Inspecteur / inspectrice du permis de conduire et de la sécurité routière

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fonctionnaire
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Délivrer le précieux document qui permet de s’installer au volant d’un véhicule est une des missions de l’inspecteur du permis de conduite et de la sécurité routière (IPCSR). Il participe aussi à des actions de prévention routière et contrôle le suivi pédagogique des auto-écoles et des centres de stages de sensibilisation à la sécurité routière.

L’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) fait passer les permis voiture, moto et poids lourd. Il participe aussi à des actions de prévention routière et contrôle le suivi pédagogique des auto-écoles et des centres de stages de sensibilisation à la sécurité routière. Fonctionnaire rattaché au ministère de l’Intérieur, il est recruté sur concours et rémunéré dès son entrée en formation, mais le nombre de recrutements reste limité.

Le métier

Nature du travail

Délivrer le permis

Chaque année, près de 1 million de candidats obtiennent leur permis. Attestant d’un niveau suffisant pour être laissé seul aux commandes d’un véhicule, ce titre est délivré par l’inspecteur du permis de conduire. Les modalités des épreuves varient selon le type de véhicule (voiture, moto, camion…) et le profil des candidats : particuliers ou professionnels (chauffeurs de bus ou de taxi, conducteurs de poids lourd…).

Faire passer les épreuves

L’inspecteur intervient dans plusieurs centres d’examen. Suivant son planning du jour, il fait passer l’épreuve théorique de connaissances du code de la route ou l’épreuve pratique de conduite : respect du code, réflexes d’anticipation, appréciation des distances… Il a l’oeil à tout et un jugement sûr, car il ne dispose que d’une demi-heure environ pour évaluer les compétences d’un candidat.

Apporter son expertise

Certaines de ses missions sont moins connues du grand public. Sait-on, par exemple, qu’il joue un rôle de contrôle pédagogique et administratif auprès des auto-écoles et qu’il siège parmi les jurés chargés de décerner le brevet aux futurs moniteurs ? Il participe aussi aux commissions de suspension du permis de conduire et apporte son expertise lors des campagnes de prévention routière.

Compétences requises

Attentif à la sécurité

Garant des compétences d’un conducteur, l’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière prend des décisions importantes et ne doit pas accorder le permis à la légère. Son objectif premier est d’assurer la sécurité des automobilistes.

Pédagogue et diplomate

Les règles de conduite et de sécurité routière n’ont aucun secret pour lui. Impartial et observateur, il est capable d’évaluer rapidement les capacités d’un candidat pour décider de lui délivrer ou non le permis. Ferme mais également pédagogue, il explique au candidat les raisons de son échec le cas échéant.

Un calme à toute épreuve

Comme pour tout métier s’exerçant au contact du public, un bon relationnel est indispensable. Mais, quand on assume des fonctions d’examinateur (qui ne sont pas toujours bien perçues), il faut en plus être capable de garder son sang-froid en toutes circonstances. D’une manière générale, l’inspecteur doit faire preuve d’une solide résistance physique et nerveuse.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Dans la fonction publique

Fonctionnaire d’État de catégorie B, l’inspecteur est rattaché au ministère de l’Intérieur. Nommé dans un département, il travaille sous la responsabilité d’un délégué au permis de conduire.

Un métier de contact

Mobile, l’inspecteur se déplace dans plusieurs centres d’examen de sa circonscription. Au quotidien, il côtoie les fonctionnaires de la préfecture, les moniteurs, les directeurs d’auto-écoles et, bien entendu, les candidats au permis.

Un rythme soutenu

Si ses horaires sont relativement réguliers, son métier est assez fatigant, surtout quand il fait passer le permis. Lors des épreuves de conduite, il peut voir jusqu’à 20 candidats à la suite dans la même journée. Pour l’examen du code, il participe en moyenne à 4 séances par jour, à raison d’une quarantaine de candidats par séance.

Carrière

Réussir un concours

Les inspecteurs du permis du conduire sont peu nombreux : pas plus de 1 millier sur l’ensemble du territoire. Pour devenir inspecteur, il faut réussir un concours de la fonction publique organisé par le ministère de l’Intérieur. Celui-ci a lieu chaque année. Au menu des épreuves : un exercice de conduite ; des questions orales et écrites sur le code de la route, le droit administratif et le droit pénal ; des mises en situation face à un jury. Le nombre de places est limité : environ 50 pour 1 000 candidats.

Du stage à la titularisation

Les lauréats sont nommés inspecteurs stagiaires pendant 1 an. Ils suivent une formation de 6 mois à l’INSRR (Institut national de sécurité routière et de recherches) de Nevers, complétée par un stage de terrain dans le département où ils ont été nommés. Ils sont ensuite titularisés, à condition d’avoir obtenu des résultats corrects aux contrôles de connaissances et d’avoir décroché le permis moto pendant leur formation.

Évoluer via un concours interne

En fonction de son ancienneté, un inspecteur peut évoluer vers plus de responsabilités en passant des concours internes. Le grade le plus élevé est celui de délégué au permis de conduire et à la sécurité routière (catégorie A), qui permet d’encadrer l’activité des inspecteurs.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 179 000 Cfp (1500 euros) brut par mois.

Source : Legifrance.

Accès au métier

Sur concours

Plusieurs conditions sont requises pour passer le concours d’inspecteur du permis de conduire et de la sécurité routière :

  • être titulaire du bac ou d’un autre diplôme homologué au niveau IV, par exemple le BEPECASER (brevet pour l’exercice de la profession d’enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière) ou encore le BAFM (brevet d’aptitude à la formation des moniteurs) ;
  • être français ou membre de la Communauté européenne ;
  • être titulaire du permis de conduire automobile depuis plus de 3 ans.

Naturellement, pas question d’avoir fait l’objet d’une suspension de permis !

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

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