Agriculteur / agricultrice

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Statut(s) :
indépendant
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Passionné de nature, doté d’une solide formation technique et assisté d’outils informatisés, l’agriculteur est un véritable chef d’entreprise, qu’il produise des céréales, des légumes, des fruits, du lait ou de la viande…

Avant tout producteur, l’agriculteur doit parfaitement maîtriser certaines techniques : choix des cultures, préparation des sols, semis, plantations, épandage d’engrais, tout en utilisant un matériel de plus en plus perfectionné. Objectifs ? S’adapter au marché fluctuant, aux normes européennes et à la concurrence, limiter les rejets toxiques pour l’environnement. Son activité varie selon le type de production et la taille de son exploitation. Un travail parfois difficile, quelles que soient les prévisions météorologiques.

Le métier

Nature du travail

Propriétaire ou locataire

L’agriculteur peut être propriétaire ou occuper des terres en fermage (c’est-à-dire en location). En fonction de la taille de son exploitation, il peut embaucher des ouvriers, saisonniers ou permanents, qu’il encadre.

Un métier varié

Travail de la terre, techniques d’élevage, conduite et réparation des équipements agricoles, gestion comptable et administrative, suivi de la politique agricole commune… font partie du quotidien de ce professionnel rural.

Un rôle de chef d’entreprise

Quelle que soit la taille de son exploitation, l’agriculteur se pose les mêmes questions qu’un chef d’entreprise. Quelles productions choisir ? Que désire le consommateur ? Où investir (machines agricoles, équipements, bétail…) ? Comment sélectionner des fournisseurs ? Autant de questions pour anticiper l’avenir et respecter les critères de label de qualité et les normes européennes.

Diversifier l’activité de base

Pour améliorer ses revenus, l’exploitant peut se lancer dans le tourisme vert ou rural : accueil à la ferme, ferme-auberge, vente de produits bio, visites pédagogiques du terroir…

Compétences requises

Technique et sens tactique

L’amour de la nature et du travail au grand air ne suffit pas pour devenir agriculteur. Le métier est parfois rude et ne s’improvise pas. Pour assurer la survie de l’exploitation, un savoir-faire de plus en plus technique est nécessaire, notamment en commerce et gestion.

Sens de l’adaptation

En agriculture, il faut s’adapter rapidement aux nouveaux modes d’alimentation et se positionner dans les bons créneaux, le bio par exemple. Mais, pour obtenir une production en limitant les engrais chimiques, il faut connaître les produits, les méthodes, faire une analyse globale de la situation, faire appel à des spécialistes et utiliser des logiciels spécialisés en gestion d’exploitation.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Disponibilité de rigueur

Du matin au soir, à l’extérieur ou derrière son écran d’ordinateur, l’agriculteur est toujours en activité. Parfois même certains week-ends et jours fériés ! Sa vie suit le rythme des saisons (semis, tailles, récoltes…), au gré des aléas climatiques (sécheresse, froid, vent, inondations…).

Jamais seul

Ce professionnel travaille rarement seul sur l’exploitation agricole. Il peut être membre d’un groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec), fondé avec des parents ou des agriculteurs voisins. Il bénéfice aussi du soutien technique et financier de réseaux coopératifs et mutualistes représentés par les sociétés d’intérêt collectif agricoles (Sica) ou des coopératives agricoles.

Des conseils sur mesure

Pour atteindre les objectifs de rendement et de préservation de l’environnement, l’exploitant fait appel à des spécialistes : conseiller et technicien agricole, ingénieur agronome, mécanicien agricole qui l’aident à faire les meilleurs choix pour l’exploitation.

Carrière

Vers de grandes exploitations

Globalement, les prix des produits agricoles baissent et les charges augmentent. La libéralisation des marchés favorise la réduction des exploitations de petite taille, au profit d’exploitations de plus en plus importantes.

Assurer la relève agricole

Aujourd’hui, on compte plus d’un agriculteur sur deux travaillant à plein temps sur une exploitation. Mais qu’en sera-t-il demain ? Parce qu’un pays ne peut vivre sans agriculture, l’État propose de nombreux dispositifs d’aide à l’installation (subventions, prêts, avantages sociaux…) des futurs jeunes exploitants agricoles.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable en fonction du type et de la taille de l’exploitation.

Accès au métier

Pour bénéficier d’aides, les agriculteurs doivent justifier d’une CPA (capacité professionnelle agricole). Ils doivent être titulaires d’un diplôme au moins équivalent au niveau bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole, BP responsable d’exploitation agricole, BTSA (bac + 2) analyse et conduite de systèmes d’exploitation, etc. Les plus motivés peuvent poursuivre leurs études en écoles d’ingénieurs d’agronomie ou d’agriculture.

  • Niveau bac

  • Bac  STAV
  • Bac pro conduite et gestion de l’entreprise agricole
  • BP Responsable d’entreprise agricole
  • CS Conduite de productions en agriculture biologique et commercialisation
  • Niveau bac + 2

  • BTSA analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole
  • BTSA productions animales
  • BTSA Agronomie : productions végétales
  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur

En savoir plus

Témoignage

Christophe, chef d'exploitation
Relever les défis

"Comme tout chef d'exploitation, je suis rarement sur un tracteur. Bien sûr, je mets la main à la pâte lorsqu'il y a de gros chantiers (moissons, semis...), mais je m'occupe avant tout de l'organisation de l'exploitation. Les aspects financiers, comptables, agronomiques, commerciaux, logistiques, ça me connaît. Aujourd'hui, la productivité est liée à la manière de cultiver les champs, aux variétés... Tout est imbriqué."