Guide de haute montagne

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant, saisonnier
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Cordes, mousquetons, crampons, piolets… tels sont les outils du guide de haute montagne pour vous faire découvrir les sommets en toute sécurité ! Ce professionnel forme aux techniques de l’alpinisme et accompagne les particuliers ou les petits groupes en expédition.

Maîtrisant les techniques de l’alpinisme et du ski, le guide de haute montagne fait découvrir les sommets et les pentes enneigées en toute sécurité. Bien d’autres activités sportives de pleine nature n’ont aucun secret pour ce passionné de montagne : escalade, via ferrata, randonnée à pied ou à raquettes… Sportif endurant, pédagogue, ce professionnel exerce son activité essentiellement l’été et très souvent en complément d’un autre métier.

Le métier

Nature du travail

Encadrement

Alpes, Himalaya, Andes… Rien ne fait peur à ce spécialiste de l’alpinisme ! Seul le guide de haute montagne est habilité à initier, encadrer, entraîner et conduire des personnes, en excursion ou en ascension (sur rocher, falaise, glace ou terrain mixte), en haute et moyenne montagne.

Enseignement

Le guide maîtrise et enseigne les techniques de sport : alpinisme, ski de montagne, cascade de glace, escalade, canyoning, via ferrata, parcours acrobatiques, randonnée à pied ou à raquettes à neige…

Assurer la sécurité

Au quotidien, le guide encadre surtout des groupes pour des courses réputées faciles ou pour l’ascension de sommets mythiques ! Quels que soient la technique sportive et l’itinéraire choisis, il veille en permanence à la sécurité de ses clients. Nourri de la culture et de l’histoire de la montagne, il n’hésite pas non plus à partager avec son auditoire récits et anecdotes sur ses premières ascensions.

Compétences requises

Prudence et technicité

Le guide de haute montagne exerce son activité dans un milieu à risques : chutes de pierre, avalanches, crevasses et glaciers, pentes vertigineuses… Il veille à sa propre sécurité comme à celle de ses clients par le choix des équipements (appareil de recherche de victimes d’avalanches, casque…) et par les mesures qu’il préconise (changement d’itinéraire, encordement, espacement de la cordée…). Pédagogue, il évalue aussi les capacités de ses clients, les met en confiance, les encourage et sait leur transmettre sa passion de la montagne.

Force morale

Évoluer dans un environnement spécifique, gérer les situations difficiles et prendre les bonnes décisions exige de sérieuses capacités physiques et techniques, mais aussi morales et relationnelles. Tous les guides doivent adhérer au code déontologique de la profession.

Capacités d’adaptation

S’adapter aux évolutions du tourisme sportif, proposer des prestations innovantes, fidéliser sa clientèle française et internationale… Le guide de haute montagne doit être curieux, maîtriser une ou plusieurs langues étrangères et avoir le sens du contact.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Travailleur indépendant

Le guide de haute montagne exerce généralement en tant que travailleur indépendant, à titre individuel, au sein d’un bureau des guides ou auprès d’agences de voyages et de raids sportifs. Des emplois salariés existent néanmoins dans les centres de tourisme, les organismes sportifs (UCPA…) ou en tant que fonctionnaires (gendarmerie, police, centres de formation…). Certains travaillent avec des établissements scolaires, des associations… ou se spécialisent dans les voyages sportifs ou les expéditions.

Activité saisonnière

Ces professionnels exercent souvent leur métier en période estivale, lors de la pleine saison, mais également tout au long de l’année, en proposant des activités dérivées de l’alpinisme. Les deux tiers fréquentent pour leur travail le massif du Mont-Blanc. La plupart résident dans un département alpin : Savoie, Haute-Savoie, Isère, Hautes-Alpes. 80 % d’entre eux occupent une seconde activité, sportive (moniteur de ski, pisteur-secouriste…) ou liée à d’autres secteurs : artisanat, bâtiment, commerce, tourisme, hôtellerie… Ils peuvent aussi mettre à profit leurs compétences auprès d’entreprises spécialisées en matériel de montagne ou sur des chantiers de travaux en hauteur.

Carrière

Adaptation permanente

Les guides de haute montagne adaptent leur activité à l’évolution des disciplines sportives de pleine nature. Ils doivent aussi tenir compte de l’évolution des publics qu’ils encadrent (personnes handicapées, enfants…) comme de leur niveau de pratique. Tous les 6 ans, ils suivent un recyclage obligatoire portant notamment sur les nouveautés relatives aux techniques de progression ou aux technologies en matière de sécurité.

Revenus fluctuants

L’activité des guides dépend fortement des conditions météorologiques et de la conjoncture économique. Leurs frais professionnels s’avèrent importants (matériel, renouvellement, assurances…). Au tarif de leurs prestations il faut en général enlever un pourcentage reversé au bureau des guides ou à l’agence de tourisme.

Débuts tardifs

Depuis plusieurs années, l’entrée dans le métier se révèle tardive. La profession devrait cependant rajeunir car la récente rénovation de la formation vise notamment à accélérer l’obtention du diplôme. La durée d’exercice est limitée. Après 50 ans, les guides de haute montagne doivent se reconvertir. Ils se consacrent alors entièrement à leur profession parallèle ou entament une nouvelle activité. Actuellement, on compte 18 femmes sur 1 600 professionnels, contre 10 femmes en 2000.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 29 000 Cfp (240 euros) à 36 000 Cfp (300 euros) par jour selon la saison et l’activité proposée.

Très peu de guides sont salariés. Les salaires sont très variables selon les conditions d’exercice. Les honoraires sont libres pour les travailleurs indépendants, fixés pour chaque prestation selon l’activité, le massif, le sommet, le niveau de difficulté, le nombre de participants…

Accès au métier

Le diplôme d’Etat d’alpinisme-guide de haute montagne est indispensable pour exercer le métier. L’ENSM (École nationale des sports de montagne) de Chamonix est la seule école habilitée à délivrer ce diplôme. L’examen d’entrée (probatoire) en formation est ouvert sans condition de diplôme aux candidats majeurs détenant le module « prévention et secours civiques » de niveau 1 (PSC1). Cependant, 2 guides sur 3 au moins ont le bac et 3 sur 10 un diplôme de l’enseignement supérieur. Le temps de préparation du diplôme varie entre 1 an et demi et 6 ans.

La formation, organisée en alternance, comprend une partie générale liée aux métiers de la montagne et plusieurs stages. Les stagiaires guides peuvent exercer en pleine responsabilité leur activité avec certaines limitations.

  • Niveau bac + 3

  • Diplôme d’Etat d’alpinisme-guide de haute montagne

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)

En savoir plus

Témoignage

Gaël, guide de haute montagne en Savoie (74)
Entre passion et risques

"Sur une même promotion, pas un guide ne travaille comme un autre... Chacun oriente son travail selon ses attentes, les clients qu'il souhaite accompagner, les massifs qu'il veut gravir... J'ai d'abord été responsable de l'Enja (Équipe nationale jeunes alpinisme garçons) puis des stages pour les filles avec des expéditions au Pakistan ou des séjours en Slovénie. Depuis 11 ans maintenant, je suis conseiller technique national à la FFME (Fédération française de la montagne et de l'escalade) pour l'alpinisme et la randonnée à raquettes. J'organise des événements visant à faire découvrir au grand public des activités de montagne, comme « Via Alpina », par exemple, une grande traversée des Alpes réservée aux licenciés des clubs. Je travaille en partie de chez moi, ce qui facilite ma vie de famille. J'ai obtenu récemment un CAP charpentier en vue d'une reconversion dans quelques années. La montagne est une activité passionnante, très prenante mais où le risque reste très présent..."