Ingénieur / ingénieure brevets

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salarié
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Une innovation peut valoir de l’or… si elle n’est pas copiée ! L’ingénieur brevets, spécialiste en propriété industrielle, veille sur les dernières trouvailles des entreprises et officialise leurs découvertes pour en garantir l’exclusivité.

Une innovation peut valoir de l’or… Encore faut-il éviter qu’elle soit copiée ! C’est le rôle de l’ingénieur brevets, spécialiste en propriété industrielle, d’éviter à une entreprise le pillage de ses idées. Il rédige, à l’intention des offices de brevets internationaux, une demande qui démontre le caractère novateur de la découverte. Ensuite, il obtient un brevet, officialisant l’invention et garantissant à son découvreur l’exclusivité de sa commercialisation. Ce qui ne l’empêche pas d’effectuer une veille de la concurrence pour éviter toute contrefaçon ou plagiat.

Le métier

Nature du travail

Obtenir un droit exclusif

Un médicament issu du génie génétique ? Une nouvelle formule cosmétique ? C’est l’obtention d’un brevet qui officialise l’invention et garantit à son découvreur (chercheur, laboratoire, entreprise…) l’exclusivité. Pour cela, l’ingénieur brevets s’assure auprès des organismes spécialisés dans la propriété industrielle qu’aucun produit ou procédé similaire n’a déjà été déposé, c’est-à-dire reconnu comme innovation. Il rédige à l’intention des offices de brevets internationaux une demande qui démontre le caractère novateur de la découverte, expériences et exemples à l’appui.

Surveiller la concurrence

Une veille chez les concurrents permet à l’ingénieur brevets de vérifier que l’innovation brevetée ne sera pas copiée. En cas de plagiat ou d’usage abusif, il peut attaquer la société fautive. Le détenteur d’un brevet peut a contrario autoriser une autre société à l’utiliser. L’ingénieur brevets élabore alors le contrat définissant les termes de la licence d’exploitation. Un moyen de garantir un retour sur investissement, voire de financer d’autres recherches. Il arrive aussi que l’ingénieur brevets participe aux orientations du programme de recherche, en collaboration avec l’équipe de recherche et développement (R & D).

Compétences requises

Expertise scientifique et juridique

L’ingénieur brevets est un expert, à mi-chemin entre le scientifique et le juridique. De solides connaissances en sciences du vivant lui sont nécessaires pour comprendre les travaux des chercheurs avec qui il collabore étroitement. Sans oublier des compétences juridiques pour les transcrire en droit de la propriété industrielle. Il doit d’ailleurs effectuer une veille juridique et législative pour être à jour, ainsi qu’une veille technologique dans le domaine d’activité de son entreprise, pour s’informer sur les brevets de la concurrence.

Rigueur et adaptation

Pour rédiger, déposer et suivre les procédures, des aptitudes rédactionnelles et le sens de la rigueur sont nécessaires. Tout comme l’autonomie, la polyvalence, le sens de l’adaptation et des capacités relationnelles pour communiquer avec ses différents interlocuteurs.

Maîtrise de l’anglais… au moins

Comme la plupart des brevets sont rédigés en anglais, l’ingénieur brevets doit maîtriser cette langue, à l’oral comme à l’écrit. À ne pas négliger non plus : la connaissance de l’allemand car l’Allemagne est le pays qui dépose le plus de brevets en Europe… et le siège de l’OEB (Office européen des brevets) se trouve à Munich.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Instruction des dossiers en solo

Le métier s’exerce principalement dans un bureau, seul face à des dossiers, et ne nécessite pas particulièrement de travailler en équipe. Toutefois, certains projets s’appuyant sur de multiples technologies (biologie et électronique, par exemple), il est parfois nécessaire de collaborer avec d’autres ingénieurs brevets, ayant des connaissances techniques particulières.

Contacts avec inventeurs et juristes

L’ingénieur brevets entretient aussi des contacts réguliers avec les inventeurs des nouveaux produits ou procédés, ou encore avec les juristes à l’étranger, avec lesquels il collabore pour les dossiers déposés devant les différents offices de brevets dans le monde. En cas de litiges (problèmes de contrefaçon), il coordonne le déroulement de la procédure avec les avocats. Hiérarchiquement, l’ingénieur brevets peut être rattaché à un directeur juridique, à un directeur études, recherche et développement, ou encore à un dirigeant de cabinet de conseil.

Carrière

Du labo au cabinet-conseil

L’ingénieur brevets est employé par des laboratoires ou des entreprises de l’industrie (chimique, cosmétique, pharmaceutique, agroalimentaire, biotechnologique…) possédant un département R et D (recherche et développement). Il peut aussi exercer au sein d’un organisme de délivrance de brevets, où il étudie les demandes déposées par les entreprises. Les principaux organismes existants sont l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle) pour la France, l’OEB (Office européen des brevets) pour l’Europe, l’Ompi (Office mondial de la propriété industrielle) au niveau international. Enfin, l’ingénieur brevets peut encore diriger un cabinet de conseil ou un département en propriété industrielle, voire devenir avocat en propriété industrielle (après obtention du concours d’avocat).

Salaire du débutant (base métropolitaine)

2500 à environ 394 000 Cfp (3300 euros) brut par mois.

Accès au métier

Un jeune diplômé peut intégrer ce poste, mais le métier s’acquiert par la pratique, sur une période d’au moins 3 à 4 ans. Une expérience de 5 à 6 ans est requise pour posséder une certaine autonomie sur les dossiers. L’ingénieur brevets continue à se former au cours de sa carrière. Deux diplômes professionnels, l’EQE (examen de qualification européen) et l’EQF (examen de qualification français), conduisent respectivement aux titres de  » mandataire agréé auprès de l’OEB (Office européen des brevets)  » et de  » conseil en propriété industrielle « .

  • Niveau bac + 5

  • Master ou diplôme d’ingénieur
  • Niveau bac + 8

  • Doctorat en sciences du vivant, biochimie ou chimie…
  • Formation complémentaire en droit de l’innovation : diplôme du Ceipi (Centre d’études internationales de la propriété intélectuelle)

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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