Militaire technicien / technicienne de l’air (MTA)

Niveau d'accès :
Statut(s) :
militaire
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :
/ /

Personnel au sol, le militaire technicien de l’air peut être technicien, spécialiste de la sécurité et de la protection ou assurer le bon fonctionnement d’une base aérienne.

Premier grade de l’armée de l’air, le militaire technicien de l’air (MTA) travaille au sol. Il est technicien (mécanicien, électrotechnicien…), spécialisé dans la protection et la sécurité (fusilier commando, opérateur de défense sol-air…) ou participe au bon fonctionnement d’une base aérienne (agent d’entretien, magasinier, agent de bureautique, auxiliaire sanitaire…). Intégré entre 17 et 24 ans avec un niveau 3e au minimum, il signe un premier contrat de 3 ans.

Le métier

Nature du travail

Le MTA technicien

Mécanicien, le militaire technicien de l’air veille au bon état de marche et à la maintenance des avions, hélicoptères, véhicules et armements de l’armée de l’air. Agent d’exploitation, il s’occupe des centraux téléphoniques ou des systèmes de surveillance, d’information et de communication sol. Électrotechnicien, il vérifie l’état de fonctionnement des matériels et installations électriques non aéronautiques d’une base aérienne.

Le MTA, côté sécurité et protection

Opérateur de défense sol-air, le militaire technicien de l’air intervient dans la défense anti-aérienne (pointeur-tireur, tireur de missiles…). Il peut aussi être fusilier commando ou conducteur de chien : il assure alors la sécurité des bases aériennes, des détachements de l’armée de l’air, des commandos parachutistes… Pompier, il lutte contre les incendies. Agent de sécurité cabine, il veille à la sécurité et au service à bord des avions.

Le MTA comme soutien et support des bases

Tout militaire technicien de l’air, à son niveau, participe au bon fonctionnement d’une base aérienne, en exerçant différentes fonctions : agent d’entretien, magasinier, conducteur routier, secrétaire, agent de restauration, auxiliaire sanitaire. Agent d’opérations, il exploite les informations liées aux vols (mise à jour de la documentation aéronautique, des tableaux de trafic aérien, acheminement des plans de vols…).

Compétences requises

Discipliné et solidaire

Obéissant aux ordres d’un sous-officier, le militaire technicien de l’air a le sens de la discipline, du devoir, et possède un esprit d’équipe sans faille.

Mobile, courageux et sportif

Mécanicien, fusilier commando, auxiliaire sanitaire, agent de restauration… le militaire technicien de l’air peut, à tout moment, être envoyé en mission en France ou à l’étranger. Courage et disponibilité sont donc deux qualités indispensables. Et, comme tout militaire, il doit être sportif : l’activité physique constitue une pratique régulière pendant les heures de service.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Essentiellement un travail au sol

À l’exception des agents de sécurité cabine que l’on trouve à bord des avions, le militaire technicien de l’air évolue au sol. Il peut être affecté dans les différents services d’une base aérienne, où il travaille en équipe, dans un bureau, un atelier ou sur les pistes d’envol.

Mobilité de rigueur

Travaillant sous les ordres d’un sous-officier, le MTA peut, à tout moment et sans préavis, être désigné pour effectuer toute mission en métropole, outre-mer ou à l’étranger.

Carrière

Recrutement important

Recrutés à tout moment de l’année en fonction des besoins (environ 1 000 par an), les 15 000 militaires techniciens de l’air constituent 25 % des effectifs de l’armée de l’air. Les femmes (14 % des effectifs globaux) peuvent intégrer toutes les spécialités.

Une carrière sous contrat

Le militaire technicien de l’air reste sous contrat durant toute sa carrière. Son premier engagement dure 3 ans (5 ans s’il est agent de sécurité cabine ou pompier). Sous réserve de remplir certaines conditions (réussite à des sélections internes, par exemple), il peut, par contrats successifs, atteindre des engagements allant jusqu’à 17 ans, exceptionnellement 27 ans. Il peut encore accéder à une carrière de sous-officier. Enfin, après 4 ans de service, il peut bénéficier d’une aide à la reconversion s’il veut réintégrer la vie civile.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Smic pour le grade d’aviateur logé et nourri. La solde évolue en fonction du grade et de l’évolution professionnelle.

Accès au métier

Le militaire technicien de l’air est recruté directement par la base aérienne sur laquelle il exercera. Conditions d’accès : tests d’aptitudes psychotechniques, physiques et entretien. Être âgé entre 17 et 24 ans et justifier, selon les spécialités, d’un niveau scolaire de fin de classe de 3e jusqu’à la terminale, ou être titulaire d’un CAP ou d’un bac pro ; savoir nager.

Une fois sélectionné, le candidat reçoit une formation militaire de 6 semaines au centre de formation militaire élémentaire de Saintes (17). Cette dernière est suivie ensuite d’une formation professionnelle qui, selon la spécialité choisie, est dispensée directement au sein de l’unité ou au cours d’un stage en école de spécialité.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 6

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Julien, fusilier commando
Priorité à l'action

"Même si l'armée de l'air proposait des débouchés liés à mes études (BEP électronique), je me suis orienté vers quelque chose de radicalement différent : la spécialité de fusilier commando. J'assure principalement la sécurité de la base aérienne et des matériels militaires qui y sont entreposés. En plus, les opportunités de «voir du pays» sont roelles : je suis parti au Tchad et à Djibouti, quatre mois chaque fois."

"Source: : plaquette de l'Armée de l'air «Des métiers entre ciel et terre..."