Diagnostiqueur / diagnostiqueuse immobilier

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
/ /
Centre(s) d'intérêt(s) :

Le diagnostiqueur immobilier intervient avant tout achat ou location d’un logement pour en déterminer l’état. Plomb, amiante, électricité, gaz, termites, performance énergétique… la loi prévoit une série de contrôles qui ne s’improvisent pas.

Plomb, amiante, électricité, gaz, termites, performance énergétique… le diagnostiqueur contrôle l’ensemble de l’habitation avant un achat ou une location, conformément à la réglementation. Avec ses instruments, il détecte toute anomalie. Le but est d’informer au mieux le futur acheteur ou occupant. Tout professionnel, pour pouvoir exercer, doit être certifié. Rigueur, réactivité, fibre commerciale sont les qualités indispensables pour réussir dans ce milieu très concurrentiel.

Le métier

Nature du travail

Contrôler

L’activité principale d’un diagnostiqueur consiste à réaliser les différents contrôles rendus obligatoires par la loi. Ces diagnostics varient en fonction du type de bien concerné et de sa date de construction. Le diagnostiqueur est amené à détecter la présence d’amiante, à veiller à la mise aux normes de l’électricité et du gaz, à déterminer la superficie de l’appartement ou encore à réaliser un diagnostic de performance énergétique. Après sa visite, le diagnostiqueur rédige un rapport de visite très précis et détaillé avec photos à l’appui. Ce dossier est indispensable et doit être présenté au notaire lors d’un achat ou lors de la signature d’un bail, l’objectif étant d’informer le propriétaire sur l’état général de l’habitation. Le diagnostiqueur doit sans cesse être vigilant sur les nouvelles réglementations en cours, et réalise donc régulièrement une veille juridique et technique.

Conseiller

Dans son rapport, le diagnostiqueur fournit au futur propriétaire des recommandations concernant son installation et les risques de pollution environnementale. Les travaux préconisés ne sont pas obligatoires, mais sont des indications utiles à l’acheteur s’il veut améliorer son habitation.

Compétences requises

Indépendance et impartialité

Le diagnostiqueur doit connaître la nature des matériaux et des isolants pour identifier n’importe quelle anomalie. Le moindre oubli pourrait porter préjudice au propriétaire, qui serait alors en droit de se retourner contre lui. Des aides financières sont accordées ou non par le gouvernement, selon la note obtenue après le DPE (diagnostic de performance énergétique), si bien que des vendeurs malintentionnés peuvent chercher à influencer le diagnostiqueur. Les mots d’ordre de la profession sont donc indépendance et impartialité.

Tact

Le diagnostiqueur est amené à faire le tour des appartements et des maisons, et entre ainsi dans l’intimité des gens. Il doit faire preuve de tact et expliquer son travail à ses clients.

Fibre commerciale

Pas de clientèle, pas d’activité. Le diagnostiqueur immobilier, pour travailler, doit se faire connaître auprès des agences immobilières, des notaires et des particuliers. Il démarche régulièrement par téléphone de futurs clients. À partir des annonces immobilières, il appelle directement des vendeurs pour leur proposer ses services. Des qualités de commercial sont donc indispensables à la réussite de son activité.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Entre terrain et bureau

Chef d’entreprise ou salarié d’un cabinet privé, le diagnostiqueur est en contact avec de nombreux interlocuteurs : particuliers, agents immobiliers, notaires, huissiers… Il alterne les déplacements sur le terrain avec le travail de bureau. Pas de planning défini, il travaille selon les demandes des clients et doit être très réactif. Ce métier demande une bonne condition physique, le diagnostiqueur pouvant par exemple se retrouver sur une échelle à 4 mètres de hauteur.

Équipement pointu

Un diagnostiqueur immobilier qui va en rendez-vous se reconnaît facilement : il est encombré de sacoches et de mallettes. Il emporte avec lui de nombreux outils spécifiques. Il utilise, par exemple, un analyseur à fluorescence X à source radioactive, qui permet de détecter toute trace de plomb sous les différentes couches de peinture. Le diagnostiqueur peut éventuellement travailler dans des conditions hostiles et être en contact avec des matériaux ou des gaz dangereux. Lors de la déconstruction d’un bâtiment, il porte combinaison, masque, gants, lunettes pour prélever des échantillons d’amiante en toute sécurité. Il dispose également de logiciels spécifiques qui l’aident à élaborer son rapport.

Carrière

Un métier réglementé

Le métier de diagnostiqueur immobilier est récent ; son apparition est liée à une réglementation accrue en matière de sécurité et d’hygiène de l’habitat. En 2007, il y a eu une explosion du nombre de diagnostiqueurs. Depuis, ce métier est de plus en plus contrôlé et réglementé. Aujourd’hui, tout professionnel, pour pouvoir exercer, doit être certifié : il doit passer des examens théoriques et pratiques pour chaque type de diagnostic qu’il fait, et obtenir le certificat qui valide ses compétences en la matière. C’est en quelque sorte son permis de travail.

Une concurrence rude

Après quelques années d’expérience, un diagnostiqueur peut créer sa propre entreprise. Cette création doit être mûrement réfléchie, car elle nécessite de lourds investissements : achat de matériel, formations, certifications. Ce milieu est très concurrentiel. Certains diagnostiqueurs développent d’autres activités comme l’expertise judiciaire et le conseil auprès des assurés, pour se distinguer de leurs concurrents.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Environ environ 346 000 Cfp (2900 euros) brut par mois.

Accès au métier

Les entreprises recrutent bien souvent des personnes de niveau bac + 2 ou équivalent et issues d’une formation bâtiment, immobilier ou énergie, par exemple. Un BTS bâtiment, un DUT génie civil ou un DUT génie thermique et énergie font partie des profils recherchés. Si le candidat dispose d’une expérience dans le bâtiment, il aura d’autant plus d’atouts.

Mais une formation initiale ne suffit pas pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier. Chaque type de diagnostic nécessite une certification. Pour obtenir cette dernière, il faut suivre des formations payantes certifiées par le Cofrac (Comité français d’accréditation). Une recertification est exigée tous les 5 ans.

  • Niveau bac + 2

  • BTS bâtiment ; technico-commercial spécialité matériaux du bâtiment ou énergie et service ; professions immobilières
  • DUT génie civil ; génie thermique et énergie
  • Niveau bac + 3

  • Licence pro métiers du BTP (4 mentions proposées)

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