Agent / agente de propreté et d’hygiène

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Statut(s) :
salarié
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Bloc opératoire, laboratoire pharmaceutique, bureaux, gares, aéroports, mairies, centres commerciaux… tout est dépoussiéré, lavé, désinfecté par l’agent de propreté et d’hygiène. Un métier souvent boudé mais néanmoins varié et qui offre des débouchés assurés.

L’agent de propreté assure les travaux nécessaires au nettoyage de différents espaces : locaux commerciaux, privés ou milieux sensibles (hôpitaux, industrie agroalimentaire…). Son savoir-faire suit l’évolution des techniques de nettoyage et prend désormais en compte d’autres services associés à la propreté : rangement, accueil, entretien des espaces verts… Rigoureux et autonome, l’agent de propreté peut trouver facilement un emploi dans un marché en pleine expansion et progresser rapidement.

Le métier

Nature du travail

Un nettoyage organisé

Selon un cahier des charges, l’agent de propreté et d’hygiène se rend chez un ou plusieurs clients, le plus souvent en milieu tertiaire (bureaux, centres commerciaux, cinémas, musées, copropriétés…) pour y effectuer, dans un temps donné (qui peut varier d’un jour à l’autre ou d’une semaine à l’autre, en fonction des plannings), des travaux d’entretien courant. Pour nettoyer, entretenir ou remettre en état, ce professionnel utilise les produits et le matériel mis à sa disposition par son employeur (entreprise de propreté), en respectant les normes de sécurité.

Des métiers spécialisés

Contrairement aux idées reçues, les métiers de la propreté se sont fortement professionnalisés. Le développement de machines de plus en plus perfectionnées pour le décapage et l’entretien des sols, ou de matériel innovant pour le nettoyage des vitres, par exemple, rendent indispensables des formations spécifiques. Les agents de propreté sont aujourd’hui de vrais techniciens qui se spécialisent en fonction des lieux où ils interviennent. Par exemple, en nettoyage hospitalier (ou maison de retraite, établissement de cure…), en ultrapropreté (agroalimentaire, laboratoires…), en agent entretien-machiniste de grandes surfaces (bureaux, centres commerciaux, musées, parcs d’attraction…), en petite maintenance (bureaux, copropriétés…), en espaces verts, ou encore en travaux en hauteur (pour laver les vitres…).

Compétences requises

Rigueur et technicité

L’agent de propreté et d’hygiène doit être ponctuel, soigné et attentif à la qualité de son travail. Il doit également respecter des règles d’hygiène et de sécurité, pour manipuler certains détergents, par exemple.

Seul ou en équipe

L’agent travaille de façon autonome ou en équipe, en fonction des lieux d’exercice et des tâches à exécuter. Dans tous les cas, s’il est amené à côtoyer les clients ou les usagers, il doit faire preuve de discrétion et d’amabilité.

Salarié ou fonctionnaire

L’agent est soit salarié d’une entreprise privée de nettoyage, soit fonctionnaire. Dans ce dernier cas, il travaille alors dans les établissements d’enseignement, de recherche, les ministères, les collectivités territoriales…

Mixité en progression

Stop au stéréotype de la femme de ménage ! Même si le milieu est encore assez féminin, les hommes y sont de plus en plus représentés.

Horaires décalés

L’agent travaille souvent en dehors des heures de bureau, donc tôt le matin ou tard le soir (parfois la nuit), voire le week-end.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des matériels performants

Balayeuses manuelles ou autoportées (comprenant un volant et un siège permettant à l’agent de s’asseoir), nettoyeur vapeur (pour laver les sols et les murs), lustreuse multidirectionnelle (pour les plastiques, le marbre et le bois), machines lave-métaux (pour laver et dégraisser les particules métalliques)… Aujourd’hui, l’agent de propreté et d’hygiène est formé pour piloter des engins de nettoyage ultraperformants.

Des métiers de contact

Les agents de propreté et d’hygiène qui travaillent en cliniques, hôpitaux, maisons de retraite ou dans les écoles le savent bien : en intervenant tous les jours dans les mêmes services, ils jouent un rôle essentiel en matière de lien social avec les malades, les personnes âgées ou les enfants qu’ils côtoient. Ils participent à leur bien-être par leur présence et en dialoguant avec eux. Leur bonne humeur et leur sourire sont aussi essentiels que leur savoir-faire technique.

Un emploi stable près de chez soi

Les entreprises de propreté sont présentes partout en France. Les principales zones urbaines et les 6 premières régions de France, l’Île-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, les Pays de la Loire, l’Aquitaine, les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, emploient ainsi les deux tiers des salariés de la branche, qui compte près de 500 000 salariés. Les emplois ne sont pas délocalisables, puisque, lorsque l’on travaille pour une entreprise de propreté, on intervient directement chez les clients situés à proximité.

Carrière

Des embauches nombreuses

Le secteur de la propreté offre de larges perspectives de recrutement, en particulier pour les jeunes. Chaque année, les entreprises de propreté ont environ 25 000 postes à pourvoir en contrats à durée indéterminée (CDI), dont 12 000 à temps plein. Le temps partiel est fréquent. Pour autant, il peut être compensé par un second employeur. La profession est aussi ouverte à des jeunes sans diplômes qui accèdent par la suite à des formations en interne.

Des promotions accessibles et rapides

Au sein des sociétés de nettoyage, l’agent de propreté et d’hygiène peut gravir rapidement les échelons grâce à la formation continue. Ainsi, en fonction de son expérience et de ses compétences, et après avoir suivi une formation spécifique, il peut devenir assez rapidement chef d’équipe, et plus tard chef de site, responsable de secteur, technicien qualité sécurité et développement durable, voire chef d’agence. D’autres cursus plus techniques permettent de se spécialiser pour devenir machiniste, laveur de vitres en hauteur ou agent en ultrapropreté. À terme, certains peuvent même créer leur entreprise.

Du nettoyage au multiservice

Aujourd’hui, le secteur du nettoyage diversifie ses services aux clients. Par exemple, en proposant des contrats de maintenance pour le chauffage, la plomberie, ou encore les espaces verts, habituellement assurés par des prestataires extérieurs.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir du Smic.

Source : Fédération des entreprises de propreté (FEP), 2014.

Accès au métier

Du CAP au BTS

  • Pour répondre aux besoins en personnel qualifié et à la professionnalisation du secteur, une filière complète propreté et hygiène s’est développée.

  • le CAP (certificat d’aptitude professionnelle) agent de propreté et d’hygiène est préparé en 2 ans après la classe de 3eà temps plein au lycée professionnel ou par apprentissage. Ce CAP permet de devenir agent qualité propreté en milieu tertiaire, industriel et commercial.
  • le bac pro est préparé en 3 ans après la classe de 3e, à temps plein au lycée professionnel ou par apprentissage. Le bac pro hygiène, propreté, stérilisation est orienté vers les secteurs de l’hygiène, de la propreté et de la stérilisation. Il permet d’occuper des emplois plus spécialisés ou des postes à responsabilités (chef de site, technicien ou technico-commercial).
  • le BTS métiers des services à l’environnement est préparé en 2 ans après un bac, pour devenir responsable de secteur, chargé d’études (faisabilité, études techniques et économiques), animateur qualité, sécurité, environnement, développement durable, chef de projet environnement, adjoint au responsable des services généraux.

À noter : le diplôme de responsable de service hygiène propreté (accessible après un diplôme de niveau bac + 2) est préparé en alternance. Il débouche sur les métiers de responsable d’exploitation, responsable en qualité, technique ou formation, ou chef d’agence.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)
niveau 5 (niveau CAP)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Sylvie agente d'entretien
Partager l'amour du propre

"Rendre des bureaux propres pour que les gens qui y travaillent s'y sentent bien, voilà mon métier. Je commence mon travail quand les personnels sont encore en poste : cela facilite les contacts et le respect mutuel. Les gens en profitent pour me signaler ce qui ne va pas. Mon travail est moins facile qu'il n'y paraît. Pour éviter d'abîmer les locaux et leur contenu, je dois faire attention aux matériels, aux prises électriques et aux produits détergents que j'utilise."