Généticien / généticienne

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Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
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Des OGM (organismes génétiquement modifiés) au clonage, en passant par la FIV (fécondation in vitro), toutes ces innovations des dernières décennies sont le fruit du travail du généticien.

Le généticien étudie et analyse les caractères héréditaires des êtres vivants (micro-organismes, animaux, végétaux, êtres humains), à travers leur génome (ensemble du matériel génétique d’un être vivant) qui est codé dans leur ADN (acide désoxyribonucléique). Il cherche à mieux comprendre certains caractères héréditaires, et les propriétés physiques et chimiques des gènes. Il exerce le plus souvent dans la recherche publique. Des plantes génétiquement modifiées à la fécondation in vitro, ses travaux ont déjà de nombreuses applications concrètes.

Le métier

Nature du travail

Analyser les gènes

Le généticien est un chercheur qui étudie et analyse les caractères héréditaires des êtres vivants (micro-organismes, animaux, végétaux, êtres humains) à travers leur génome (ensemble du matériel génétique d’un être vivant) qui est codé dans leur ADN (acide désoxyribonucléique), une très longue molécule constituée de 4 éléments de base nommés A, T, C et G.

Expérimenter

Ce scientifique réalise des expérimentations pour repérer les points communs et les différences pouvant exister entre espèces (animales ou végétales), afin les améliorer. Par exemple, il peut modifier les gènes de certaines plantes pour les rendre plus résistantes (les rendant transgéniques). Il peut aussi agir sur les gènes des animaux : par exemple, pour augmenter la production de lait des vaches. Ses recherches trouvent des applications dans de nombreux domaines. Par exemple, dans l’identification de criminels, via leurs empreintes génétiques.

Faire avancer la science

Depuis 2003, date à laquelle le génome humain a été entièrement décrypté, le généticien dispose d’un immense terrain de recherche pour combattre les maladies héréditaires graves, entre autres. En effet, l’identification des gènes qui leur sont associés rend possible la mise au point de tests de dépistage. Le généticien participe ainsi aux progrès de la médecine. C’est aussi grâce à ses recherches que la PMA (procréation médicalement assistée) est devenue possible.

Compétences requises

Un savoir scientifique pointu

Le généticien est amené à travailler dans de nombreux domaines (de la biologie à la botanique, en passant par la médecine) qui doivent lui être familiers. La maîtrise des méthodes de génétique moléculaire est indispensable, de même que la connaissance des méthodes de séquençage de l’ADN.

Anglais et informatique

Le généticien produit des connaissances et des savoirs nouveaux, et valorise ses résultats en rédigeant des articles dans des revues scientifiques. La maîtrise de l’anglais, langue scientifique internationale, est donc indispensable. Un bon niveau en informatique est également requis, car le chercheur utilise quotidiennement son ordinateur : veille scientifique, gestion de bases de données, retranscription de travaux de recherche…

Un grand sens éthique

Manipulations génétiques, OGM, clonage, détection génétique des caractères d’un embryon… le champ d’utilisation de la génétique ne cesse de s’étendre, et soulève des problèmes éthiques de plus en plus complexes. L’importance et la complexité des travaux du généticien impliquent donc une exigence personnelle de respect de la bioéthique et un grand sens moral, car les dérives adviennent rapidement dans son domaine de recherche.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En laboratoire

Depuis son laboratoire, le généticien analyse les gènes. Il partage son temps entre observations, expériences scientifiques et travail de bureau. Il utilise des programmes informatiques pour stocker ses bases de données. Il consacre une partie de son temps à rédiger, pour retranscrire ses manipulations et diffuser des rapports d’activité. Le généticien peut aussi exercer comme enseignant-chercheur à l’université.

Un travail en équipe

Le généticien ne travaille pas seul, il fait partie d’une équipe. Il mène ses travaux en collaboration avec d’autres chercheurs, des doctorants, éventuellement des ingénieurs et des techniciens. Il est responsable des expériences qu’il confie au personnel technique.

Des déplacements ponctuels

Lorsque ses recherches aboutissent, il est amené à participer à des séminaires comme conférencier. Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans son activité de recherche : il participe régulièrement à des séminaires et colloques nationaux et internationaux qui lui permettent de partager ses connaissances et de les étoffer.

Carrière

Des débuts difficiles

L’insertion professionnelle des chercheurs reste assez difficile. La plupart d’entre eux se voit proposer d’abord des missions ponctuelles donnant lieu ensuite à des CDD (contrats à durée déterminée). Le secteur public effectue la majorité des recrutements, mais les concours sont très sélectifs et les emplois proposés souvent précaires.

Dans la recherche publique

Le généticien exerce généralement au sein des laboratoires des organismes publics (hôpitaux, universités, instituts de recherche…) en recherche fondamentale, tels que le Génopole, l’Institut génomique du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’institut Pasteur… Dans ce secteur, il travaille sur des problématiques à long terme.

Dans l’industrie

Il peut aussi exercer dans le privé, dans la recherche appliquée en industrie. Par exemple, dans une société spécialisée en biotechnologies ou dans un groupe agroalimentaire où ses recherches permettront d’améliorer les qualités nutritives des aliments. Ses découvertes sont alors mises en application par les laboratoires de recherche et de développement des secteurs industriels. Avec de l’expérience, un généticien peut se voir confier des missions d’encadrement, et évoluer vers la direction d’une unité de recherche ou d’un laboratoire.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

entre environ 239 000 Cfp (2000 euros) et 298 000 Cfp (2500 euros) brut par mois, selon le secteur et le statut.

Accès au métier

Le métier de généticien nécessite au minimum un bac + 5.

  • Niveau bac + 5

  • Master en biologie, spécialité en génétique moléculaire et cellulaire ; en pathologie humaine, spécialité génétique humaine et médicale ; en génétique et biologie de la cellule, spécialité génétique, biologie cellulaire et pathologie ; en sciences de la vie et de la santé, spécialité génétique et physiologie ; en génétique, génomique, biotechnologies ; en santé publique spécialité génomique et génétique statistique
  • Diplôme d’ingénieur spécialisé
  • Niveau bac + 8 et plus

  • Doctorat en biologie
  • Diplôme d’État (DE) de docteur en médecine, avec une spécialisation de médecin biologiste, ou diplôme d’études spécialisées (DES) en génétique médicale…

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