Conseiller / conseillère en fusions-acquisitions

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Rachat de sociétés, vente de filiales, fusions : le conseiller en fusions-acquisitions guide les entreprises dans la réalisation d’opérations financières complexes. Un métier où l’intuition et le sens des affaires sont essentiels.

Exerçant au sein de banques d’affaires ou de grands cabinets de conseil, le conseiller en fusions-acquisitions guide les entreprises dans l’exécution de leurs projets financiers. Il est là en cas de rachat d’une société, de vente d’une filiale, mais également lors d’une fusion ou d’une introduction en Bourse. Entouré d’une équipe d’experts, il supervise le projet : depuis la phase de négociation jusqu’à la mise en oeuvre des modalités de la transaction.

Le métier

Nature du travail

Conseiller en amont

Achat, vente, fusion ou introduction en Bourse sont autant d’opérations financières qui nécessitent l’intervention du conseiller en fusions-acquisitions. Sa première mission : dénicher les bonnes affaires ! À lui de détecter, pour ses clients, les cibles potentiellement rentables en suivant de très près l’actualité du marché et en s’appuyant sur une vraie culture spécialisée et sectorielle.

Remporter un appel d’offres

Après avoir évalué les facteurs de risque et construit un dossier financier et juridique complet, le conseiller en fusions-acquisitions doit démontrer l’intérêt stratégique de l’opération au client. Le montage des dossiers prend plusieurs mois au minimum – voire 2 ans – mais sans aucune certitude de conclure l’affaire. Toutes les banques sont en compétition pour obtenir les mandats de conseils : un carnet d’adresses bien rempli fait souvent la différence.

Piloter les transactions

Lorsque ses propositions sont acceptées, le conseiller en fusions-acquisitions s’entoure de juristes, d’économistes et d’autres experts. De conseiller, il devient un véritable négociateur et pilote la transaction. Il s’implique dans les phases de valorisation et de rédaction des protocoles d’accord qui précèdent la conclusion de l’affaire pour laquelle il a été mandaté.

Compétences requises

Expertise et sens du risque

Ce métier exige des compétences en finance et en droit, mais également des connaissances sur les activités commerciales et comptables. Au quotidien, les qualités personnelles du conseiller sont essentielles. Il doit puiser dans ses ressources de réactivité et dans sa capacité d’analyse pour le diagnostic des situations, mais aussi dans sa créativité et son sens du risque pour la conception des scénarios financiers.

Bon relationnel

Les opérations de rapprochement d’entreprises sont d’une extrême complexité. Celle-ci est due aussi au nombre d’acteurs impliqués dans le processus : dirigeants, banquiers, experts-comptables, conseils, acquéreurs, etc. Intervenant à toutes les étapes de la transaction, le conseiller doit savoir s’adapter à son interlocuteur et avoir de vrais talents de négociateur.

Globe-trotter polyglotte

Dans un contexte de mondialisation, il devient indispensable d’être parfaitement bilingue, voire trilingue. Très souvent en déplacement à travers le monde, le conseiller doit également faire preuve d’une totale disponibilité.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Banque ou entreprise

Le conseiller en fusions-acquisitions peut travailler dans une banque d’affaires ou dans un cabinet de conseil financier. Il peut aussi intégrer directement une entreprise. Les très grands groupes préfèrent employer leurs propres conseillers pour mener à bien leur stratégie.

Entouré de spécialistes

Le plus souvent, le conseiller travaille avec une équipe de spécialistes en droit, en fiscalité ou en marchés financiers. Certaines banques organisent leur département fusions-acquisitions par spécialités. Chaque collaborateur ne travaille alors que sur un type d’opération : les dossiers de fusion-rachat de sociétés ou encore ceux d’introduction en Bourse. Le travail peut également être réparti par secteurs spécifiques : automobile, industrie ou télécommunications.

Avec de l’expérience

Plus le conseiller est expérimenté, plus il s’investit dans l’élaboration des opérations et plus il participe aux négociations. La nature de son travail dépend aussi de la taille du projet, et l’importance de la mission conditionne le nombre d’équipiers.

Carrière

Plus nombreux, plus compétitifs

Les privatisations et la mondialisation multiplient les contrats (ou deals) potentiels et les rend de plus en plus complexes. Cette évolution du marché pousse à une professionnalisation accrue des conseillers en fusions-acquisitions. Plus nombreux et plus compétitifs, ces spécialistes renouent avec la mobilité, y compris à l’international.

Vers des postes de direction

Les jeunes diplômés débutent généralement comme auditeurs ou analystes juniors avant d’acquérir une certaine expertise. C’est un métier très formateur. L’évolution classique consiste à mener des transactions de plus en plus nombreuses et importantes. Autour de la trentaine, on peut devenir senior. Si les possibilités d’évolution vers d’autres filières restent limitées, le métier ouvre vers des postes de direction : directeur financier d’une entreprise cliente ou associé-gérant dans une banque spécialisée dans le conseil aux entreprises.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 394 000 Cfp (3300 euros) à 489 000 Cfp (4100 euros) brut par mois auxquels s’ajoute une part variable.

Accès au métier

Le conseiller en fusions-acquisitions ne possède pas de formation type, même si le niveau de qualification pour ce poste est très élevé. Les banques d’affaires recrutent des jeunes diplômés des meilleurs écoles de commerce et d’ingénieurs, souvent titulaires de mastères spécialisés et/ou de MBA en finance.

Les masters universitaires en finance d’entreprise, ingénierie financière ou comptabilité, contrôle, audit sont également très prisés. Idéalement, ce cursus se complète avec un diplôme de la filière expertise comptable (DCG, DSCG ou DEC). Une première expérience en audit ou en banque d’affaires est souvent demandée.

Niveau bac + 5 et plus

  • Masters pro gestion, mention finance, spécialités banque et finance ; finance d’entreprise et ingénierie ; sciences économiques, mention monnaie finance, spécialité techniques financières et bancaires ; gestion, mention sciences du management, spécialité gestion financière et fiscalité ; droit, économie, gestion, mention finance, spécialité finance d’entreprise…
  • Master recherche sciences du management, spécialité finance d’entreprise…
  • Diplôme d’école supérieure de commerce ;
  • Diplôme d’école d’ingénieur
  • Mastèresspécialisés dans le domaine de la finance…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Stéphane, conseiller en fusions-acquisitions
Force de conviction

"Toutes les missions sont différentes, mais la négociation représente toujours la phase la plus importante. Le vendeur n'accepte jamais d'emblée le prix et les conditions que l'on propose. Il faut argumenter fermement, justifier le prix qu'on avance et s'adapter au profil de son interlocuteur. Ce métier exige aussi d'aimer s'investir. On doit répondre présent à toute heure, y compris le week-end. On est parfois amené à conclure une affaire et à la lancer sur le marché dans l'urgence, pour éviter une réaction de la concurrence. Enfin, la discrétion est fondamentale : mon épouse ne sait pas toujours ce que je fais !"