Conducteur / conductrice d’engins de travaux publics

Niveau d'accès :
Statut(s) :
artisan, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
/
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Pas de chantier sans bulldozer ni pelle mécanique. Pilote de ces puissantes machines, le conducteur d’engins de chantier prépare et déblaie le terrain avant d’effectuer les travaux de terrassement ou de nivellement. Un professionnel très sollicité.

Le conducteur d’engins de TP intervient sur des chantiers très divers : construction d’ouvrages d’art ou de bâtiment, en France ou à l’étranger. Il commence par des travaux de terrassement pour finir par des opérations de nivellement. Impressionnants par leur taille et leur puissance, les engins qu’il conduit peuvent fonctionner sur roues ou sur chenilles. La pelle hydraulique creuse, le tombereau transporte, le bulldozer déblaie, la décapeuse racle. En fin de chantier, la niveleuse égalise, élève les talus et creuse les fossés. De plus en plus sophistiquées, ces machines réclament un entretien minutieux et une surveillance attentive pour anticiper les pannes.

Le métier

Nature du travail

Déblayer le terrain

Le conducteur d’engins est le premier à intervenir sur un chantier. Une fois les plans établis et les études de chantier réalisées, il prépare le terrain avant les travaux. À lui de faire place nette en déplaçant des volumes importants de terre, de pierres ou de gravas. Un travail de précision, qui demande de respecter des cotes (hauteur, profondeur, largeur). Il utilise pour cela une pelle hydraulique pour creuser, une chargeuse pour enlever les gravas, un bouteur pour déblayer, une niveleuse ou une décapeuse pour aplanir. Des machines sur roues ou sur chenilles, perfectionnées et coûteuses.

Du terrassement au transport

Une fois le terrain déblayé, le conducteur participe à diverses activités : creusement ou terrassement (à l’aide d’un bulldozer, d’une tracto-pelle, d’une défonceuse ou d’une benne des travaux publics), construction et entretien de la chaussée (avec des balayeuses ou des fraiseuses). Il peut être amené à transporter des matériaux, des minerais ou des déblais sur des emplacements de chantiers déterminés, et à prendre en charge l’acheminement de l’engin sur le chantier à l’aide d’un véhicule porteur.

Entretenir le matériel

Mécanicien à ses heures, il entretient le matériel qu’il utilise, signale les anomalies et effectue les petites réparations. Il supervise parfois le travail des manœuvres. Il peut se spécialiser sur une machine ou rester polyvalent. Avec de l’expérience, il peut être amené à diriger un tunnelier, un engin particulièrement sophistiqué qui permet de percer une colline ou de creuser en sous-sol, par exemple lors de la réalisation d’une nouvelle ligne de métro.

Compétences requises

Précision et organisation

Le conducteur d’engins réalise un travail de précision qui demande de l’adresse, de l’organisation et de l’attention. Respectant les plans établis, il doit savoir apprécier les distances et les reliefs, et avoir le sens de l’équilibre. Travaillant dehors par tous les temps, dans le bruit et la poussière, il doit faire preuve d’une certaine résistance physique.

Vigilance et réactivité

On ne badine pas avec la sécurité ! Se déplaçant partout sur le chantier, le conducteur d’engins doit faire attention à tout ce qui se passe pour éviter tout accident matériel ou humain. Il doit évaluer les difficultés du terrain, observer et écouter le mouvement des autres machines pour avoir le bon réflexe au bon moment. Respectant les consignes de sécurité, ce professionnel doit faire preuve d’une grande maîtrise de soi.

Des compétences en mécanique

Savoir conduire un engin ne suffit pas : le conducteur d’engins de TP doit aussi être capable d’entretenir le matériel (graissage, contrôle des niveaux d’eau et d’huile), de détecter une anomalie et d’effectuer les petites réparations (changement de pièces défectueuses).

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

S’adapter aux besoins du chantier

Sur le chantier, il vit au rythme des travaux et coordonne son activité avec celle des autres professionnels. Les délais sont impératifs : pour les respecter, il est souvent amené à faire des heures supplémentaires, parfois la nuit.

Mobilité géographique

Il est parfois conduit à se déplacer loin de chez lui. Certaines entreprises de travaux publics envoient leurs équipes dans toute la France, voire à l’étranger.

Confort et sécurité

Il travaille dehors, par tous les temps, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Mais, le plus souvent, à l’abri : assis aux commandes de sa machine, il dispose même, dans les modèles les plus récents, de la climatisation, de la radio et d’un siège ergonomique à suspension. Son activité peut s’exercer en hauteur ou en sous-sol. Le port d’équipements de protection est obligatoire.

Carrière

Une forte demande

Dans le secteur des travaux publics, la mécanisation est une nécessité. Elle permet la réalisation de travaux importants dans des délais toujours plus courts. Un matériel performant est donc indispensable à la compétitivité des entreprises, d’où une demande forte de bons conducteurs d’engins. Nombre d’employeurs du secteur rencontrent d’ailleurs des difficultés à recruter.

Faire carrière

Le conducteur peut se former pour devenir polyvalent sur plusieurs engins, élargir le champ de ses activités (implantation, entretien des engins), acquérir de nouvelles techniques de conduite comme le laser, ou encore approfondir un ou plusieurs types de travaux (travaux souterrains ou maritimes, enrochements). Avec des compétences techniques et de l’expérience, le conducteur peut devenir chef d’équipe, voire chef de chantier. En affinant ses compétences techniques, il peut devenir mécanicien.

Travailler pour différentes structures

Son activité s’exerce sur les chantiers, pour diverses entreprises : bâtiment, travaux publics, génie civil ou militaire, exploitation des carrières, etc.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir de environ 203 000 Cfp (1700 euros) brut par mois

Accès au métier

De plus en plus perfectionnés, les engins de travaux publics ne se conduisent pas sans une formation préalable. Les niveaux de qualification requis vont du CAP au bac pro.

  • Après la 3e

  • CAP conducteur d’engins : travaux publics et carrières ; maintenance des matériels option matériels de travaux publics et de manutention
  • Niveau bac

  • Bac pro travaux publics ; maintenance des matériels option travaux publics et manutention

En savoir plus

Témoignage

Pierre, conducteur d'engins
Quel plaisir d'être aux manettes d'un engin de chantier !

"J'aime surtout conduire la pelle qui sert à réaliser des travaux de remise en état d'un site après son exploitation. C'est un engin complexe, qui m'impressionne et qui exige la mobilisation des deux pieds, des deux mains... et de toute sa tête ! Je ne l'ai pas encore utilisé sur le terrain, mais j'apprends à le manoeuvrer dans le cadre de ma formation. Lorsque je travaille sur une carrière, outre le dumper, je conduis aussi le chargeur."