Arboriculteur / arboricultrice

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, saisonnier, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Spécialiste des arbres (fruitiers, d’ornement ou forestiers), l’arboriculteur sélectionne des variétés selon leur fonction (produire des fruits, décorer, reboiser), les terrains, le climat et les autres essences d’arbres déjà présentes ou à venir.

La passion de l’arboriculteur ? La culture des arbres, sous tous leurs aspects. Arbres fruitiers, arbres d’ornement pour les parcs et jardins (publics ou privés) ou arbres choisis pour le renouvellement d’espaces boisés : l’arboriculteur peut se spécialiser dans l’une de ces trois principales catégories. Il connaît les caractéristiques propres à chaque arbre, les gestes appropriés, les soins à prodiguer à chaque saison. La plupart du temps au grand air, l’arboriculteur peut aussi travailler en entrepôt pour le conditionnement des fruits avant leur expédition vers les points de vente.

Le métier

Nature du travail

Tailler et nettoyer

L’arboriculteur suit le rythme des saisons. Notamment pour réaliser la taille des arbres, propre à chaque espèce. À l’aide d’outils spécifiques (sécateur, scie, échenilloir, tronçonneuse…), il procède à la taille des arbres. Objectif ? Éliminer le bois mort, favoriser les jeunes pousses pour accroître la production de fruits.

Mettre en forme

Le palissage est aussi très important. Il s’agit de donner une forme aux branches en les maintenant sur des fils tendus selon des formes particulières. Cette technique favorise la production des fruits, mais facilite aussi la cueillette et réduit l’encombrement au sol.

Soigner et récolter

Son travail consiste encore à traiter les arbres pour lutter contre les maladies et les parasites. Le désherbage des parcelles entourant les arbres est également indispensable. Quand il travaille à la production de fruits, l’arboriculteur participe aussi aux opérations de ramassage, de tri, de calibrage, de nettoyage et de conditionnement de la récolte.

Conduire et réparer

Dans la majorité des exploitations, il est aussi amené à conduire des engins agricoles, voire à en assurer l’entretien courant.

Compétences requises

Autonome, observateur, sportif

De la plantation à la récolte, l’arboriculteur s’appuie sur un travail en équipe tout en restant autonome. Il applique les consignes du chef de culture ou de l’exploitant. Bon observateur, il détecte la présence d’un animal nuisible ou les prémices d’une maladie. Il possède une bonne résistance physique et de l’endurance : les charges sont parfois lourdes et le travail s’effectue souvent en plein air.

Respectueux de la nature

L’arboriculteur saisonnier spécialisé dans les fruits doit faire preuve de flexibilité et de capacités d’adaptation. Par exemple, en acceptant les aléas de la météo, de la nature (tous les fruits ne sont pas « calibrés » naturellement).

Mobilité tous azimuts

L’arboriculteur doit se montrer adaptable quand il passe d’un fruit à l’autre (de la mirabelle à la châtaigne) et d’un poste à l’autre (de la taille à la cueillette). Il accepte des emplois parfois éloignés de son domicile ; il change de patrons, de méthodes de travail et d’organisation.

Polyvalence de rigueur

La tendance est au développement d’arboriculteurs polyvalents dans les secteurs de l’agriculture, de l’artisanat et du tourisme.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

À l’extérieur et à l’intérieur

La cueillette, l’élagage et la taille se font en plein air, suivant un calendrier précis. Par exemple, la cueillette s’étend de mai à novembre. La taille, en hiver. Mais travailler à l’abri des intempéries ou de la chaleur en arboriculture, c’est possible. À l’intérieur d’une « station », un bâtiment agricole, l’arboriculteur procède au tri, au calibrage et au conditionnement des fruits.

Un rythme aléatoire

Le rythme de travail en arboriculture est souvent imprévisible et irrégulier. Il faut compter sur de longues journées, alternant avec des périodes d’attente. C’est surtout vrai dans le secteur fruitier qui dépend des aléas de la météo. En station, les commandes des clients donnent le rythme. Une commande reçue le matin, c’est une marchandise livrée l’après-midi.

Innovations (bio)technologiques

En arboriculture, certains gestes sont exclusivement manuels. Mais l’outillage, de plus en plus performant, réduit fatigue et accidents : nacelles et plates-formes élévatrices supplantent les escabeaux. Des espèces d’arbres sont créées, où les fruits poussent à hauteur de bras ou produisent tout au long de l’année.

Carrière

Secteur vivant avec son temps

Évolutions sanitaires, innovations technologiques, concurrence internationale, exigences des clients et des consommateurs, l’arboriculture est au coeur de toutes ces préoccupations.

Une main-d’oeuvre qualifiée

En 2e place derrière la viticulture, l’arboriculture fruitière est la plus employeuse de main-d’oeuvre (salariée et permanente mais surtout saisonnière pour des travaux particuliers de cueillette, de taille, d’emballage…). Une main-d’oeuvre de plus en plus qualifiée pour respecter les notions de qualité, de sécurité, d’aspect, critères de vente et de survie économique des exploitations.

L’usage veut qu’un salarié soit payé au Smic, auquel s’ajoutent des primes de rendement. Dans les faits, il est très difficile d’évaluer le montant des revenus, car l’emploi saisonnier est très fréquent en arboriculture.

Évolution de carrière

S’il est capable d’organiser les chantiers et s’il dispose d’une expérience de l’encadrement de personnel saisonnier, l’arboriculteur peut passer du statut d’ouvrier à celui de chef d’équipe. Avec des compétences en économie et en gestion, ainsi que des connaissances plus pointues en arboriculture, il pourra également devenir arboriculteur exploitant.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Smic + prime de rendement.

Accès au métier

Si la cueillette et l’élagage peuvent s’apprendre rapidement sur le tas, la taille nécessite une certaine expérience et une bonne connaissance des espèces d’arbres. D’où une qualification de plus en plus spécifique pour les techniques d’entretien de plantation. Ces diplômes se préparent en lycée agricole, sous tutelle du ministère de l’Agriculture.

  • Après la 3e

  • CAP agricole Métiers de l’agriculture
  • BPA travaux des productions horticoles
  • Niveau bac

  • Bac pro productions horticoles
  • Niveau bac + 2

  • BTSA production horticole, agronomie ou viticulture-oenologie

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 5 (niveau CAP)
niveau 4 (bac ou équivalent)

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

En savoir plus

Témoignage

Jean-Noël, arboriculteur
« Toiletteur » pour arbres

"J'aime le végétal, surtout les arbres fruitiers. Ce que j'apprécie par-dessus tout : tailler les arbres. C'est une opération déterminante qui joue sur l'aération, la coloration et la qualité des fruits. D'une espèce à l'autre, et même d'un arbre à l'autre, il faut s'adapter, inventer. On est loin du traitement standard des arbres. À côté de cela, j'aime faire aussi un peu d'agriculture, de commercial, de la comptabilité et de la vente."