Matelot de la marine marchande

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Charger, décharger, entretenir les machines, surveiller le pont, tenir la barre… autant de tâches dévolues au matelot de la marine marchande. Polyvalent, il exécute les ordres sur un navire transportant des passagers ou des marchandises.

En salle des machines ou sur le pont, le matelot de la marine marchande surveille ou participe à la mise en route des moteurs, au déchargement des marchandises… Il travaille sur des pétroliers, des paquebots, des ferries… Il est disponible jour et nuit, dans des conditions de travail souvent difficiles. Pour exercer ce métier, il est donc indispensable d’avoir une bonne santé. Si les embauches sont aujourd’hui en baisse, le niveau de qualification est, lui, en hausse.

Le métier

Nature du travail

Ouvrier spécialisé en mer

Qu’il soit à bord d’un navire assurant le transport de passagers ou de marchandises (fret), le matelot de la marine marchande participe aux manoeuvres et à l’entretien du navire. Il est en plus chargé des petites réparations en cas de panne et de l’exploitation commerciale (chargement et déchargement) des navires.

Actif sur le pont…

Le matelot de la marine marchande entretient le navire. Lui sont confiés les travaux de peinture, de graissage et de nettoyage du matériel de manutention et de sauvetage. Il veille aux opérations de chargement et de déchargement des marchandises sous l’autorité des officiers de bord. Il veille à la passerelle par quarts (périodes de 4 heures) sous l’autorité de l’officier de quart. Avec une qualification de timonier, il peut aussi tenir la barre.

… et en salle des machines

Il participe à la mise en route des moteurs, surveille le tableau de commande des machines lors des manoeuvres d’entrée et de sortie du port. Il vérifie le bon fonctionnement des appareils électriques, assure la maintenance de tous les appareils moteurs et auxiliaires du navire. Les activités se font sous l’autorité du maître mécanicien. Il assure également le quart dans la salle des machines.

Compétences requises

Au top de sa forme

Aimer naviguer ne suffit pas. Pour devenir matelot, il faut posséder une excellente santé. Les normes d’aptitude définies par arrêté ministériel sont sévères. Elles visent l’acuité visuelle et auditive, la vision des couleurs, la solidité du squelette…

Un mental à toute épreuve

Le marin est doté d’un bon équilibre psychologique, indispensable pour supporter l’éloignement de la famille, le travail par roulement et en équipe, la vie en collectivité… Il sait s’adapter à un équipage composé de marins de différentes nationalités.

Solides connaissances techniques

La disponibilité du marin va de pair avec de solides connaissances techniques en mécanique, en hydraulique et en systèmes électriques. Elles lui permettent d’évoluer en permanence et de s’adapter aux différents types de navires.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Sur tout type de navire

Pétroliers, gaziers, porte-conteneurs, paquebots, ferries… le matelot travaille sur tout type de navire qui transporte des marchandises ou des passagers. Au cabotage, le bâtiment reste le long des côtes. Au long cours, il effectue des traversées transocéaniques. Les destinations sont nationales, européennes ou encore plus lointaines.

Disponible jour et nuit

Le matelot peut partir plusieurs mois avec un équipage d’une vingtaine d’hommes ou plus. Ces grandes périodes d’embarquement alternent avec de longs congés. Sur le bateau, il faut être disponible jour et nuit. Chacun participe au service de surveillance du bateau : le quart (soit 2 fois 4 heures par 24 heures).

Exposé aux intempéries et au bruit

Sur le pont, on s’expose à la fureur des vagues, aux embruns glacés, au sel brûlant la peau, au vent, au soleil… En salle des machines, bien qu’à l’abri des aléas climatiques, le travail peut être pénible. Le bruit, la chaleur et les vibrations incessantes sont éprouvants pour tous les membres de l’équipage. Les navires sont de plus en plus équipés de cabines individuelles, autorisant une indépendance relative pendant les heures de repos.

Carrière

Personnel qualifié recherché

Les compagnies embauchent des marins en moins grand nombre… mais plus qualifiés. Liée à la diminution du nombre de navires et à l’automatisation, la baisse des effectifs affecte surtout le personnel peu qualifié.

Évolution possible

S’il veut rester à bord, le matelot doit évoluer par le biais de la formation continue. Les possibilités de promotion sont réelles. Polyvalent en début de carrière, le professionnel peut se spécialiser en électricité ou en mécanique. Après 10 ans de navigation, il accède à des postes d’encadrement en tant que maître d’équipage ou maître mécanicien. Un matelot de la marine marchande peut également embarquer à la pêche ou à la plaisance.

Période d’essai

Quel que soit le secteur de navigation, le marin nouvellement embauché vit une période précaire, dite  » d’embarquement au voyage « . Elle dure entre 1 an et demi et 2 ans, selon la convention collective régissant le secteur. Le marin est ensuite titularisé.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir du Smic.

Accès au métier

  • Niveau CAP, bac pro

  • CAP maritime de matelot : formation de base de marin polyvalent, capable de travailler sur le pont des navires.
  • Bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes option commerce
  • Formation continue : essentielle pour évoluer dans ce secteur

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 5 (niveau CAP)

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

En savoir plus

Témoignage

Yannick, marin de commerce
De père en fils

"Je n'ai pas choisi de devenir marin de commerce. Les choses se sont naturellement imposées à moi. Il y a plusieurs générations que presque tous les hommes de la famille travaillent en mer, la plupart comme pêcheurs. Quand j'étais petit, mon père m'emmenait déjà avec lui ! Mais aimer la mer ne suffit pas pour faire ce métier. Il faut y être né ! Beaucoup abandonnent assez rapidement parce qu'ils n'ont pas la vocation et que la mer, ça peut être dur."