Médecin de secours en montagne

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Allô, le 112 ? Le médecin de secours en montagne embarque à bord de l’hélicoptère aux côtés des sauveteurs. Déposés en montagne par le pilote, les sauveteurs sécurisent le lieu, tandis que le médecin se charge des victimes.

Avant tout médecin urgentiste, le médecin de secours en montagne est un praticien hospitalier exerçant dans un Smur ou un Samu situé en zone de montagne. Ce professionnel a une grande expérience du milieu montagnard et des sports de montagne (alpinisme, ski de randonnée…). Sa qualification spécifique en  » médecine d’urgence en montagne  » lui permet de s’intégrer à l’équipe héliportée et d’être autonome en terrain dangereux, sur le plan technique et le plan médical.

Le métier

Nature du travail

Des accidents souvent aggravés

La présence d’un médecin est très souvent nécessaire dans les opérations de secours en montagne. Les accidents peuvent être provoqués par une chute (entorse, fracture, perte de conscience en escalade avec risque du syndrome du baudrier…), une glissade sur la neige ou un malaise cardiaque lors d’une randonnée, dû à une condition physique inadaptée.

Des pathologies propres au milieu

Le médecin de secours en montagne peut intervenir sur des pathologies spécifiques liées au froid, aux avalanches, à l’altitude, au manque d’oxygène ou au soleil : insolation, gelure, hypothermie, hypoxie, pathologie ophtalmologique, oedème pulmonaire ou cérébral…

Un bon diagnostic

Dans tous les cas, il donne un diagnostic sur l’état de santé de la victime et prodigue les soins et les gestes adaptés (anesthésie, immobilisation…). Accompagné d’une équipe (sauveteurs, pilote et mécanicien d’hélicoptère), il est le seul à décider de la nécessité d’évacuation et de ses modalités telles que l’hélitreuillage.

Compétences requises

Avant tout urgentiste

Le médecin de secours en montagne est avant tout un urgentiste. Il a aussi validé une qualification spécifique  » médecine d’urgence en montagne « . Celle-ci lui permet de s’intégrer à l’équipe héliportée et d’être autonome en terrain dangereux sur le plan technique et le plan médical.

Autonome dans sa pratique médicale

Excellent médecin, lui seul peut en montagne prendre la décision du traitement et des soins à pratiquer. Il sait poser rapidement le bon diagnostic, prodiguer des soins d’urgence (anesthésie, intubation, immobilisation…) et déterminer vers quel hôpital transférer le(s) blessé(s). Faisant preuve d’un grand calme, il est capable de rassurer son patient, souvent en état de choc.

Sportif et montagnard

Ce médecin a une grande expérience du milieu montagnard et des sports de montagne (alpinisme, ski de randonnée…). Participant à des exercices réguliers en secours, il maintient sa condition physique et son niveau technique. Il sait faire preuve d’adaptabilité et gérer son stress.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des permanences de 24 heures

Le médecin de secours en montagne tient une permanence sur une base héliportée du Samu (service d’aide médicale urgente) ou d’une unité spécialisée de secours en montagne. La première fonctionne 24 heures sur 24, toute l’année, pour des missions sanitaires variées. Une unité spécialisée est activée durant la saison hivernale et les 2 mois d’été.

Soins en milieu périlleux

Le médecin de secours en montagne peut intervenir en milieu périlleux (paroi, neige, terrain spéléo, crevasse, canyon…) et aussi dans le froid et par mauvais temps. Il s’adapte à ces contraintes pour administrer les soins. Véritable travail d’équipe, le secours en montagne fait appel à des spécialistes-sauveteurs, pilotes et mécaniciens d’hélicoptère. Ceux-ci assistent le médecin dans la préparation du matériel : mise en traîneau ou hélitreuillage de la personne accidentée.

Une activité secondaire

Avant tout médecin urgentiste, ce médecin intervient principalement en médecine préhospitalière. Une partie de son activité est consacrée à de la régulation téléphonique au centre d’appels du 15 et à l’embarquement dans les camions ou les hélicoptères du Samu. Jour, nuit ou week-end, il fait face à une activité qui n’est jamais programmée.

Carrière

Un praticien en milieu montagnard

Les médecins de secours en montagne sont environ 150 professionnels. Ils résident essentiellement dans les Alpes ou les Pyrénées. Ces praticiens hospitaliers exercent dans les Smur (services mobiles d’urgence et de réanimation) ou dans les Samu (services d’aide médicale urgente) des zones de montagne. Ce sont des agents publics de la fonction publique hospitalière (corps accessible par voie de concours).

Une formation permanente

Le médecin de secours en montagne a validé une formation complémentaire spécifique. Il doit réactualiser régulièrement ses connaissances théoriques et leur mise en pratique par le biais de stages sur le terrain avec d’autres intervenants.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Près deenviron 487 000 Cfp (4081 euros) brut par mois pour un praticien hospitalier permanent 1er échelon à temps plein, hors gardes et indemnités éventuelles.

Accès au métier

12 ans d’études médicales à l’université suivies d’une formation complémentaire spécifique sont nécessaires. Le médecin de secours en montagne a préparé durant ses études de 3e cycle le DES (diplôme d’études spécialisées) anesthésie-réanimation ou une autre spécialité, puis le DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaires) médecine d’urgence.

En médecine de montagne ou d’urgence de montagne, il n’existe pas de diplôme national. Des facultés de médecine ont créé des diplômes d’université :

  • Grenoble I et Toulouse III : le DIU (diplôme interuniversitaire) de médecine d’urgence en montagne (2 ans) ;
  • Paris XIII : le DU (diplôme d’université) de médecine de montagne (1 an).

Les formations menant à ces diplômes sont ouvertes aux médecins ayant une pratique de la montagne, quelle que soit leur spécialité. Elles comprennent des enseignements théoriques (organisation des secours, accidentologie, pathologies liées au froid et à l’altitude…) et des exercices de sauvetage et de secours en haute montagne.

  • Après le bac

  • DES anesthésie-réanimation
  • DESC médecine d’urgence, suivi d’une spécialisation en médecine de montagne

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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