Ingénieur / ingénieure plasturgiste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Au sein de l’industrie de la plasturgie, secteur innovant et créateur d’emplois, l’ingénieur plasturgiste exerce des fonctions variées, de la conception à la commercialisation d’un produit en plastique (appareils électroménagers, éléments d’automobiles…).

Les matières plastiques font partie de notre quotidien. En constante innovation, leur développement nécessite de recruter des personnels hautement qualifiés. L’ingénieur plasturgiste exerce des fonctions variées, de la conception à la commercialisation du produit. Si les cadres expérimentés sont les plus recherchés, les jeunes diplômés peuvent tirer leur épingle du jeu pour peu qu’ils aient le sens des responsabilités et une aptitude au management. La pratique de plusieurs langues vivantes est souvent nécessaire.

Le métier

Nature du travail

Conception et prototypage

L’ingénieur plasturgiste participe à la conception de produits en plastique servant à la fabrication d’éléments de carrosserie de voitures, d’appareils électroménagers, de lunettes de vue, d’emballages… Il dessine ces objets et effectue des simulations informatiques à partir d’un cahier des charges, pour mettre au point un produit en 3D. Il définit les données techniques, choisit les matières plastiques ou les matériaux composites. Il réalise ensuite un prototype, supervise les essais et les tests.

Process et commercialisation

Le procédé mis au point, l’ingénieur plasturgiste participe à l’organisation de la production : définition du process, prévision des approvisionnements en matières premières, organisation et suivi de la production. Il est également chargé de contrôler la qualité du produit fini. Dans le cadre d’une fonction technico-commerciale, il peut suivre les ventes.

Toujours innovant

Les qualités industrielles des plastiques sont indéniables : résistance, légèreté, recyclabilité, esthétique. L’ingénieur plasturgiste répond aux besoins de ses clients par des innovations alternatives aux métaux, performantes sur le plan économique et écologique, et proposant de nouveaux design.

Compétences requises

Un large bagage technique

L’ingénieur plasturgiste doit avoir un esprit pragmatique, le goût pour les sciences et les technologies innovantes ou plus traditionnelles (chimie des matériaux, robotique, hydraulique, électricité…). Pour mener à bien ses missions, il doit maîtriser parfaitement l’informatique et la programmation, les logiciels de CAO et de PAO (conception et publication assistées par ordinateur) avec lesquels il dessine le produit et définit les données techniques, nécessaires à sa mise en fabrication. Ingénieur de production, il est fortement soumis aux contraintes industrielles de coûts, de qualité et de délais pour réaliser son produit.

Le sens des relations humaines

De bonnes qualités d’adaptation sont indispensables, les matériaux plastiques évoluant en permanence. L’ingénieur plasturgiste doit faire preuve d’ouverture d’esprit et de bonnes capacités à communiquer. Il ne se contente pas de maîtriser des techniques : il a le sens des responsabilités, des relations humaines et du dialogue pour encadrer ses équipes. Il assure le suivi des relations avec les fournisseurs comme avec les clients. Enfin, la pratique courante de l’anglais, voire d’une 2e et d’une 3e langue, devient indispensable dans une industrie mondialisée.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Principalement en atelier

L’ingénieur plasturgiste exerce principalement son activité en entreprise industrielle de transformation des matières plastiques. Il travaille en collaboration étroite avec les techniciens de conception ou de fabrication. Les unités de production sont pour la plupart automatisées ou semi-automatisées, pour permettre une fabrication en continu. L’ingénieur plasturgiste peut être appelé à tout moment en cas de dysfonctionnement de la production.

Surtout en province

Réparties sur le territoire, les entreprises de plasturgie sont davantage concentrées en Rhône-Alpes et dans les Pays de la Loire. Les petites et moyennes entreprises sont majoritaires (70 %), et côtoient quelques grands groupes. Parmi eux, des géants de l’aéronautique et de l’automobile se sont dotés d’ateliers de fabrication intégrés.

Hors des frontières

Le marché de la plasturgie dépasse largement les frontières de l’Hexagone. Autant dire que les ingénieurs sont amenés à se déplacer pour occuper un poste en Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni, etc.) ou ailleurs dans le monde. La maîtrise de l’anglais technique s’avère essentielle.

Carrière

La plasturgie omniprésente

Placée au 5e rang mondial, la plasturgie française se compose de trois branches principales : l’emballage, le BTP et l’automobile. Mais elle est aussi présente dans le médical, les loisirs, l’ameublement, l’aéronautique, l’électronique et l’agriculture. Autant de débouchés possibles pour l’ingénieur plasturgiste…

Des emplois très qualifiés

La plasturgie est un secteur industriel qui se porte plutôt bien, grâce à des évolutions technologiques constantes. Elle offre de plus en plus d’emplois d’ingénieurs pour le développement de produits, la gestion de projet, la qualité, la production et le commercial. Les femmes y ont aussi leur place : elles représentent un tiers des effectifs du secteur.

Vers des postes de direction

Si les cadres expérimentés sont recherchés, les jeunes diplômés ont aussi leurs chances. L’évolution professionnelle peut s’effectuer au sein de petites entreprises, ou au sein d’un grand groupe dans le cadre d’une mutation au cours de laquelle l’ingénieur va prouver sa mobilité et son sens des responsabilités, par exemple. Après quelques années, l’ingénieur plasturgiste peut accéder à des postes de direction, notamment en développement, conception, contrôle qualité et production… et prendre en charge un projet important.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 274 000 Cfp (2300 euros) brut par mois.

Accès au métier

Un bac + 5 est nécessaire pour accéder au métier d’ingénieur plasturgiste. Deux voies de formation sont possibles : en préparant un diplôme d’ingénieur (Insa de Lyon et Strasbourg, Itech de Lyon, Ispa d’Alençon, Mines de Douai, de Nancy, ECPM de Strasbourg…) ou un master à l’université.

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur en plasturgie…
  • Masters en sciences et génie des matériaux, chimie et sciences des matériaux…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Jean, ingénieur plasturgiste
Un parcours sans faute

"Avec une formation initiale de technicien en transformation de matières plastiques, j'ai débuté en tant que régleur dans un atelier de plasturgie par injection. Un an après, je suis devenu responsable des méthodes. On m'a ensuite proposé de partir en Espagne pour assurer la coordination technique d'un site. L'envie de découvrir de nouveaux horizons m'a décidé à accepter. Depuis, je suis devenu directeur des opérations puis directeur du site."

(source : site Web de Mécaplast)



Jean, directeur de site chez Mécaplast group à Madrid
Un parcours sans faute

"Avec une formation initiale de technicien en transformation de matières plastiques, j'ai débuté en tant que régleur dans un atelier de plasturgie par injection. Un an après, je suis devenu responsable des méthodes. On m'a ensuite proposé de partir en Espagne pour assurer la coordination technique d'un site. L'envie de découvrir de nouveaux horizons m'a décidé à accepter. Depuis, je suis devenu directeur des opérations puis directeur du site». (source : site""Web""de""Mécaplast"")"