Étalagiste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :

Séduire les passants, leur donner envie d’entrer, peut-être d’acheter… telle est l’ambition de l’étalagiste, véritable metteur en scène des produits dans les vitrines des magasins ou sur les stands des foires et des expositions.

L’étalagiste conçoit et réalise des vitrines, des intérieurs de magasins, des stands d’expositions et de salons dans le but d’attirer le client et d’augmenter les ventes. Maîtrisant parfaitement les techniques de présentation visuelle, il réalise et dispose son décor pour rendre plus attractifs les articles en maniant avec aisance les volumes, les couleurs, la lumière. Salarié ou indépendant, il allie créativité, sens commercial, goût de la mise en scène, résistance physique et disponibilité.

Le métier

Nature du travail

Imaginer et concevoir des présentations

À partir des préconisations du responsable du magasin (ou du service marketing), l’étalagiste imagine et conçoit une présentation des produits, collections ou services sur leur lieu de vente. Il choisit ses éléments de décoration dans le but de créer une ambiance agréable. Avec des matériaux qu’il choisit lui-même, il fabrique les différents supports qu’il peint ou recouvre de tissu, de papier kraft…

Mettre en scène

Après avoir établi la tonalité générale, l’étalagiste met en scène son décor. Il joue avec les volumes, cherche l’harmonie entre les couleurs et les formes, choisit le meilleur éclairage et l’emplacement idéal pour valoriser les produits. S’il recherche un style épuré, il utilise peu d’accessoires et joue sur la disposition des objets présentés. Pour exposer des vêtements, il doit savoir habiller les mannequins, choisir les accessoires, marier les styles…

Des règles à respecter

Bien que créatif, l’étalagiste doit tenir compte des contraintes techniques, budgétaires et des réglementations en vigueur (en ce qui concerne notamment le mode de conservation de certains produits).

Compétences requises

Créatif

À la frontière entre le commercial et l’artistique, l’étalagiste doit faire preuve d’une forte créativité pour renouveler ses idées et ses décors. Ses réalisations étant souvent éphémères, il lui faut sans cesse trouver des moyens d’attirer l’attention et de susciter l’intérêt des clients.

Manuel et « high-tech »

L’étalagiste doit également être un bon bricoleur, connaissant et maîtrisant à la perfection matériaux et outils. La création et le montage des décors exigent en effet habileté manuelle et minutie. Il doit par ailleurs se tenir au courant de l’évolution des techniques de construction. Et maîtriser les outils et techniques informatiques de conception (publication, dessin ou conception assistés par ordinateur).

En bonne condition physique

Contrairement aux apparences, ce métier requiert une bonne résistance physique pour construire, installer et déplacer les décors. Personnes sujettes au vertige, s’abstenir : l’étalagiste est souvent perché sur un escabeau, mais c’est surtout dans la grande distribution qu’il peut évoluer en hauteur dans une nacelle…

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

De la création à l’installation

Croquis, maquettes, fabrication d’éléments de décoration, montage de meubles, recouvrement de supports… Durant la phase initiale de son travail, l’étalagiste travaille dans son atelier, où il stocke aussi son matériel. Ce n’est que dans un second temps qu’il procède à la mise en place des éléments confectionnés dans les boutiques.

Grands et petits commerces

Les étalagistes travaillent en majorité pour de grandes enseignes commerciales (grands magasins, centres commerciaux, boutiques de luxe…) mais également pour des boutiques de taille plus modeste. Autres employeurs : les agences spécialisées en identité visuelle, qui interviennent à la demande d’espaces d’exposition (showroom), de salons professionnels, d’offices de tourisme, de musées ou de services publics (municipalités, EDF, La Poste…).

Seul ou en équipe

L’étalagiste peut intégrer le service « décoration » installé au siège central d’une enseigne. Il travaille alors en collaboration avec les responsables de l’identité visuelle, du marketing et de la publicité. Il crée les décors qui seront reproduits dans les points de vente. Il peut aussi être affecté à un magasin en particulier, où il travaille souvent seul. Dans ce cas, c’est lui qui applique les directives d’aménagement, de décoration et d’affichage de l’enseigne. Certains se lancent en free-lance : ils doivent alors démarcher des clients pour se constituer un réseau.

Carrière

Des professionnels attendus

La nécessité de se démarquer de la forte concurrence pousse les entreprises commerciales à porter un soin tout particulier à leur image. C’est pourquoi elles font de plus en plus appel à des professionnels de l’identité visuelle, de la décoration et de l’étalage.

Les stages : passage obligé

L’accès aux emplois stables s’effectue de plus en plus après de nombreux stages ou missions sous contrats précaires. Devant la variété des formations et la diversité des intitulés, les recruteurs s’appuient sur le profil personnel du candidat et vérifient que celui-ci correspond bien au poste proposé.

Différentes évolutions possibles

La grande majorité des étalagistes est salariée dans une entreprise. Après quelques années d’expérience, ils peuvent accéder à des postes à responsabilité dans le domaine de la décoration, de l’identité visuelle ou du marketing. Avec une formation complémentaire, la possibilité s’offre à eux de se diriger vers la profession d’architecte d’intérieur.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable selon le statut, le lieu d’exercice…

Accès au métier

Il n’existe pas de diplôme d’État d’étalagiste. Néanmoins, les écoles privées et les centres de formation des CCI (chambres de commerce et d’industrie) proposent différentes formations, reconnues par la profession, qui allient pratique et théorie. Il est aussi possible d’intégrer des formations en rapport avec le métier : bac pro, BTS (brevet de technicien supérieur)…

  • Après la 3e

  • Certificat de décorateur-étalagiste/visuel marchandiseur (lycée professionnel Abbé Grégoire, Paris)
  • FC (formation complémentaire) agencement de magasins (lycée des métiers de l’ameublement, Saint-Quentin)
  • Niveau bac

  • Bac pro artisanat et métiers d’art, option marchandisage visuel
  • Bac technologique STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués)
  • Niveau bac + 2

  • BTS design d’espace ; design de communication espace et volume

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)
niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Marie-Anne, étalagistechez C&A, à Rouen (76)
Une profession en mutation

"Je m'occupe aussi bien des vitrines et des podiums que de l'affichage des prix et des promotions. Sans oublier la publicité à placer dans l'espace de vente. Être étalagiste, c'est un métier plutôt physique, fatigant. Il faut être en forme, car on porte très souvent des objets lourds. Mais c'est aussi une activité créative et plutôt diversifiée, on est très mobile..."

"Depuis quelques années, le métier a changé. Avant on bricolait beaucoup plus. Là où je travaille, par exemple, nous avions à disposition notre propre imprimerie et nous confectionnions nous-mêmes les affichettes et les pancartes. Maintenant, c'est fini, on reçoit le matériel déjà tout fait et notre rôle consiste seulement à assurer la mise en place. Pourtant, cela ne m'empêche pas de toujours autant aimer ce métier que j'exerce depuis 30 ans !"