Pharmacien / pharmacienne

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, libéral, salarié
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Le pharmacien travaille le plus souvent en officine. Professionnel de santé et commerçant, il est à la lisière de deux mondes. L’industrie, l’hôpital et les laboratoires d’analyses médicales offrent d’autres possibilités.

6 à 9 ans d’études sont nécessaires pour devenir pharmacien. Suivant sa spécialité, le professionnel exerce différentes fonctions. En officine, il conseille les clients et délivre des médicaments. À l’hôpital, il gère les stocks et prépare les traitements des malades. En laboratoire, il analyse des prélèvements. Dans l’industrie, ses compétences sont recherchées pour fabriquer de nouveaux produits. 75 % des pharmaciens travaillent en officine.

Le métier

Nature du travail

Ordonnances et conseil

Quand le patient entre dans l’officine, le pharmacien est là pour délivrer et expliquer le traitement prescrit par le médecin. Sa responsabilité est engagée en cas d’erreur. Connaissant la composition des médicaments, il vérifie la cohérence des prescriptions (posologie, interactions médicamenteuses). Il écoute et oriente les clients vers les médicaments délivrés sans ordonnance, la parapharmacie et l’appareillage (canne, minerve…). C’est à lui que l’on s’adresse pour de l’automédication en cas de pathologie légère (rhume, maux digestifs…). Rigoureux dans ses conseils, il oriente vers le médecin, le kiné, le dentiste…, lorsque le cas l’exige. Par ailleurs, il commande les produits, gère les stocks et tient la comptabilité.

Analyses et préparations

Le pharmacien spécialisé en analyses biologiques travaille en laboratoire privé ou public. Avec les techniciens et les biologistes, il effectue toutes sortes d’examens (analyses de sang, recherche de bactéries…). À l’hôpital, il fournit aux infirmiers les traitements et les matériels destinés aux malades. Il réalise des préparations, contrôle les médicaments et participe à divers protocoles d’expérimentation avec les médecins.

Recherche et production

Dans l’industrie pharmaceutique, il peut participer à la mise au point de nouveaux médicaments, animer un atelier de fabrication ou superviser le contrôle qualité. Ces fonctions peuvent également s’exercer dans les industries des cosmétiques, du médicament vétérinaire et de l’agroalimentaire. Autres activités possibles : la recherche fondamentale au sein d’un organisme de recherche public (CNRS — Centre national de la recherche scientifique, Inserm — Institut national de la santé et de la recherche médicale…), l’enseignement et la recherche à l’université.

Compétences requises

Rigoureux et vigilant

Seul habilité à délivrer des médicaments, le pharmacien a un sens aigu des responsabilités. Inscrit à l’Ordre des pharmaciens, il est soumis au code de déontologie de la profession. Une erreur dans un traitement peut avoir de lourdes conséquences. Quand une ordonnance lui paraît inappropriée, il téléphone au médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreur ou il se renseigne auprès des infirmières. La vigilance s’impose également pour analyser des prélèvements sanguins ou pour préparer une solution destinée à soigner un malade hospitalisé.

Conseiller

Le sens de l’écoute et du dialogue est de mise pour conseiller au mieux les clients. Parfois, expliquer un traitement demande beaucoup de pédagogie. La loi HPST (hôpital, patients, santé et territoires) tend à conforter les patrons d’officine dans leurs prestations de conseil et de service au patient (prévention, dépistage…).

Et commercial

Le pharmacien possède non seulement des compétences scientifiques, mais aussi le sens des affaires et un talent de gestionnaire, nécessaires pour superviser son équipe, ses stocks ainsi que les finances. C’est un chef d’entreprise qui fait tourner sa « boutique » et éponge la dette qu’il a contractée au moment de l’installation.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Jamais seul

Responsable d’une officine, le pharmacien encadre des assistants et des préparateurs. Il est en contact permanent avec la clientèle. À l’hôpital, il travaille en relation étroite avec les équipes soignantes, qui prescrivent et appliquent le traitement.

Des journées denses

Les horaires du pharmacien sont généralement soutenus avec, parfois, des astreintes la nuit et le week-end. Station debout prolongée, tâches de manutention pour réceptionner et ranger les médicaments, enchaînement d’activités diverses (vente et conseil, gestion des stocks, comptabilité)…, le métier est exigeant.

D’autres lieux d’exercice

Dans l’industrie, le pharmacien travaille en équipe au sein d’un laboratoire ou d’une unité de production. On le rencontre également dans les labos universitaires et des organismes de recherche publics. Ainsi que dans les services de l’assurance maladie et les Sdis (services départementaux d’incendie et de secours).

Carrière

Principalement en officine

Parmi les 73 000 pharmaciens en exercice, 75 % ont choisi d’exercer en officine. Beaucoup de jeunes y débutent comme assistants. Le bémol : face à la baisse des prix des médicaments, au déremboursement, à l’essor des génériques et à la forte concurrence, le nombre de pharmacies diminue et certains professionnels sont contraints de liquider leur commerce. Des besoins vont cependant se faire sentir d’ici 10 à 15 ans puisqu’on prévoit le départ à la retraite de plus d’un tiers des effectifs.

Indépendant ou salarié

Un assistant pharmacien peut s’associer pour devenir propriétaire d’une officine. De son côté, un pharmacien biologiste peut racheter un laboratoire d’analyses médicales. Mais beaucoup préfèrent rester salariés, car les fonds de commerce coûtent cher, et diriger une pharmacie suppose une grosse charge de travail. Sans compter qu’il faut faire une solide étude de marché avant de se lancer : on ne s’installe pas où l’on veut… Dans l’industrie et la distribution pharmaceutique, les pharmaciens exercent en tant que salariés.

Fonctionnaire dans le secteur public

L’hôpital, l’enseignement et la recherche publique offrent des postes de fonctionnaires (recrutement sur concours), et parfois de contractuels, aux pharmaciens. Ceux qui réussissent le concours de PhISP (pharmacien-inspecteur de la santé publique) élaborent les textes relatifs à la profession et contrôlent les fabricants de médicaments, les grossistes, les officines et les laboratoires.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 303 000 Cfp (2543 euros) brut par mois pour un pharmacien assistant (salarié en officine). Le salaire évolue vite ensuite.

Accès au métier

Le bac S s’impose pour s’inscrire en faculté de pharmacie . Les études de pharmacie durent 6 ans pour ceux qui s’orientent vers l’officine ou l’industrie, 9 ans pour ceux qui souhaitent se spécialiser.

Niveau bac + 5 et plus

  • La PACES: accessible après le bac, la première année commune aux études de santé se termine par un concours au nombre de places restreint . Les bacs S avec mention ont le plus de chances.
  • Les 2e et 3e années : durant ce 1er cycle, l’étudiant entre de plain-pied dans l’étude du médicament. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques (DFGSP), niveau licence.
  • La 4e et 5e année : Au cours de la 4e année, l’étudiant choisit son orientation de 3e cycle. La 5e année, elle, est dite « hospitalo-universitaire » car l’étudiant passe une grande partie de son temps en stage à l’hôpital.
  • Le cycle court: c’est une année de spécialisation. Elle débouche sur le DE (diplôme d’État) de docteur en pharmacie qui permet d’exercer en officine ou dans l’industrie pharmaceutique.
  • Le cycle long (internat) : il dure 4 ans. Il mène à trois diplômes d’études spécialisées (DES) différents. Le DES de biologie médicale oriente vers le métier de biologiste en laboratoire d’analyses, celui de pharmacien des hôpitaux ou celui d’inspecteur de la santé. Le DES de pharmacie peut mener à des carrières hospitalières. Enfin, le DES innovation pharmaceutique et recherche permet de devenir chercheur ou enseignant.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

François, pharmacien en officine, à Paris (75)
Un lien social

"Dans ce métier, il faut aimer les gens ; chaque client est un cas particulier. Parfois, faire comprendre une ordonnance et un traitement demande un vrai talent de pédagogue et beaucoup de patience... La délivrance des prescriptions et le conseil représentent chacun 50 % de mon travail. Les plus bavards exigent des qualités d'écoute et de la psychologie. Mais on a de bons contacts, et parfois on plaisante. Par exemple, lorsqu'on me demande une aspirine « bouillonnante » au lieu « d'effervescente ». Certains clients peuvent devenir des amis. Le pharmacien est aussi un lien social."