Ingénieur technico-commercial / ingénieure technico-commerciale

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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L’ingénieur technico-commercial se distingue par sa double compétence : la négociation commerciale et la connaissance parfaite des produits qu’il vend. Spécialiste du sur-mesure, il sait adapter son offre et ses services aux besoins de ses clients.

S’il a pour objectif de développer le chiffre d’affaires, le technico-commercial ne se contente pas de vendre. Connaissant parfaitement ses produits, il est capable d’en expliquer le fonctionnement à ses clients. En cas de panne, c’est également lui qui envoie des techniciens. Pour accéder à cette fonction, il ne faut pas nécessairement sortir d’une école d’ingénieurs. Un BTS ou une licence pro peut suffire, à condition d’avoir quelques années d’expérience (dans la production, par exemple). Les candidats possédant de solides connaissances techniques n’ont aucun mal à se faire recruter.

Le métier

Nature du travail

Intermédiaire

Qu’il vende une carte électronique, une machine agricole ou un nouvel engrais, le technico-commercial joue un rôle d’intermédiaire entre la production et le client. Dans son offre, il tient compte du planning de fabrication de son entreprise, des stocks et des délais de livraison.

Des solutions adaptées

Comme tout commercial, il est capable de convaincre un client et de négocier un contrat. Mais il dispose d’un atout supplémentaire : ses connaissances techniques lui permettent d’analyser précisément les besoins de son interlocuteur et de lui proposer une solution sur mesure.

Une assistance technique

Le technico-commercial ne se contente pas de vendre un produit. Suivant de près l’installation et la mise en route des appareils, il assure la formation des utilisateurs. Il garantit aussi l’efficacité du service après-vente : entretien régulier et intervention rapide en cas de panne.

Compétences requises

Le sens des affaires

Pour exercer ce métier, il faut, bien sûr, savoir mener une négociation. Avec l’aisance relationnelle, la diplomatie et le sens de la persuasion que cela suppose. Pour les très gros contrats, l’ingénieur technico-commercial peut se faire aider par un ingénieur d’affaires.

Des compétences techniques

L’ingénieur technico-commercial n’est pas un vendeur comme les autres. Sa valeur ajoutée réside dans le fait qu’il sait cerner les problèmes pour y apporter des réponses précises. Et qu’il sait rendre accessible son savoir technique à ses clients.

Résistance au stress

Autonome dans l’organisation de son travail, il doit quand même rendre régulièrement des comptes à son supérieur hiérarchique. À savoir : atteindre les objectifs définis au préalable ! La pression du chiffre ne lui laissant guère de répit, mieux vaut, dans ces conditions, avoir les nerfs solides…

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En lien avec divers services

L’ingénieur technico-commercial travaille en étroite relation avec les salariés du bureau d’études, de la production et du service marketing. Ces échanges sont indispensables pour comprendre les caractéristiques des produits et pouvoir les expliquer ensuite aux clients.

Sur le terrain

Privilégiant le contact direct, il utilise tous les moyens de transport mis à sa disposition pour rendre visite à ses clients. Sa journée peut commencer tôt et s’achever tard, une fois le dernier rendez-vous bouclé. Mobilité et disponibilité à toute épreuve font partie des conditions du métier.

Carrière

Un marché porteur

La dominante technique du métier entraîne un nombre plus faible de candidatures. La concurrence est donc moins rude que sur un poste purement commercial. Autre bonne nouvelle : 20 % des offres d’emploi s’adressent à des débutants.

Des besoins dans le high-tech

Plus un produit est complexe et spécifique, plus le recrutement d’un ingénieur technico-commercial devient indispensable. De nombreux postes sont donc à prendre dans les entreprises commercialisant des biens d’équipement ou des produits à technologie avancée (téléphones portables, outils de télécommunications…).

Bouger pour mieux évoluer

Les changements d’entreprise au cours des premières années de vie active sont fréquents et recommandés, car ils permettent de ne pas s’enfermer dans une spécialisation. On peut aussi évoluer au sein d’une seule et même société, vers des fonctions d’ingénieur d’affaires, de consultant ou de directeur commercial.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 298 000 Cfp (2500 euros) à 358 000 Cfp (3000 euros) brut par mois.

Accès au métier

Pour vendre des produits de haute technologie, les recruteurs donneront la préférence à des titulaires d’un bac + 5. Les entreprises peuvent donner le titre d’ingénieur technico-commercial à un salarié titulaire d’un bac+2 après quelques années d’expérience (à la production, par exemple).

  • Niveau bac + 5

  • Masters pro du domaine commercial avec spécialisation en technico-commercial
  • Diplôme d’école d’ingénieurs (Esme-Sudria pour le génie électrique, ESB Nantes pour le bois et ECE pour l’électronique)
  • Diplôme d’école supérieure de commerce et de gestion

En savoir plus

Témoignage

Noël, ingénieur technico-commercial en informatique à Bezons (95)
Un travail de longue haleine

"Je vends des systèmes radars destinés à la surveillance maritime. Mes clients sont des ministères (Transport, Défense...), des autorités portuaires, des compagnies pétrolières du monde entier… Je dois d'abord trouver de nouveaux clients pour décrocher un contrat. Cela peut prendre du temps. La patience et la persévérance sont des qualités essentielles. Une fois le contrat signé, je reste l'interlocuteur privilégié du client. En fonction de la phase du projet, c'est l'aspect commercial ou technique qui prédomine. Je travaille avec de nombreux pays, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique… 80 % du chiffre d'affaires se fait à l'étranger. Il faut négocier avec des interlocuteurs qui ont des cultures de travail souvent éloignées des nôtres, ce qui requiert des trésors de diplomatie."