Costumier / costumière

Niveau d'accès :
Statut(s) :
artisan, intermittent du spectacle
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Vidéo

L’habit fait le moine, du moins sur scène ! Le costumier habille les artistes en fonction de la psychologie des personnages qu’ils incarnent. Ses créations doivent se fondre harmonieusement dans les décors et servir la mise en scène.

Engagé pour un spectacle (pièce de théâtre, opéra, ballet…) ou un film, le costumier s’intègre à une équipe artistique et se met au service d’un projet que sublimeront ses créations. Recherche des tissus, coupe, couture, finitions, tel est son quotidien. Il exerce souvent en tant qu’intermittent du spectacle et se tient donc constamment à l’affût de nouvelles collaborations. Sa réputation est essentielle !

Le métier

Nature du travail

S’adapter au contexte

Au cinéma, le costumier se montre attentif au moindre détail, le cadrage serré d’une caméra pouvant facilement révéler un défaut. Pour un film d’époque, il effectue des recherches documentaires, historiques et iconographiques sur la période concernée : formes, couleurs, tissus des vêtements. D’une manière générale, il s’efforce de traduire le plus fidèlement possible les idées d’un metteur en scène et de réaliser des vêtements dans lesquels les acteurs se sentiront bien.

Réaliser un costume

Le costumier présente au réalisateur ou au metteur en scène des maquettes ou des croquis accompagnés d’échantillons. Si les modèles proposés sont acceptés, il achète les tissus, les coupe aux mensurations des acteurs et les coud. En cas de besoin, il effectue les retouches directement sur les comédiens.

Respecter un budget

Le budget d’un spectacle ou d’un film ne permet pas toujours de créer des costumes de toutes pièces. Dans ce cas, le costumier doit se montrer ingénieux. Il court les « puces » et les magasins spécialisés pour dénicher des « fripes » qu’il pourra utiliser en l’état ou en les transformant.

Compétences requises

Créatif et cultivé

Son imagination fertile ne l’empêche pas de s’inspirer des modèles conçus par ses prédécesseurs et de respecter certaines règles. Il connaît parfaitement l’histoire de l’art, du spectacle et du costume, son évolution à travers les siècles, les techniques de coupe propres à chaque époque. Cela lui permet d’adapter les vêtements à chaque période de l’histoire, selon le contexte de la production artistique.

Rapide et organisé

Les délais de préparation d’un film ou d’un spectacle étant souvent serrés, le costumier doit être capable de travailler dans l’urgence. Tout doit être prêt le jour du spectacle ! Il veille à ce que le budget prévu ne soit pas dépassé. Il dirige avec efficacité les couturiers chargés de confectionner le costume. Il règle méthodiquement le ballet des habilleurs qui aident les artistes à changer de tenue entre deux scènes.

Un bon sens relationnel

Doué pour l’écoute, le costumier prend le temps de consulter les divers membres de la troupe. Il tient compte de leur point de vue et sait faire preuve de souplesse et de disponibilité. Sur un spectacle, un film, il entretient une relation privilégiée avec les artistes.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En atelier et à l’extérieur

Le costumier travaille dans un atelier de confection, mais se déplace fréquemment sur les plateaux de tournage, dans les loges ou dans les coulisses des lieux de représentation. L’été, il accompagne les artistes sur la route des festivals. Son calendrier suit le rythme des horaires décalés propres au secteur artistique : soirée, week-end ou jour férié, le spectacle doit continuer !

Au sein d’une équipe

Le costumier travaille en étroite relation avec le metteur en scène, les responsables de la production, le décorateur-scénographe, les maquilleurs… Il peut coordonner l’équipe d’atelier composée de couturiers, tailleurs, chapeliers, bottiers, habilleurs. Il gère également les fournisseurs.

Intermittent du spectacle

Dans la majorité des cas, il a un statut d’intermittent du spectacle : les postes de permanent sont rares. Habitué à l’alternance de périodes d’activité et de chômage, il se tient constamment à l’affût des éventuelles collaborations afin d’entretenir son réseau professionnel et limiter ainsi ses périodes d’inactivité.

Carrière

Un large éventail d’employeurs

Compagnies, théâtres, opéras, associations culturelles, ateliers fixes… Autant d’employeurs potentiels pour le costumier. Pour un film, par exemple, c’est lui qui réalise les costumes et fournit les vêtements des acteurs. Il habille des chanteurs, danseurs, comédiens, musiciens, mais aussi des présentateurs ou des mannequins.

Une réputation à entretenir

L’expérience du costumier lui permet d’acquérir une réputation indispensable dans le milieu artistique. Le titre de « costumier-créateur » est réservé au professionnel qui a fait ses preuves et qui est reconnu comme tel. Une consécration qui permet, par exemple, de travailler pour la Comédie française. L’artistique supplante souvent, dans ce cas, la couture qui a lieu dans les ateliers.

Des activités à diversifier

Même si le monde du spectacle est un secteur professionnel dynamique, on constate que la durée des contrats des intermittents diminue. Des travaux d’appoint peuvent s’avérer nécessaires pour augmenter leurs revenus. Mais c’est souvent par passion que les costumiers cumulent les activités de couture : robes de soirée, robes de mariée, vêtements… Les occasions d’exploiter leurs compétences dans d’autres univers que le spectacle vivant ou l’audiovisuel ne manquent pas.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 184 000 Cfp (1540 euros) à 236 000 Cfp (1980 euros) brut mensuel.

Accès au métier

Il est conseillé d’avoir un diplôme bac + 2 au minimum (BTS ou DMA). Deux établissements publics sont réputés : l’Ensatt (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) de Lyon et l’Esad (École supérieure des arts dramatiques) rattachée au Théâtre national de Strasbourg. Autre solution : intégrer une école de stylisme.

  • Après la 3e

  • CAP métiers de la mode-vêtement flou
  • Niveau bac

  • DTMS (diplôme de technicien des métiers du spectacle) option techniques de l’habillage
  • Niveau bac + 2

  • BTS design de mode, textile et environnement option mode
  • DMA (diplôme des métiers d’art) option costumier-réalisateur
  • Niveau bac + 3

  • Diplôme de l’ENSATT parcours costumier option costumier coupeur
  • Diplôme de l’ENSATT parcours costumier option réalisation et régie de production
  • Diplôme de scénographie costumes (ESAD Strasbourg)
  • Licence pro Arts, lettres, langues, activités culturelles spécialité arts du costume de spectacle
  • Niveau bac + 5

  • Diplôme arts et techniques du théâtre parcours concepteur costume

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

non inscrit au RNCP

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)
niveau 1 (bac + 5 et plus)
niveau 3 (bac + 2)

En savoir plus

Témoignage

Valérie, costumière
En accord avec le comédien

"Un bon costume ne doit pas attirer l'attention du spectateur. Il doit juste faire partie du personnage. Pour arriver à ce résultat, je discute longuement avec les comédiens. Je les habille en fonction de ce qu'ils vont faire sur scène : ils doivent se sentir à l'aise, pouvoir bouger dans leurs vêtements. Nous devenons parfois leurs confidents : une relation très forte peut alors se nouer."



Gwenaëlle, responsable costumes et habillageà l'Opéra de Rouen (76)
La passion comme moteur

"Le costumier prend en charge la couture de A à Z, à partir d'une idée du metteur en scène, du créateur costumes, du scénographe ou de l'éclairagiste. Souvent, le créateur costumes et le créateur décor ne font qu'un. Ils réalisent les dessins et je leur donne les techniques de couture, propose des coupes, crée les patrons. En voyant un costume, je dois savoir identifier son époque. J'aime beaucoup les années 1900 & 1910. Les hommes sont chic dans leurs vestes longues et chapeaux haut-de-forme. Les femmes sont corsetées, la robe droite mais avec un énorme faux-cul. C'est au moment de la Belle Époque."

"On a beaucoup de contacts avec les artistes. On les chouchoute, on fait des essayages. Ils nous indiquent si le costume est confortable, nous apprennent des détails de mise en scène, nous racontent leurs répétitions. C'est un moment privilégié !"

"On vit en décalage, il faut l'accepter. Mais quand on travaille avec le coeur, on est capable de décrocher la lune. C'est ça le secret : être passionné !"