Infirmier / infirmière

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, libéral, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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L’infirmier soigne les malades et veille à leur bien-être. Ce métier à haute responsabilité exige rigueur, vigilance et technicité. À l’hôpital, en entreprise ou en libéral, toutes les formules offrent d’excellents débouchés professionnels.

C’est la profession paramédicale de loin la plus importante avec 515 000 infirmiers. 75 % sont salariés en hôpital public et privé, 13 % exercent en libéral et 12 % sont salariés non hospitaliers d’une autre structure : entreprise, établissement scolaire, association ou société d’intérim. Les infirmiers organisent et donnent les soins nécessaires à la santé de tous. Les modalités d’exercice sont très variées, mais il faut parfois assurer des permanences le jour, la nuit et les jours fériés.

Le métier

Nature du travail

Prévenir, guérir et soulager

L’infirmier effectue des soins de nature préventive, curative ou palliative pour améliorer, maintenir et restaurer la santé. Il collabore avec toute l’équipe soignante et participe au projet global de soin. Tenu au secret professionnel, il assure avec l’aide-soignant les soins d’hygiène, de confort et de sécurité du patient.

Sur prescription

La prescription médicale est le seul lien hiérarchique entre le médecin et l’infirmier. C’est-à-dire que l’infirmier n’intervient que sur ordre et avec l’accord du médecin. En aucune façon, il ne peut définir lui-même un traitement pour le patient. En revanche, il est chargé de surveiller les éventuels effets secondaires ou complications.

Gestion administrative

Surveillance des équipements, gestion des stocks de médicaments et des dossiers… autant de tâches dont l’infirmier doit s’acquitter. Il établit aussi les plannings de soins en fonction des prescriptions médicales. Par ailleurs, il peut organiser des rendez-vous auprès d’autres services (en radiologie, par exemple). Ou s’occuper des formalités d’admission des patients et rédiger les comptes rendus des visites du médecin dans le cahier des soins.

Compétences requises

Le sens du dialogue

Au sein de l’hôpital, l’infirmier est un maillon important de l’équipe médicale, car il a aussi une fonction d’observation et de dialogue avec le patient. Il recueille des informations pour une prise en charge adaptée. Cela lui permet d’être à l’écoute, de rencontrer les familles, d’assurer un accompagnement et un soutien psychologique.

Une santé de fer

Un bon équilibre et une grande résistance physique sont indispensables. Par ailleurs, la capacité à s’organiser et à analyser rapidement une situation sont des atouts pour s’épanouir dans ce métier. Sur le plan psychologique, la maturité et la capacité à prendre du recul permettent de côtoyer la maladie et la mort en se préservant le mieux possible sur le plan personnel.

Une vigilance élevée

L’infirmier doit savoir interpeller le médecin lorsqu’il identifie une anomalie ou une prescription atypique, afin d’en obtenir confirmation. Cela constitue une des difficultés majeures de la profession. Il doit être en mesure de comprendre chaque prescription pour en déterminer les risques et les surveillances. Ce diagnostic infirmier est complémentaire du diagnostic médical et ne s’y substitue en aucune manière.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Astreintes et rotations

Dans un cadre hospitalier, les soins sont assurés 24 h sur 24. Le travail est organisé par rotation des équipes, sur la base de 35 h par semaine. Ces astreintes sont une des caractéristiques du métier d’infirmier. Les contraintes d’horaires sont cependant assez différentes selon le lieu de travail : hôpital, centre médico-social, dispensaire, Samu social, association, collège-lycée, entreprise…

Surtout à l’hôpital

On compte environ 660 600 infirmiers dont plus de 80 % sont salariés d’un établissement de santé public ou privé. Dans ce cadre, le travail s’effectue toujours en équipe, l’infirmier organisant celui des aides-soignants placés sous sa responsabilité.

Dans d’autres structures

Quand il n’est pas salarié dans un hôpital ou une clinique privée, l’infirmier coordonne et dispense des soins dans des structures diverses : maisons de retraite, centres de réadaptation, centres anti-cancéreux ou de soins palliatifs, centres de santé au travail ou de santé scolaire…

En libéral

Enfin, après un temps d’exercice en qualité de salarié à l’hôpital, l’infirmier peut exercer en libéral pour tout ou partie de son temps de travail. Actuellement, environ 13 % des infirmiers ont fait ce choix.

Carrière

Etre mobile

Avec le vieillissement de la population, les besoins en professionnels du soin ne cessent d’augmenter. Cependant, le nombre de postes à pourvoir varie en fonction de la région. Ainsi, l’Ile-de-France et le Centre offrent de bonnes opportunités, alors qu’on observe un recul de l’emploi dans l’Ouest, le Sud-Ouest, le Sud et le Nord-Pas-de-Calais. Le diplômé devra donc être mobile. Mais les nombreux départs en retraite attendus dans les années à venir, laissent penser que ces difficultés d’insertion vont progressivement s’estomper.

Évoluer en se spécialisant

Avec une expérience professionnelle de 4 ans, l’infirmier peut préparer le diplôme de cadre de santé et occuper un poste d’encadrement ou de formateur dans un Ifsi (institut de formation en soins infirmiers). Après réussite à un concours, il lui est aussi possible de se spécialiser pour devenir infirmier de bloc opératoire, infirmier-anesthésiste ou infirmier-puériculteur.

Des aides pour l’installation en libéral

Après quelques années d’exercice, les infirmiers peuvent s’installer en libéral. En zones sous-équipées en professionnels de santé, cette démarche est encouragée par des aides ciblées (locaux professionnels et diverses facilitations). Enfin, tout au long de leur carrière, les infirmiers bénéficient de formations professionnelles leur permettant de maintenir leur niveau de connaissances et de diversifier leurs savoirs et leurs compétences (soins palliatifs, ostéopathie, hospitalisations à domicile…)

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 185 000 Cfp (1551 euros) brut par mois.

Accès au métier

Pour exercer ce métier, il faut obtenir le diplôme d’État d’infirmier, délivré par les Ifsi (instituts de formation aux soins infirmiers). Le diplôme d’État est désormais reconnu au niveau bac + 3. Les auxiliaires de puériculture et les aides-soignants justifiant de 3 ans d’expérience peuvent se présenter à un examen d’admission spécifique et bénéficier d’une dispense de certaines unités de formation.

  • Niveau bac + 3

  • Diplôme d’État d’infirmier

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Benoît, infirmier libéral
Le choix de l'indépendance

"Quand on travaille à son compte, on travaille plus qu'à l'hôpital... mais on gagne mieux sa vie. On fait quasiment tout : toilette du patient, piqûres, pansements, pose de sondes urinaires ou de perfusions. On soigne aussi bien des enfants que des personnes âgées. À chaque fois, on a affaire à une situation psychologique et à une pathologie différentes. Je suis surpris tous les jours par les gens, par leur gentillesse. Et puis je me sens plus concerné par les habitants de ma ville."