Dresseur / dresseuse d’animaux

Niveau d'accès :
Statut(s) :
intermittent du spectacle
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
/
Vidéo

Nager avec un dauphin, mettre la tête dans la gueule d’un lion, faire voler des rapaces au-dessus des spectateurs… Au dresseur d’animaux de s’adapter à chaque espèce pour obtenir ces prouesses.

Mammifères marins, fauves, oiseaux de proie, mais aussi animaux domestiques, sauvages ou de ferme, tous sont capables de réaliser des prouesses sous la direction du dresseur d’animaux. Un métier passion qui n’offre que de très rares débouchés dans les zoos, les cirques, les centres de loisirs aquatiques ou les productions cinématographiques et audiovisuelles.

Le métier

Nature du travail

Comprendre l’animal

Chien, cheval, tigre, éléphant… Peureux, joueur, impatient, agressif… Quel que soit l’animal et son comportement, le dresseur doit tout faire pour le comprendre. Mis en confiance, l’animal accepte mieux les ordres du dresseur, qui sont accompagnés de petites douceurs comme les caresses et les friandises.

Adapter le dressage

Selon la demande, le dresseur apprend à un ours à jouer une scène ou à un chimpanzé à faire du vélo. Les résultats sont visibles après de longues semaines d’un travail acharné, voire quelques mois ou plusieurs années, en fonction de nombreux facteurs : espèce, âge, santé et caractère de l’animal, difficulté de l’exercice, patience et expérience du dresseur, etc.

Assurer la sécurité

Le dresseur doit aussi assurer la sécurité des personnes avec qui il travaille, qu’il s’agisse de ses assistants ou du public. Pour cela, il est capable d’analyser rapidement une situation anormale et, le cas échéant, maîtriser l’animal s’il devient dangereux. Les outils de travail du dresseur : lasso, fouet et même seringue pour endormir les bêtes.

Compétences requises

Patience et pédagogie

Plusieurs années sont parfois nécessaires pour voir le résultat d’un dressage. Le métier requiert de la patience et des capacités d’adaptation à l’animal, ainsi qu’une conscience de ses propres limites et de celles de son partenaire. Un sens aiguisé de l’observation permet notamment de déceler chez lui un comportement anormal. Une fibre pédagogique est un plus pour enseigner et communiquer sa passion dans le cadre de spectacles visant à sensibiliser les enfants à la protection des animaux.

Aux petits soins

En plus de l’apprentissage, le dresseur est chargé de nourrir les animaux, de leur prodiguer les premiers soins, de nettoyer les enclos, les cages et les bassins. Ce qui sous-entend d’accepter de vivre auprès d’eux et de ne pas être rebuté par des tâches ingrates.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des lieux d’exercice variés

L’exercice du métier varie fortement en fonction de l’employeur. Le dresseur peut travailler dans un zoo, se produire dans un cirque ou encore proposer ses services pour des productions audiovisuelles (films, documentaires, publicités). Il peut aussi être sollicité pour former des pompiers ou des agents qui ont à affronter des situations inattendues.

La prise en charge des animaux

Si le dresseur a un contact privilégié avec les animaux, il ne passe pas la totalité de son temps à les dresser. Pour renforcer les liens avec son partenaire, il peut aussi préparer ses repas et le nourrir lui-même. Il s’occupe de ses conditions d’hébergement, de transport et de certains soins vétérinaires. En cas de tournée, il peut aussi gérer les plannings de représentation.

Carrière

Se spécialiser

Ce métier, rare, est exercé dans un zoo, un cirque ou dans le cadre d’une production audiovisuelle (cinéma, télévision, publicité). Salariés ou, le plus souvent, intermittents du spectacle, la plupart des professionnels sont spécialisés dans un nombre limité d’espèces. Comme pour certains métiers du spectacle, il y a plus d’offres que de demandes, et « se faire un nom » est une prouesse.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Du Smic à environ 215 000 Cfp (1800 euros) en fin de carrière, mais ce métier s’exerce souvent en complément d’une autre activité.

Accès au métier

Il n’existe aucune formation spécifique pour le métier de dresseur d’animaux. Il est conseillé de débuter en tant qu’assistant d’un dresseur professionnel confirmé. Selon sa sensibilité, son talent, son projet professionnel, un débutant peut commencer stagiaire auprès d’un dresseur dans l’audiovisuel, bénévole dans un zoo… Il faut cependant prévoir un temps d’apprentissage très long, avec une activité souvent cumulée avec d’autres fonctions.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Frédéric Edelstein, dresseur de fauveset directeur du cirque Pinder-Jean-Richard
Du feeling et de l'amour

"Il faut énormément de temps et de patience avec les bêtes ! Et beaucoup de feeling et d'amour entre l'homme et l'animal pour obtenir un résultat artistique, que ce soit avec un lion, un chat, un chien, un éléphant... Je passe tout mon temps avec les animaux, 24 h sur 24 ! Les premiers gestes de la journée : les faire sortir en extérieur, selon le temps. Je veille à ce qu'ils aient à boire. Ensuite je les nourris, et je les laisse manger tranquillement pendant une heure, une heure et demie. Je nettoie les cages et je remets de la paille propre. Ou bien je nettoie les bassins et change l'eau de la piscine des otaries... Il faut veiller à ce que les animaux aient le meilleur confort ! Notamment pendant les transports, pour les spectacles itinérants. Et les exercices ? Je travaille avec des lions et des tigres. Tout dépend de l'envie de l'animal, et de la mienne. Je choisis tel ou tel entraînement en fonction de nos humeurs quotidiennes."