Ingénieur technico-commercial / ingénieure technico-commerciale en électronique

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Doué pour la négociation, l’ingénieur technico-commercial en électronique connaît parfaitement les produits qu’il vend (circuits intégrés analogiques, microprocesseurs et autres composants numériques, etc.). Son objectif :  » faire du chiffre « .

Après analyse des besoins, prise en compte des contraintes de production, de la gestion des stocks et des délais de livraison, l’ingénieur technico-commercial en électronique vend des produits (circuits intégrés, microprocesseurs, composants numériques…) et des solutions techniques sur mesure aux entreprises industrielles des secteurs des transports, de l’habitat, de l’informatique, de l’aéronautique… Un métier qui s’adresse d’abord aux titulaires d’un bac + 5 avec expérience dans le « business to business ».

Le métier

Nature du travail

Exerce un rôle d’intermédiaire

Un pied chez le client, l’autre dans son entreprise, l’ingénieur technico-commercial en électronique présente les produits correspondant au mieux aux besoins exprimés par les clients. Il transmet ensuite ces informations aux ingénieurs. Pour cela, il rédige souvent un rapport selon un format déterminé : on appelle cela faire un cahier des charges détaillé . Durant cette phase d’avant-vente, il peut être accompagné d’un ingénieur d’application, en fonction de la complexité des produits proposés en réponse à la demande du client. Il s’agit de démontrer la valeur du produit devant le client (souvent un industriel).

Assure un suivi

Fidéliser une clientèle exige de proposer des solutions techniques efficaces et des produits et services sur mesure. L’ingénieur technico-commercial en électronique identifie les besoins du client, établit un cahier des charges puis propose une offre commerciale. Il prend en compte les contraintes de la production, de la gestion des stocks et des délais de livraison. Suivant de près l’installation et la mise en route des appareils, il assure ensuite la formation des utilisateurs. Lorsque le client souhaite une amélioration du produit, il identifie les modifications à apporter.

Compétences requises

Une double compétence

Le métier exige une double compétence. L’ingénieur technico-commercial en électronique possède des compétences techniques pointues en électronique (il vend diodes, transistors, résistances, circuits intégrés, circuits imprimés, microprocesseurs, etc.). Connaître le mode de fabrication d’un composant lui permet d’anticiper les problèmes. Il doit également avoir le sens des affaires. C’est un as de la négociation et c’est à lui de convaincre ses clients (souvent de grosses entreprises industrielles). Il maîtrise les techniques de vente et de marketing, et il sait écouter et comprendre les attentes de ses clients.

Les nerfs solides

Rigueur, ponctualité et dynamisme sont les bases de ce métier. Toujours disponible pour le client, l’ingénieur technico-commercial fait preuve d’une grande aisance relationnelle, de diplomatie et a le sens de la persuasion. De solides connaissances en anglais sont requises.

Veille technologique

L’ingénieur technico-commercial en électronique se tient au courant des évolutions technologiques, très rapides dans le domaine de l’électronique. Il participe régulièrement à des formations pour assurer cette mise à jour. Il s’informe aussi sur la concurrence.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Au bureau et chez le client

Des déplacements très fréquents sont à prévoir. L’ingénieur technico-commercial en électronique travaille dans un bureau pour élaborer ses contrats et il se déplace sur le terrain pour aller rencontrer les clients. Il participe souvent à des réunions d’avancement chez le client, tout au long du projet.

Comme cadre du privé

Ses horaires sont généralement réguliers, mais la mise à jour des connaissances (nouvelles technologies, normes en vigueur…) se fait souvent le week-end. Salarié du secteur privé, il exerce en tant que cadre et il est le plus souvent directement rattaché au directeur de son entreprise. Dans une très grande structure, il rend compte au directeur commercial ou au directeur d’agence régionale.

Un travail d’équipe

Autonome dans la gestion de ses affaires, l’ingénieur technico-commercial en électronique collabore avec les différents services de l’entreprise : études et développement, technique et maintenance. Il sait travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire, sous la houlette d’un chef de projet, avec les ingénieurs du département innovation et développement, mais aussi avec d’autres services, comme le département marketing par exemple.

Carrière

Un secteur en pointe

Le développement de la technologie de la radio-identification ou RFID (radio frequency identification) est en plein essor. De nouveaux marchés s’ouvrent donc sans cesse pour le technico-commercial. L’électronique est présente dans de nombreux secteurs d’activité (transports, habitat, informatique, etc.), et les clients industriels sont nombreux.

Un profil recherché

Les débouchés se trouvent dans les secteurs de la microélectronique, de l’aéronautique, des systèmes embarqués. Généralement, l’ingénieur technico-commercial en électronique travaille dans les PME (petites et moyennes entreprises) et les grandes entreprises spécialisées dans la distribution et la fabrication de matériels pour les industries. Certaines PME se spécialisent dans des marchés de niche porteurs et investissent dans la recherche et l’innovation. Elles sont moins sollicitées que les grandes entreprises de l’électronique et ne sont pas à négliger pour un premier emploi.

Des évolutions possibles

Avec de l’expérience, l’ingénieur technico-commercial peut évoluer vers un poste d’ingénieur d’affaires, de directeur des achats, de consultant¿

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 248 000 Cfp (2080 euros) brut par mois.

Accès au métier

Si certains postes sont ouverts aux bac + 2 et bac + 3, pour vendre des produits de haute technologie, les recruteurs préfèrent les bac + 5 ayant de l’expérience dans la vente B to B (business to business). Le métier s’adresse surtout aux ingénieurs spécialisés en électronique. Il est aussi ouvert aux diplômés des écoles de commerce ayant de bonnes connaissances en électronique. À noter : certains masters sont en concurrence avec les diplômes d’ingénieur dans les domaines où les installations et les composants sont souvent conçus sur mesure.

  • Niveau bac + 2

  • BTS technico-commercial ; management des unités commerciales ; négociation et relation client ; systèmes numériques option B électronique et communications ; CIM (conception et industrialisation en microtechniques) ; CIRA (contrôle industriel et régulation automatique)…
  • DUT GEII (génie électrique et informatique industrielle) ; mesures physiques
  • Niveau bac + 3

  • Licence pro métiers du commerce industriel
  • Licence 3EA (électronique, énergie électrique, automatique)
  • Licence physique ou SPI (sciences pour l’ingénieur), parcours électronique.
  • Niveau bac + 5

  • Master dans le domaine de l’électronique
  • Diplôme d’ingénieur dans le domaine de l’électronique, complété par une formation à la négociation ou une solide expérience professionnelle

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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