratiques appréciés des touristes : bonnes adresses de shopping, horaires des magasins et des musées… Enfin, ce professionnel doit maîtriser au moins une langue étrangère.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un statut d’auto-entrepreneur

Rares sont les salariés dans ce métier : la plupart des accompagnateurs travaillent en tant qu’indépendants pour le compte d’agences de voyages ou d’autocaristes. De plus en plus fréquemment, un certain nombre d’entre eux choisissent le statut d’auto-entrepreneur, en plein développement, ce qui oblige les professionnels à s’acquitter de charges sociales (13 % du chiffre d’affaires) et ne leur donne pas droit aux indemnités de chômage.

L’incertitude du lendemain

L’accompagnateur de voyages est, par définition, rarement sédentaire, vivant au rythme des groupes de touristes qu’il encadre. Il a intérêt à diversifier sa clientèle pour éviter les périodes creuses : circuits touristiques en été, voyages professionnels ou scolaires au printemps… Il n’empêche qu’il est souvent confronté à l’incertitude du lendemain. Après quelques années d’exercice, les professionnels apprennent à s’organiser, à planifier leur activité afin d’avoir une visibilité sur les mois à venir.

Carrière

L’atout des langues

Difficile de se constituer un réseau de clients lorsqu’on débute. Car les emplois ne font l’objet d’aucune publicité. C’est la technique du bouche à oreille qui prévaut, surtout auprès des agences de voyages importantes. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les jeunes candidats ont intérêt à préparer le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur), exigé pour encadrer des groupes de jeunes, en centre de vacances, par exemple. Les voyages à l’étranger, la pratique des langues constituent des atouts sérieux sur un CV.

Premières années difficiles

Les stages chez les voyagistes, même à des fonctions sédentaires, représentent également un moyen de mettre le pied à l’étrier. En général, un débutant sera testé en se greffant sur un voyage aux côtés d’un accompagnateur professionnel. Après quelques années, il peut espérer gagner sa vie. Mais, bien souvent, il sera obligé d’exercer un second métier en période creuse, en tant que chauffeur de car de tourisme ou guide-interprète.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

entre environ 6 000 Cfp (50 euros) et 7 000 Cfp (60 euros) brut le forfait journalier, plus 10 % pour les circuits à l’étranger. Les repas sont considérés comme des avantages en nature.

Accès au métier

Il n’y a pas de formation exclusive pour devenir accompagnateur de voyages. Bien que le programme du BTS tourisme ne prépare pas directement à cette fonction, il permet d’acquérir la culture touristique et le niveau de langues étrangères requis. Une licence de langues ou d’histoire peut aussi constituer un tremplin à ce métier.

  • Niveau bac + 2

  • BTS tourisme

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Benjamin, accompagnateur de voyages à Carquefou (44)
Une source d'enrichissement

"Ce qui m'a attiré dans ce métier, ce sont les voyages, les rencontres, la diversité culturelle. Cela me permet de vivre de belles expériences, de créer des liens avec les personnes que j'accompagne, même si je n'oublie pas que ce ne sont pas mes amis. Avec la clientèle d'affaires, je rencontre des milieux professionnels différents, c'est une source d'enrichissement. De plus, ce sont des voyages sur mesure, à l'inverse des circuits de loisirs où le programme est standardisé. Les enjeux sont différents. Par exemple, lorsqu'on rencontre des agents économiques locaux qui nous parlent de ce qu'ils font, ils n'ont rien à nous vendre. J'aime bien aussi organiser des voyages scolaires avec des enseignants qui font travailler leurs élèves à partir de ce qu'ils découvrent. Les deux activités se complètent bien."