Artiste de cirque

Niveau d'accès :
Statut(s) :
intermittent du spectacle
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Vidéo

Trapéziste, équilibriste, jongleur, clown… l’artiste de cirque imagine, conçoit et présente un numéro sur la piste d’un cirque, dans une salle de spectacle, un cabaret, une rue, un studio de télévision… Son objectif : faire rêver !

Acrobate, équilibriste, clown… L’artiste de cirque travaille dans un cirque traditionnel ou contemporain. Plus proche du théâtre, il raconte alors une histoire en introduisant dans son spectacle de la danse, de la musique, des éclairages recherchés… On le rencontre aussi dans la rue, dans les festivals d’été, au music-hall ou encore à la télévision. Aujourd’hui, la proportion des artistes formés en écoles spécialisées prend le pas sur ceux formés traditionnellement dans le cirque familial.

Le métier

Nature du travail

Concevoir un numéro

L’artiste de cirque imagine un numéro visuel. En fonction du rôle qu’il joue, il peut avoir recours à des accessoires : instruments de musique, balles, corde… Il répète, installe le matériel avant la représentation et modifie ses effets en fonction de la réaction du public. Ses objectifs : provoquer des émotions, servir un propos, défendre une idée.

Dans un cirque traditionnel

Dans un cirque traditionnel ou classique, les numéros se succèdent sans lien entre eux. Il est acrobate, dompteur, jongleur, trapéziste, magicien… ou clown, ce personnage important qui occupe les « temps morts » entre deux numéros. Au sein d’une représentation, la difficulté technique et l’intensité croissante des numéros instaurent un effet de dramatisation.

Dans un « nouveau » cirque

Dans le nouveau cirque, l’artiste de cirque présente les mêmes numéros, sauf ceux avec des animaux sauvages (numéros de dompteurs). Les espaces traditionnels de la piste et du chapiteau deviennent optionnels. Plus théâtral et pluridisciplinaire, il raconte une histoire en introduisant la danse et la musique. Il invente de nouvelles esthétiques, se confronte aux nouvelles technologies : projections, éclairages recherchés, bruitages… Se développent également la magie nouvelle, le cirque végétal…

Compétences requises

Forme physique

La plupart des activités des artistes de cirque exigent une excellente condition physique. Les entraînements peuvent être éprouvants : patience et persévérance sont de rigueur. Un apprentissage dès le plus jeune âge est conseillé afin d’acquérir la souplesse et la performance nécessaires.

Créativité et technique

L’aspect créatif n’est pas à négliger : un numéro doit s’élaborer et évoluer avec le temps. Un artiste de cirque doit faire preuve d’imagination et d’inventivité afin de susciter des émotions dans le public. Il maîtrise également les techniques d’expression corporelle ainsi que la scénographie.

Polyvalence

Pour avoir la chance d’être recruté dans le nouveau cirque, il faut savoir « faire l’acteur », s’ouvrir à d’autres cultures, à d’autres formes d’art. Le clown, par exemple, ne se conforme plus à un personnage stéréotypé. Il crée son propre univers, tout en revisitant la tradition. Le rire se fait plus grave et la poésie l’emporte sur la farce. Musicien, jongleur, acrobate… il est doué d’une grande polyvalence.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Une vie itinérante

L’artiste de cirque sillonne en permanence les routes de France, voire de l’étranger : un cirque ou un spectacle reste rarement plus de quelques mois au même endroit. Quel que soit son lieu d’exercice, l’artiste de cirque a des horaires irréguliers : il s’entraîne en journée et travaille également le soir et le week-end.

Partout en spectacle

Cet artiste exerce parfois son métier sur une piste de cirque, sous un chapiteau. Mais il peut travailler également sur la scène d’une salle de spectacle, dans la rue, dans un cabaret, sur un plateau de télévision, dans un atelier de loisirs, chez des particuliers… Il peut aussi intervenir à la demande d’un établissement scolaire ou universitaire, d’une collectivité territoriale.

Un métier exigeant

L’artiste de cirque pratique des entraînements intensifs pour parfaire sa technique et mettre au point de nouveaux numéros : assouplissements, musculation… À plus forte raison pour les numéros présentant des risques (acrobatie aérienne, cascades, dressage des fauves). Cela demande beaucoup d’investissement et de temps, en plus de celui passé à répéter et à donner des représentations.

Carrière

Un boom artistique

Le nombre de compagnies est aujourd’hui estimé à 415 selon Hors les Murs, le Centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque. En 10 ans, ce nombre a été multiplié par 3. À noter que le cirque traditionnel ne représente que 12 % environ du secteur, tandis que plus de 3 compagnies sur 4 optent pour le nouveau cirque.

Une diffusion réduite

Malgré son dynamisme, le cirque ne représente que 5 % de la diffusion des scènes nationales. Les représentations se concentrent dans les pôles cirque régionaux, premiers producteurs du genre. Mais les grosses productions se font de plus en plus rares.

Un statut incertain

Ce métier s’exerce le plus souvent avec le statut d’intermittent du spectacle. Certaines structures (parcs d’attractions, cabarets, ateliers d’initiation aux arts du cirque, centres socioculturels…) proposent quelques CDD (contrats à durée déterminée) ou CDI (contrats à durée indéterminée). Mais la plupart des artistes de cirque collaborent avec plusieurs compagnies ou pratiquent une activité parallèle afin de compléter leurs revenus. Ils enseignent les arts du cirque, font de la mise en scène, de la musique, de la danse, du théâtre, des arts plastiques…

Salaire du débutant (base métropolitaine)

75 à environ 18 000 Cfp (150 euros) par représentation.

Accès au métier

Il n’existe pas de conditions d’accès strictement définies pour être artiste de cirque. Pendant longtemps, la formation s’est faite dans le cadre familial. Aujourd’hui, on peut devenir artiste de cirque sans avoir grandi dans le milieu. Quelques écoles spécialisées préparent à des diplômes reconnus par les ministères de la Culture et de l’Éducation. Cependant, ce métier reposant sur la maîtrise des mouvements du corps, il est recommandé de s’entraîner le plus tôt possible. Des cours de danse ou de gymnastique, par exemple, sont particulièrement bénéfiques. On peut aussi s’initier aux métiers du cirque quelques heures par semaine ou lors de stages, pendant les vacances, dans des ateliers dont beaucoup sont agréés par la Fédération française des écoles du cirque.

  • Niveau bac

  • Bac L, option arts du cirque
  • Niveau bac + 2

  • Année préparatoire au DNSP Artiste de cirque
  • DNSP Artiste de cirque

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

non inscrit au RNCP

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)

En savoir plus

Témoignage

Cécile, artiste de rue
De fil en fil

"J'évolue dans les airs, suspendue à des fils de coton. Il y a tout un imaginaire autour de ces fils : ils peuvent évoquer des cheveux, une toile d'araignée, le fil d'Ariane, le fil de la vie... Et, plus pratiquement, ils me permettent de multiplier les points d'appui. Je pratique beaucoup le spectacle de rue. Le rapport avec le public y est particulier. Il est souvent là par hasard et peut partir à tout moment. Si l'on n'est pas présent à 100 %, il le ressent tout de suite."