Expert / experte en assurances

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :
/

En cas de vol, d’incendie, de dégât des eaux, d’accident de la route… l’expert en assurances intervient pour évaluer le coût du préjudice subi et permettre l’indemnisation des personnes ou des entreprises assurées.

L’expert en assurances évalue les dommages subis en cas de vol, d’incendie, de dégât des eaux, d’accident… Il se déplace sur le lieu du sinistre, puis consigne ses observations dans un rapport d’expertise. Cela permettra à l’assureur de chiffrer l’indemnisation financière due aux victimes. Il se prononce aussi sur la valeur d’un bien à assurer. Spécialiste d’un domaine (médecine, météorologie, automobile…), il a des connaissances techniques pointues complétées par une formation juridique.

Le métier

Nature du travail

Évaluer les dommages

Pour mesurer l’étendue des dommages, l’expert en assurance se rend chez l’assuré. Il observe les lieux et évalue les dégâts, à la suite d’une catastrophe naturelle ou de tout autre sinistre. En cas d’incendie, il recherche les causes du départ du feu. Au moment d’estimer les réparations sur une voiture, il interroge le garagiste et inspecte le véhicule ; il définit aussi sa valeur avant l’accident. En cas de vol, de dégradation, etc. il envisage d’engager des poursuites judiciaires contre les responsables.

Estimer un bien

Il intervient parfois avant la souscription d’un contrat d’assurance, pour évaluer la valeur d’un bien à assurer. Notamment pour les biens qui ont une grande valeur, comme les oeuvres d’art.

Fournir un avis médical

L’expert en assurances est parfois un médecin. Il pratique alors un examen médical pour évaluer l’état de santé d’une personne, avant la souscription d’un contrat d’assurance ou pour estimer le préjudice corporel subi par la victime d’un accident.

Établir un rapport d’expertise

Toutes ses observations et conclusions sont scrupuleusement consignées dans un rapport d’expertise, transmis à la compagnie d’assurances. L’assureur s’appuiera ensuite sur ce rapport pour chiffrer l’indemnisation financière due à l’assuré.

Compétences requises

Un savoir technique et juridique pointu

L’expert en assurances possède des connaissances techniques très pointues dans son domaine d’activité (médecine, météorologie, automobile…). Expert en bâtiment, il est architecte ou ingénieur de formation ; expert automobile, c’est un mécanicien ou un carrossier expérimenté ; expert en oeuvres d’art, il est capable d’examiner un tableau pour un musée…

À cette compétence spécifique, acquise par sa formation de base couplée à son expérience professionnelle, il a ensuite ajouté la connaissance du droit des assurances et de la réglementation.

De la rigueur et de l’intégrité

Des capacités d’écoute et d’analyse sont nécessaires pour recueillir des informations et se faire un avis objectif sur une situation. Pour permettre le règlement d’un litige ou l’indemnisation d’un sinistre, l’expert en assurances doit être méthodique et prendre en compte tous les éléments du dossier. Déterminer les responsabilités et comprendre les causes d’un sinistre demande un temps important. Rien ne doit être négligé. Il rédige ensuite un rapport d’expertise très rigoureux, issu de ses analyses. Intermédiaire entre plusieurs assurés et plusieurs assureurs, il doit gérer des intérêts parfois divergents. À lui de rester intègre et d’arbitrer, en toute impartialité.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Plusieurs mandataires

L’expert intervient généralement pour le compte d’une société d’assurances. Il arrive aussi qu’il soit mandaté par un particulier désirant une contre-expertise indépendante. Un juge peut le désigner expert judiciaire, lorsqu’un litige est porté devant le tribunal.

Un travail de terrain

Ses déplacements sont nombreux. Lors d’un accident, il inspecte le véhicule accidenté où qu’il se trouve. Il multiplie les contacts avec les garagistes, les clients, et collabore avec d’autres professionnels : des contrôleurs techniques, des juristes, des inspecteurs en assurance (régleur ou vérificateur), et éventuellement des enquêteurs judiciaires et des experts d’autres compagnies d’assurances.

Retour au bureau

La rédaction du rapport d’expertise se déroule à son bureau. L’expert d’assurance rédige aussi de nombreux courriers, met à jour les fichiers et les bases de données documentaires, et établit des rapports détaillés dûment argumentés.

Différents statuts

Exerçant le plus souvent en tant que travailleur indépendant, l’expert perçoit des honoraires. Il peut aussi être employé au sein d’un cabinet spécialisé en expertise. Certains experts sont enfin directement salariés par une compagnie d’assurances.

Carrière

Expérience exigée

Les emplois sont réservés en priorité à des professionnels expérimentés. L’expert doit disposer d’au moins cinq ans d’expérience dans son domaine d’activité pour être crédible auprès de ses pairs (et des tribunaux, si nécessaire). L’assurance reste un secteur particulièrement dynamique et attractif pour les cadres (étude Michael Page 2015). Les experts y trouvent de véritables perspectives d’évolution externes ou internes.

Activités diversifiées

L’expertise automobile compte, à elle seule, environ 2 500 experts en France. Aujourd’hui, ces professionnels diversifient leur activité en jouant un rôle de conseil auprès des clients lors de la vente ou de l’achat de véhicules d’occasion. Ils interviennent également dans le cadre du contrôle technique afin de vérifier l’état de marche des véhicules et leur conformité aux normes de sécurité. Les experts médecins peuvent être des praticiens qui exercent majoritairement dans un hôpital, par exemple, et n’endossent que temporairement l’habit d’expert.

Évolution possible

L’expert indépendant peut devenir expert-conseil au sein d’une compagnie d’assurances. À son compte, il peut monter son propre cabinet d’expertise et diriger toute une équipe d’experts.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable en fonction du lieu d’exercice et du type d’entreprise

Accès au métier

Il existe un diplôme d’État pour l’expertise automobile, accessible aux candidats titulaires d’un bac + 2 dans les domaines de la mécanique, des matériaux, de l’électricité et de l’électronique. Toutefois, la plupart des experts ont un niveau de formation équivalent à bac + 5 au minimum, en fonction de leur métier d’origine (diplômes d’architecture, de médecine, d’ingénieur, d’école de commerce…) et une expérience professionnelle antérieure. Ils complètent leur formation par un diplôme d’université ou une certification professionnelle leur permettant d’exercer comme expert.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

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