Podo-orthésiste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
artisan, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Le podo-orthésiste est un spécialiste de l’appareillage du pied. Il facilite la marche au quotidien, en concevant et en fabriquant des chaussures, des semelles et des prothèses orthopédiques sur mesure.

Permettre à chacun de marcher aussi normalement que possible, tel est le rôle du podo-orthésiste, qui étudie et réalise des appareillages du pied. 3 diplômes, du CAP au BTS, permettent d’exercer ce métier, avec différents niveaux de responsabilité. Si, actuellement, on dénombre seulement 200 professionnels, les débouchés sont réels, en particulier dans le Nord et l’Est de la France.

Le métier

Nature du travail

De la conception à la fabrication

Pour chaque patient, le podo-orthésiste doit concevoir et réaliser l’appareillage qui lui permettra de marcher le plus normalement possible. Dans un premier temps, il reçoit le patient pour un examen détaillé. Il évalue l’état de ses articulations et de ses muscles. Il mesure son pied et en établit une empreinte pour la réalisation du moulage. Il s’informe également du mode de vie et des attentes de son client, un appareil adapté étant à la fois fonctionnel et esthétique. Enfin, il procède à la fabrication de l’appareillage.

Des responsabilités différentes

Avec un CAP, le podo-orthésiste assure la fabrication mécanique des chaussures orthopédiques, puis les finitions manuelles. Il utilise diverses techniques, comme le découpage, le montage, le piquage et l’assemblage de la chaussure. Avec un diplôme de technicien (DT), il participe à l’étude de l’appareillage et réalise la forme à partir de la fiche technique établie. Il exécute les patrons (en papier et/ou en toile) à partir du moulage du pied. Avec un BTS, il encadre les différents postes de travail et coordonne les opérations de fabrication.

Compétences requises

Des compétences par niveau

Les compétences du podo-orthésiste varient selon son diplôme et sa fonction dans l’entreprise.

L’ouvrier qualifié possède des aptitudes manuelles pour travailler les matériaux (bois, cuir, matières plastiques…). L’habileté, la minutie et le sens de la précision sont indispensables. Le technicien maîtrise parfaitement le processus de fabrication des appareillages. Sa fonction nécessite par ailleurs un esprit d’équipe et le sens du contact, afin de coordonner le travail de plusieurs personnes. Quant au technicien supérieur, responsable de la fabrication et de la conception, il doit être polyvalent, faire preuve d’un grand sens de l’organisation et savoir s’adapter aux nouvelles technologies.

Le sens de l’écoute

Le podo-orthésiste travaille sur prescription médicale. Sensible aux relations humaines, il possède un certain sens de l’observation et de l’écoute. Ces qualités sont indispensables pour travailler auprès de personnes handicapées ou en souffrance physique et morale.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Une profession artisanale

Les conditions d’exercice sont majoritairement celles d’un métier artisanal. Le podo-orthésiste travaille en atelier, seul ou au sein d’une petite équipe. Le temps de réalisation d’un appareillage est très varié : entre 4 et 35 h !

Des déplacements fréquents

Le rythme de travail peut être très dense et les horaires quelquefois irréguliers. S’il est établi à son compte, ce professionnel doit satisfaire des commandes urgentes, assurer des tâches de gestion et faire preuve d’initiative. Il peut fabriquer lui-même les appareils ou les commander. Les déplacements chez les patients ou dans les centres spécialisés sont fréquents. Le plus souvent il collabore avec d’autres praticiens (médecin, masseur-kinésithérapeute…).

Carrière

Une situation contrastée

On compte environ 600 podo-orthésistes en France. Les progrès de la chirurgie réparatrice ont en effet entraîné un ralentissement du nombre de professionnels. Les emplois se situent dans les entreprises de fabrication d’appareillage, les centres spécialisés, certains services hospitaliers. Avec des opportunités dans le Nord ou l’Est de la France. Les débouchés dépendent directement du niveau de qualification. Les plus diplômés trouvent sans difficulté un emploi.

Encadrer ou diriger

Avec plusieurs années d’expérience, et à condition de posséder les compétences requises, un podo-orthésiste peut occuper des fonctions d’encadrement, voire de direction. Pour les titulaires du BTS, la création d’entreprise est également une évolution possible.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

A partir du Smic et jusqu’à environ 185 000 Cfp (1550 euros) brut par mois.

Accès au métier

Trois diplômes permettent d’exercer ce métier, à différents niveaux de responsabilité. Le CAP débouche sur un poste d’ouvrier spécialisé dans la réalisation de l’appareillage. Le Bac pro « Technicien en appareillage orthopédique spécialité podo-orthèse » permet d’occuper un poste de chef d’atelier. Et le BTS, un poste de technicien supérieur, chargé de concevoir, de réaliser et d’adapter l’appareillage sur les personnes handicapées.

Niveau CAP

  • CAP podo-orthésiste ;

Niveau bac

  • Bac pro technicien en appareillage orthopédique spécialité podo-orthèse ;

Niveau bac + 2

  • BTS podo-orthésiste .

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)
niveau 5 (niveau CAP)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

En savoir plus

Témoignage

Bernard, podo-orthésiste
Se mettre à la place des autres

"Le plus important pour moi, c'est d'arriver à confectionner une chaussure orthopédique la plus confortable et la plus élégante possible. Quand mes clients portent mes chaussures, je veux qu'ils se sentent comme tout le monde et déambulent dans la rue sans avoir l'impression d'être pénalisés par quelque chose. Pour moi, c'est l'honneur de mon métier ! Étant moi-même handicapé, je suis bien placé pour mesurer à quel point c'est important."