Éducateur / éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)

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L’éducateur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) intervient auprès de mineurs délinquants ou en danger. Qu’il partage leur quotidien ou les rencontre régulièrement, il leur apporte une aide éducative et favorise leur réinsertion sociale.

L’éducateur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) accompagne des enfants (ou des adolescents) en danger (physique ou moral), ou encore des mineurs délinquants. Il intervient au sein des familles ou dans des foyers de placement. Sa mission : rétablir des liens sains entre le jeune et sa famille, favoriser sa réinsertion sociale et le guider vers un projet de vie. Fonctionnaire, l’éducateur de la PJJ est recruté sur concours.

Le métier

Nature du travail

Au service des jeunes en danger

L’éducateur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) intervient sur décision judiciaire, principalement auprès de jeunes âgés de 10 à 18 ans, mis en danger par leur situation familiale ou par un parcours de vie chaotique. Il peut également travailler auprès de mineurs poursuivis ou condamnés par la justice.

Trouver des solutions

Ce professionnel participe aux enquêtes ordonnées par les juges des enfants. D’abord, il évalue l’environnement du jeune et son rapport à sa famille et à son milieu scolaire. Puis il élabore des solutions éducatives. En lien avec l’assistant de service social, le psychologue, le psychiatre…, il prépare ainsi les décisions des magistrats.

Initier un projet de vie

Si le jeune est maintenu dans son cadre familial (milieu ouvert), il faut le protéger tout en restaurant le rôle éducatif des parents. S’il est placé dans un centre d’éducation ou incarcéré (milieu fermé), l’éducateur l’accompagne vers un projet de vie. Il s’intéresse à sa santé, à sa scolarité, à sa future insertion professionnelle. Il l’aide à se construire, en lui fixant des repères et des objectifs.

Compétences requises

Humanité et fermeté

Constamment à l’écoute, l’éducateur de la PJJ s’efforce de redonner confiance aux jeunes dont il a la charge, par exemple en reconstituant les liens qui les unissent à leur famille et à la société. Il sait installer une certaine proximité tout en fixant des limites. Pédagogue, il transmet des valeurs essentielles, comme la non-violence et le respect de l’autre. Résistant au stress, l’éducateur sait affronter des situations délicates, surtout lorsque le jeune « replonge » à cause d’un vol, d’une fugue, de la drogue, d’un conflit…

Des qualités relationnelles

Pour évaluer une situation ou élaborer un projet éducatif, l’éducateur de la PJJ collabore avec des psychologues, des psychiatres, les services médico-psychologiques, les services sociaux, les établissements de formation… En parallèle, il entretient des relations étroites avec les magistrats. Psychologue, ce professionnel de l’éducation met tout en oeuvre pour impliquer les parents dans la démarche d’insertion sociale du jeune.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des structures publiques ou associatives

Ce fonctionnaire du ministère de la Justice exerce dans le cadre d’un mandat judiciaire, au sein de différentes structures publiques ou associatives : SIOE (services d’investigation et d’orientation éducative) ; SEAT (services éducatifs auprès des tribunaux) ; AEMO (services d’aide éducative en milieu ouvert) ; centres d’hébergement (foyers, centres éducatifs fermés, centres éducatifs renforcés, centres de placement immédiat…).

En milieu ouvert ou en foyer

En milieu ouvert, l’éducateur peut suivre parallèlement une vingtaine de jeunes. Il les rencontre régulièrement, ainsi que leur famille. En foyer, l’éducateur partage la vie quotidienne des mineurs. Il peut travailler de jour comme de nuit, y compris le week-end. Parfois, il assure des fonctions d’enseignement ou d’animation pédagogique.

En appui du juge des enfants

En amont et en aval de sa mission éducative, ce professionnel rédige des rapports d’investigation et des synthèses de suivi à l’intention des magistrats (juges des enfants). Il participe à l’application des mesures prises par jugement (réparation pénale, travaux d’intérêt général…).

Carrière

Des concours sélectifs

On compte actuellement quelque 4 200 éducateurs de la PJJ en France. Fonctionnaires d’État, ils sont recrutés sur concours (sur titres ou sur épreuves). Le concours sur épreuves, très sélectif (de 3 à 6 % d’admis), propose moins d’une centaine de postes chaque année. Le concours sur titres offre 20 à 35 postes, et compte 40 à 50 % d’admis. Une fois diplômé, l’éducateur de la PJJ suit une formation de 2 ans, avant d’être affecté. La majorité des postes se situe dans les grands centres urbains (60 % en Ile-de-France, suivi de près par le département du Nord).

Débuts en « milieu fermé »

L’éducateur débute souvent en centre de placement. Après 4 années d’exercice, il peut accéder par concours interne au corps des directeurs des services de la PJJ. Après 10 ans de service public (dont 8 en tant qu’éducateur), il peut devenir cadre (chef de service éducatif, directeur d’établissement…) par concours ou promotion internes.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 233 000 Cfp (1950 euros) brut par mois.

Accès au métier

L’éducateur de la PJJ peut être recruté par le biais d’un concours sur titres – s’il est déjà titulaire du DE (diplôme d’État) d’éducateur spécialisé – ou via un concours sur épreuves – s’il justifie d’un niveau bac + 2 (DUT – diplôme universitaire de technologie carrières sociales, par exemple).

Après réussite au concours, le candidat suit une formation rémunérée (environ 1160 euros net mensuels) de 2 ans en alternance (cours à l’ENPJJ – École nationale de protection judiciaire de la jeunesse de Roubaix, et stages pratiques au sein de différents services de la DPJJ – Direction de la protection judiciaire de la jeunesse). À l’issue de sa formation, le stagiaire est titularisé et reçoit son affectation. Il s’engage à servir l’État pendant au moins 5 ans.

  • Niveau bac + 2

  • Concours d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Céline, éducatrice de la PJJà Besançon (25)
Trouver la bonne distance

"Des périodes de découragement, on en rencontre tous dans ce métier ! Parfois, on se sent bloqué, on n'arrive pas à comprendre ce que vit le jeune, ce qu'il ressent, ni à contacter ses parents… Certaines situations nous touchent également plus que d'autres. Alors, on se tourne vers les collègues : en discuter avec eux permet de dénouer des choses. Et puis, avec le temps, on gagne en humilité. Pour moi, le travail avec la famille est primordial : j'invite les parents à fixer des limites à leur enfant. Le but n'est pas de les culpabiliser, mais de les soutenir. Le respect de l'autre, parent comme jeune, est essentiel."