Lad-jockey, lad-driver

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Le lad-jockey s’occupe de chevaux de galop ; le lad-driver, de trotteurs. Ces cavaliers soignent et entraînent des chevaux de course pour en faire des champions. Au final, seulement 5 % d’entre eux deviendront jockeys.

De quoi rêvent les lads-jockeys et lads-drivers ? De gagner les fameuses courses du Grand Prix d’Automne, du Grand Steeple-Chase d’Enghien, du Prix de Diane Hermès, du Prix de l’Arc de Triomphe… La mission principale de ces professionnels ? Entraîner les meilleurs chevaux, en obstacle ou à plat, au galop, au trot monté ou attelé, en vue de les faire concourir. Mais, avant la compétition, ils doivent soigner quotidiennement leurs montures, entretenir leurs box et les équipements (selles, harnais…). Attention : les exigences physiques, éventuellement les accidents, obligent à une reconversion précoce.

Le métier

Nature du travail

Spécialisé en galop ou en trot

Le lad-jockey travaille dans des écuries de galop : plat, haies, steeple-chases (courses d’obstacles) et cross country. Le lad-driver exerce, lui, dans des écuries de trot monté (à dos de cheval) ou attelé (à un sulky, voiture légère à deux roues). L’un et l’autre sont aussi appelés cavaliers d’entraînement, appellation générique qui ne sous-entend pas de spécialité.

Équitation quotidienne

Lads-jockeys et lads-drivers entraînent les meilleurs chevaux pour en faire des champions de course. Chaque matin, pendant au moins 1 heure, ils montent 3 ou 4 chevaux sous les directives d’un entraîneur.

Aux petits soins pour les chevaux

Les lads prodiguent les soins quotidiens aux chevaux : nourriture, nettoyage des box, pansage, assistance vétérinaire élémentaire… Sans oublier l’entretien des selles et des harnais. Lors des courses, ils présentent le cheval, l’emmènent jusqu’à l’hippodrome puis le ramènent à son écurie une fois l’épreuve terminée.

Compétences requises

Conditions physiques strictes

Dans la profession, les critères physiques sont sévères. Le poids d’un jockey est réglementé : environ 50 kg pour 1,55 m en plat, jusqu’à 60 kg pour 1,70 m en obstacles. Pour tous, l’entraînement physique intensif et une hygiène alimentaire stricte sont obligatoires pour participer aux compétitions.

Mental à toute épreuve

Endurance, sang-froid, intelligence tactique sont indispensables pour contrôler les réactions de l’animal et se faire obéir. Véritables pilotes de course, les lads-jockeys et les lads-drivers doivent également s’adapter aux chevaux qu’ils montent et aux terrains qu’ils pratiquent.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Près des chevaux, jour et nuit

Un cheval n’attend pas : pour maximiser ses performances, il a besoin d’être soigné et entraîné tous les jours. De ce fait, les lads-jockeys et les lads-drivers sont souvent logés sur leur lieu de travail. Au quotidien, et surtout le matin, les allers-retours entre l’écurie et le champ de courses sont nombreux.

Un ou plusieurs employeurs

Les lads travaillent pour le compte d’un propriétaire ou d’un entraîneur. Des conventions collectives réglementent leur activité. Ils peuvent toutefois monter en course pour d’autres entraîneurs, avec l’accord de leur employeur principal.

Carrière

Une carrière courte

Lads-jockeys et lads-drivers sont répartis dans les centres d’entraînement de Grosbois (25), Chantilly (60), Maisons-Laffitte (78), Lyon-Bron (69), Marseille-Cabriès (13), Mont-de-Marsan (40), Pau (64), Deauville (14)… Leur carrière dans les courses est assez courte : les exigences physiques et les éventuels accidents obligent à une reconversion précoce. Par exemple, en devenant premier garçon (superviseur du travail des lads dans les écuries) ou garçon de voyage (chargé des déplacements des chevaux vers les pistes). Après un stage, ils peuvent aussi devenir entraîneurs professionnels. À noter : plus la qualification de base est élevée, plus la reconversion est facile.

Des jockeys en puissance

Si les lads montent bien et forment un beau tandem avec le cheval, l’entraîneur et/ou le propriétaire de l’animal peuvent les pousser à devenir jockeys. C’est malgré tout un scénario rarissime : seuls 5 % des cavaliers d’entraînement y parviendront. À noter : bien que les hommes constituent la majorité des lads, aujourd’hui on compte de plus en plus de femmes jockeys.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Smic

Un supplément est perçu pour chaque course gagnée.

Accès au métier

La première voie d’accès à ce métier sportif, qui s’exerce dès 16 ans, est le CAP agricole de lad-cavalier d’entraînement, qui se prépare souvent en apprentissage. Le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique permet d’évoluer vers des fonctions de cadre d’écurie ou de s’orienter vers l’élevage de chevaux.

  • Après la 3e

  • CAP agricole lad-cavalier d’entraînement
  • Niveau bac

  • Bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 5 (niveau CAP)

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

En savoir plus

Témoignage

David, cavalier d'entraînement à Senonnes (53)
Un métier à risques

"Ce qui est très plaisant, c'est que l'on ne connaît pas la routine, et ce pour plusieurs raisons. D'abord, on ne monte pas toujours les mêmes chevaux. Et surtout, les animaux ne sont pas des machines, mais des êtres vivants. On ne peut donc pas toujours anticiper leurs réactions, même si on les entraîne à raison d'une heure tous les matins. Le coup de cheval ? Cela m'est arrivé. Douleurs musculaires, fractures, traumatismes crâniens, etc. font partie des risques du métier."