Greffier / greffière

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Garder la trace des débats lors des audiences, authentifier les décisions de justice, être garant du respect des règles de procédure, telle est la mission du greffier. Un métier de rigueur et de précision.

Présent à chaque procès, le greffier est chargé de garder la trace écrite des débats et des décisions lors des audiences. Gardien de la mémoire des tribunaux, il est indispensable au bon fonctionnement de la justice : toute formalité accomplie ou tout jugement rendu en son absence peuvent être annulés. Au cours de sa carrière, il peut évoluer vers l’encadrement et devenir greffier en chef. Le métier attire chaque année beaucoup de candidats.

Le métier

Nature du travail

Technicien de la procédure

Le greffier a pour première mission d’enregistrer les demandes des plaignants, de rédiger les actes et d’assembler les pièces. Il doit également informer les différentes « parties », c’est-à-dire l’accusation et la défense, des dates d’audience. Sa principale tâche consiste à authentifier les décisions de justice. La rigueur est de mise : une procédure mal engagée peut entraîner l’annulation d’un jugement.

Scripte aux audiences

Le greffier joue également un rôle clé à l’audience. Sa présence y est obligatoire. Il retranscrit officiellement les débats, note les déclarations des personnes à la demande des avocats ou des magistrats. Il rédige aussi les arrêts du tribunal et dresse les procès-verbaux.

Premier interlocuteur au tribunal

Enfin, son rôle est d’accueillir et d’informer le public. C’est lui qui explique aux plaignants la manière de constituer un dossier, comment lancer une procédure… Chaque greffier est rattaché à une juridiction (tribunal de grande instance, cour d’appel…). Après 4 ans d’expérience, le greffier peut passer le concours interne pour devenir greffier en chef.

Compétences requises

Un vulgarisateur des lois

Le greffier est le premier contact du grand public avec la justice. Sa patience, sa discrétion, sa diplomatie et son excellent relationnel sont des qualités très appréciées. Ce pédagogue sait expliquer simplement la complexité du langage juridique aux justiciables.

Organisé et technicien

Compte tenu du nombre important d’affaires à suivre, le greffier doit être très organisé et méthodique… et posséder de solides connaissances en droit (civil et pénal). Polyvalent, il gère de nombreux dossiers en même temps, tout en maîtrisant les étapes d’une procédure. Il se distingue également par sa rapidité dans la rédaction des notes d’audience.

Un gestionnaire humain

Pour devenir greffier en chef, ce professionnel doit posséder des compétences en management (animation d’équipes, organisation de réunions…), sans oublier une grande capacité d’adaptation. Autres atouts : la maîtrise des outils bureautiques (traitement de texte, tableur, logiciels professionnels, recherches sur Internet) et un très bon niveau d’expression orale.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

À proximité des magistrats

Les greffiers et greffiers en chef travaillent quotidiennement avec les magistrats dans les mêmes locaux, parfois dans le même bureau. Ils sont présents dans toutes les juridictions, administratives et judiciaires, ainsi que dans les maisons de la justice et du droit. On compte aujourd’hui plus de 9 000 greffiers.

Fonctions variables

Les fonctions changent suivant le lieu d’exercice. Rattaché à un conseil des prud’hommes, le greffier assiste le juge dans la gestion des conflits entre salariés et employeurs. Auprès d’un tribunal de grande instance, il peut s’occuper des affaires familiales (divorces, adoptions, successions…).

Robe noire

Le greffier bénéficie d’une grande autonomie dans son travail. Un pupitre, situé à proximité des juges, lui est réservé. Comme les magistrats et les avocats, il porte une robe noire à l’audience. Les femmes représentent 86 % de la profession.

Carrière

Élargir ses compétences

Un greffier peut gérer un des services du greffe ou décider de changer de juridiction, afin d’élargir ses compétences au cours de sa carrière. Il peut envisager également, après 4 ans d’expérience et la réussite à un concours interne de l’École nationale des greffes, d’accéder au statut de greffier en chef, qui offre de plus grandes responsabilités.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 203 000 Cfp (1700 euros) brut par mois.

Accès au métier

Fonctionnaire, le greffier est recruté sur concours du ministère de la Justice ouvert aux titulaires d’un bac+2 (de droit généralement). De plus en plus de candidats se présentent avec un bac + 3 au minimum. Le taux de sélection est d’environ 10 %. La formation se déroule à l’ENG (École nationale des greffes), à Dijon. Les études durent 18 mois, pendant lesquels les élèves sont rémunérés (environ 1500 euros net par mois).

La formation se compose de cours théoriques et de nombreux stages pratiques dans différentes juridictions. Le greffier stagiaire est titularisé au terme du cursus. Comme les magistrats, il dispose d’un éventail de choix de postes plus ou moins large, en fonction de son rang de sortie de l’école. Il doit s’engager à accomplir 4 ans au service de l’État en qualité de titulaire.

À noter : dans le cadre du dispositif sur l’égalité des chances, l’ENG propose une préparation au concours aux jeunes diplômés issus de quartiers ou de milieux sociaux défavorisés.

  • Niveau bac + 2

  • Concours de greffier du ministère de la Justice

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Christelle, greffière au tribunal de grande instance de Nanterre (92)
Garder un oeil sur tout

"Greffier est un métier à responsabilité. Une erreur de notre part et la procédure peut être menacée. Il faut donc être vigilant sur tout : veiller à la compétence du tribunal sur une affaire et alerter le magistrat, vérifier la présence d'un avocat, respecter les délais, prendre des notes d'audience... Dans notre activité, il faut également être très rigoureux sur le plan juridique, car nous sommes les garants de la procédure. Enfin, l'aspect relationnel est très important. Nous travaillons au quotidien avec les magistrats, les avocats, mais aussi les justiciables. Nous sommes souvent leur premier contact quand ils arrivent au tribunal. Il faut savoir les mettre à l'aise, être à l'écoute, patient, et leur expliquer le droit et les procédures, car le vocabulaire judiciaire est parfois complexe !"