Officier marinier / officière marinière

Niveau d'accès :
Statut(s) :
militaire
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Sous-officier de la Marine nationale, l’officier marinier peut être marin, combattant, technicien ou gestionnaire. Il a fait l’École de maistrance de Brest (niveau bac au minimum) ou est passé en interne par la voie de l’engagement sous contrat des matelots de la flotte.

En mer ou à terre, l’officier marinier exerce dans une trentaine de spécialités différentes : en tant que marin (manoeuvrier, guetteur de la flotte…), combattant (fusilier marin, plongeur-démineur…), spécialistes en électronique, mécanique, réseaux et télécommunication, aéronautique… ou encore dans la gestion et l’administration. Deux voies possibles : l’école de maistrance de Brest (29), avec le bac au minimum ou par voie interne (après engagement sous contrat en tant que matelot de la flotte).

Le métier

Nature du travail

Marins ou combattants

L’officier marinier peut exercer des responsabilités de navigation en manoeuvrier, navigateur-timonier, météorologiste-océanographe ou encore guetteur de flotte. Attiré par l’action, la sécurité et la défense, il peut aussi devenir fusilier marin, marin-pompier ou démineur.

Toujours spécialiste

Affecté à bord des bateaux ainsi que des unités à terre, l’officier marinier assure la mise en oeuvre et la maintenance des navires, des armements et des avions et hélicoptères embarqués sur les porte-aéronefs. C’est souvent un spécialiste en électronique et électrotechnique, en mécanique (mécanicien d’armes ou de bord, électronicien d’armes, spécialiste maintenance armement aéronautique ou avionique aéronautique, détecteur anti-sous-marin, radariste navigateur aérien…). Le spécialiste des reseaux et télécommunications assure le traitement et la transmission de l’information opérationnelle et administrative de l’unité.

Administratif et autres

L’officier marinier peut aussi occuper aussi un poste de gestionnaire des ressources humaines, d’assistant du commandement (secrétariat de direction), de gestionnaire des finances et de la logistique (stocks de matériel et fournitures), de gérant de la collectivité (cuisine, service en salle, gestion des vivres, cercles et foyers)… dans les services de la Marine nationale. Sans oublier les pilotes de l’aéronautique navale (avions et hélicoptères), les moniteurs de sport, les infirmiers, les informaticiens, les musiciens…

Compétences requises

Responsable et mobile

Outre ses compétences techniques, l’officier marinier est capable d’encadrer une équipe, a le sens des responsabilités et a un goût prononcé pour la discipline. Pour faire face aux nombreuses mutations qui jalonnent sa carrière, il doit faire preuve de disponibilité dans les différentes missions qui lui sont confiées.

Vigilant et adaptable

Pour les sous-officiers embarqués à bord d’un navire ou d’un sous-marin, la rigueur et la vigilance sont des qualités indispensables. Pas question de relâcher son attention lorsque l’on contrôle les machines, ni pendant les manoeuvres de navigation. Il faut aussi s’adapter aux conditions de vie à bord des navires (intempéries, forte houle…) ou des sous-marins (exiguïté, lumière artificielle…).

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En mer, sur terre et dans les airs

L’officier marinier travaille à bord des bâtiments de la Marine nationale (porte-avions, sous-marins d’attaque ou nucléaires, frégates, chasseurs de mines, patrouilleurs, pétroliers ravitailleurs…) ou de ses avions ou hélicoptères. Beaucoup sont affectés, à terre, dans l’un des services des bases militaires, navales ou aéronavales.

Une vie de militaire

Placés sous les ordres d’un officier de marine, les officiers mariniers encadrent des équipes d’exécution dans leur domaine de spécialité. Ils sont soumis aux contraintes inhérentes au métier de militaire : mutations tous les 3 ou 4 ans, service de permanence (parfois la nuit, le week-end et les jours fériés). En contre-partie, ces périodes d’astreinte sont suivies de jours de repos.

À bord d’un navire

L’officier marinier embarqué vit au rythme des voyages en mer qui le mobilise parfois plusieurs mois loin de son domicile. Dans un sous-marin ou sur un bateau, il doit supporter la vie en communauté dans un espace restreint.

Carrière

Près de la moitié des marins sont officiers mariniers

La Marine comptabilise environ 45 000 professionnels, dont 25 600 officiers mariniers. Si les femmes ont accès à tous les grades et emplois, elles sont interdites d’affectation à bord des sous-marins.

Des promotions réelles

Les candidats qui intègrent l’école de maistrance de Brest s’engagent pour 10 ans dans la Marine. La promotion au grade de second maître (premier grade d’officier marinier), est prononcée après 12 mois de service. Autre solution : la promotion interne après avoir été recruté en qualité de matelot de la flotte.

Les seconds maîtres, en poursuivant leur carrière, peuvent être admis au brevet supérieur de leur spécialité. Les meilleurs d’entre eux pourront accéder au grade d’officier par voie de concours en interne.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

A partir du Smic (pour les élèves officiers mariniers).

Accès au métier

Pour devenir officier marinier, il faut passer un concours. Conditions d’accès : être de nationalité française, savoir nager, être titulaire du bac au minimum, être âgé de plus de 18 ans et moins de 25 ans. Après réussite au concours, une formation de 16 semaines est assurée à l’école de maistrance de Brest (29). Puis, suivant le métier choisi, il faudra suivre une formation de spécialité.

  • À noter : à leur entrée à l’école, les futurs officiers mariniers signent un contrat d’engagement de 10 ans.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

non inscrit au RNCP

En savoir plus

Témoignage

Jean-Philippe, spécialiste des réseaux et télécommunications,Reims (51)
Des expériences hors du commun

"J'ai exercé différentes responsablités au sein des unités de la Marine. Les missions qui m'ont été confiées m'ont permis d'acquérir des compétences et des connaissances reconnues dans ma spécialité (chef de quart). J'ai ainsi pu développer des capacités d'adaptation, d'écoute et de rigueur. "

"J'ai également vécu des affectations embarquées variées : chasseur de mines, avisos (navire de guerre), patrouilleur et j'ai eu la chance de faire de nombreuses escales dans différents pays. J'ai vécu une longue période en outre-mer, 3 ans à l'île de La Réunion. Si je suis rentré dans la Marine, c'est pour vivre ce genre d'expériences hors du commun qui mêlent action, esprit de cohésion et diversité des missions."