Contrôleur aérien / contrôleuse aérienne

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :
Vidéo

Garant de la sécurité et de la fluidité du trafic aérien, le contrôleur aérien guide les pilotes du décollage jusqu’à l’atterrissage de leur avion. Un métier scientifique à haute responsabilité, sans droit à l’erreur !

Pendant toute la durée du vol, le pilote d’avion est guidé par radio par le contrôleur aérien. Plus connu sous le nom d’aiguilleur du ciel, ce dernier supervise le trafic et donne les autorisations de survol. Dans un aéroport, du haut de la tour de contrôle, il règle les chassés-croisés des avions qui décollent, atterrissent… ou attendent qu’une piste se libère ! Garant de la sécurité aérienne, il n’a pas droit à l’erreur.

Le métier

Nature du travail

Un suivi en temps réel

Le contrôleur aérien règle la circulation des avions, en altitude et aux abords de son aéroport d’attache. Depuis sa tour de contrôle, quels que soient le trafic et les conditions météo, il guide les pilotes tout au long de leur vol. Face à ses ordinateurs, il analyse en permanence une multitude d’informations qui lui permettent de spécifier, en temps réel, à quel moment l’avion peut décoller ou se poser, et quelle piste emprunter. Il est relié au commandant de bord de l’avion par liaison radio.

Un contrôle permanent

À l’aide d’instruments (radars), le contrôleur aérien analyse la circulation aérienne avant d’autoriser le pilote à pénétrer dans le secteur dont il est responsable. Il décide des autorisations de survol, puis conseille et guide les avions qui traversent son secteur, lesquels sont identifiés tout au long du vol. Quand ils entrent dans son secteur, le contrôleur demande au pilote son niveau, sa vitesse, sa position… conformément à son plan de vol.

Répondre aux urgences

Le contrôleur peut être amené à alerter un pilote sur des difficultés dans son secteur ou sur les pistes. En cas de situation extrême (absence de contact avec l’appareil, par exemple), le contrôleur prévient son supérieur et déclenche les procédures d’urgence.

Compétences requises

Calme et réactif

Ce métier demande un sens aigu des responsabilités, car une erreur d’évaluation dans la trajectoire d’un avion est lourde de conséquences… Au cours de ses missions, le contrôleur aérien doit faire preuve d’excellentes capacités d’analyse pour gérer plusieurs sources d’information simultanément. Il doit être capable de réagir immédiatement dans un environnement complexe et de prendre des décisions déterminantes.

D’un calme à toute épreuve et très réactif, il a l’autorité nécessaire pour imposer ses décisions aux pilotes qui survolent sa zone, qu’ils soient français ou étrangers.

Scientifique bilingue

Spécialiste de la navigation aérienne et du pilotage d’avion, il possède des compétences scientifiques et techniques de haut niveau. Il parle couramment l’anglais pour échanger des informations avec les pilotes des avions en provenance de l’étranger.

Parfaite condition physique

Pour exercer ce métier, une excellente vue est exigée, ainsi qu’une bonne santé générale. Les contrôleurs aériens sont d’ailleurs soumis à des examens médicaux réguliers, comme les pilotes.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des heures de travail intenses et décalées

Le trafic aérien français est l’un des plus denses au monde. Le contrôleur est responsable des avions de tourisme privés ou des gros porteurs. Il travaille en horaires décalés, à raison de 32 heures par semaine, alternant plages de travail et repos car la tour de contrôle fonctionne de jour comme de nuit, 7 jours sur 7. Ses horaires ne sont donc pas fixes car les périodes travaillées se prennent par roulements.

Un travail d’équipe

Le contrôleur travaille toujours en duo avec un collègue : l’un se charge des procédures de vol, tandis que l’autre suit le radar. Il est en liaison permanente avec les pilotes et ses homologues chargés des autres secteurs aériens, les services de la météo et, parfois, les services de recherche et de sauvetage.

Statut de fonctionnaire

En France, les contrôleurs aériens ont la particularité d’être des fonctionnaires. Ils travaillent dans un aéroport ou dans l’un des 5 centres de contrôle régionaux : Aix-en-Provence, Athis-Mons, Bordeaux, Brest et Reims.

Parallèlement, l’armée de l’air et la Marine nationale emploient également des contrôleurs aériens après une formation militaire initiale, puis une formation professionnelle.

Carrière

50 places en 2015

On compte plus de 4 000 contrôleurs aériens en activité. Tous ont été formés à l’Enac (École nationale de l’aviation civile), après réussite à un concours très sélectif. En 2015, seulement 50 places ont été proposées au concours, mais l’emploi est garanti pour tous à la sortie.

Élève fonctionnaire

Une fois admis à l’Enac, l’élève Icna (ingénieur/e du contrôle de la navigation aérienne) suit une formation de 3 ans rémunérée. À mi-parcours, il choisit entre 2 voies, en fonction de son classement : les centres de contrôle régionaux et les aéroports. 40 % des contrôleurs exercent dans les centres de contrôle régionaux, 40 % dans les aéroports et aérodromes et 20 % occupent un poste d’études ou d’encadrement.

Évolution possible

Une fois en poste, le contrôleur doit actualiser régulièrement ses connaissances sur les réglementations et technologies nouvelles. Par voie de concours internes, le contrôleur aérien peut évoluer (suivant son ancienneté) vers des fonctions d’études, d’encadrement ou de management dans les services de l’aviation civile. Dans tous les cas, une fois sorti de l’école, l’ingénieur du contrôle de la navigation aérienne, ou contrôleur aérien, doit 7 ans à l’administration avant d’envisager une reconversion en dehors de l’administration.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

En tant qu’élève fonctionnaire, le contrôleur aérien perçoit une rémunération brute mensuelle de environ 177 000 Cfp (1486 euros) en 1re année ; 2200 euros en 2e année ; 2383 euros en 3e année.

Enfin, il a un salaire d’environ 2552 euros brut par mois 1 an après la sortie de l’école.

Source : Enac, 2013.

Accès au métier

En France, les contrôleurs aériens ont la particularité d’être des fonctionnaires. Ils sont tous passés par l’École nationale de l’aviation civile (ENAC) de Toulouse.

  • Niveau bac + 5

  • Accès à l’ENAC : chaque année, un concours est organisé dans les principales métropoles régionales. Il s’adresse aux titulaires d’un bac + 2, ayant moins de 27 ans au 1er janvier de l’année du concours. Un très bon niveau en anglais est indispensable. Les candidats admis subissent un examen médical destiné à vérifier leurs aptitudes physiques et mentales.
  • Formation à l’ENAC : elle dure 3 ans, dont 18 mois de théorie et de stages pratiques, dont un stage de pilotage (brevet de pilote privé d’avion) et un stage en pays anglophone. Rémunérés pendant leur scolarité, les élèves fonctionnaires s’engagent à travailler 7 ans pour l’État.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Laurence, contrôleuse aérienne
Savoir se décontracter

"La gestion du stress, cela s'apprend sur le tas. Il ne faut pas s'imaginer que l'on est tendu en permanence. Il est essentiel que les moments d'extrême concentration soient toujours suivis d'une pause. En effet, je ne suis jamais plus de deux heures d'affilée sur une fréquence. D'ailleurs mon emploi du temps traduit bien cette alternance. Je travaille par cycles de huit jours avec deux jours de travail et un jour de repos, deux jours de travail, puis trois jours de repos."