Psychanalyste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
libéral, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :

Le psychanalyste est un thérapeute qui aide une personne à mieux vivre grâce à une cure psychanalytique. Inventée par Freud, cette technique permet au patient d’explorer son inconscient pour essayer de résoudre les conflits qui remontent à son enfance et pèsent sur son existence.

Souvent psychiatre ou psychologue, le psychanalyste aide ses patients à se libérer de leurs souffrances intimes. Sa formation et son sens de l’écoute lui permettent d’adapter son travail à chaque cas. Avant de s’installer, le psychanalyste a suivi une formation et achevé un travail d’analyse afin de comprendre son fonctionnement personnel et ses limites. Tout au long de sa carrière, il continue à se former et à se soumettre au contrôle d’un autre psychanalyste.

Le métier

Nature du travail

Adapter la prise en charge

Après avoir écouté le patient exprimer ses symptômes pendant une ou deux séances, le psychanalyste peut accepter de l’accompagner. Il fixe le prix, le type de thérapie, la durée et la périodicité des séances en fonction des problèmes et de la personnalité du patient. Il peut aussi réaliser des séances de psychothérapie plus courtes, sous forme d’entretiens en face à face, pour traiter certains problèmes psychologiques.

Écouter et analyser

Le psychanalyste écoute le patient qui lui livre ses doutes, ses émotions et ses angoisses. Prenant des notes, il s’appuie sur des théories expliquant le fonctionnement psychique pour guérir des troubles de la personnalité ou du comportement. Il émet des interprétations, pose des questions sur l’enfance, les rêves ou les problèmes de ses patients afin qu’ils prennent conscience de leurs blocages et qu’ils réussissent à les surmonter. Allongé sur le divan, le patient effectue un transfert en reportant ses émotions et sa souffrance sur le praticien.

Se former en permanence

Le psychanalyste n’arrête jamais de se former : lectures, participation à des colloques ou à des séances de supervision au cours desquels il échange avec ses confrères sur leurs pratiques et les difficultés qu’ils rencontrent.

Compétences requises

Un titre non reconnu

Contrairement au titre de psychologue, le titre de psychanalyste n’a aucun statut légal et la profession n’est pas réglementée. En revanche, un psychanalyste peut pratiquer avec le titre de psychothérapeute qui, lui, est réglementé. Dans ce cas, pour exercer, il devra être inscrit au Registre national des psychothérapeutes. Conditions à remplir : un niveau bac + 5 au minimum et une formation en psychopathologie clinique (une dispense partielle est possible si l’on est régulièrement enregistré dans les annuaires des associations de psychanalystes).

Curiosité et maturité

Le psychanalyste est avant tout curieux du fonctionnement psychique. Avant d’exercer son métier, il a acquis une expérience et une maturité qui lui permettent d’appréhender la diversité des problématiques. Recueillir les souffrances des autres demande une grande solidité psychique. Il faut aussi s’intéresser à toutes les disciplines (philosophie, art, littérature…) qui renvoient au monde intérieur.

Empathie et neutralité

Capable de s’identifier au patient pour mieux comprendre ce qu’il ressent, le psychanalyste doit rester lui-même et garder la bonne distance. Une fois qu’il a décidé d’accompagner quelqu’un, il l’écoute avec une neutralité bienveillante pour gagner sa confiance et l’aider à s’épanouir. Il est tenu au secret professionnel.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Pas toujours un premier métier

De nombreux psychanalystes sont d’abord médecins psychiatres ou psychologues. Les autres viennent d’horizons très divers. Venus consulter parce qu’ils se sentaient mal, ils se sont passionnés pour cette exploration de l’inconscient, puis ont décidé de se lancer dans le métier.

En cabinet ou en institution

Le psychanalyste travaille le plus souvent en libéral, dans un cabinet, seul ou avec des collègues. Il organise alors son planning en toute autonomie. Il peut aussi exercer à l’hôpital ou dans une institution (centres médico-psycho-pédagogiques…). Autre solution : partager son temps entre son cabinet et une institution, car il n’est pas facile de vivre de l’analyse (les séances coûtent relativement cher au patient et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale). L’occasion aussi de varier et d’enrichir sa pratique.

Carrière

En entreprise aussi

Outre l’exercice en cabinet, le psychanalyste peut intervenir dans un centre spécialisé, un hôpital, voire une entreprise où il va aider les dirigeants à mieux cerner les difficultés : mythes fondateurs, vécus conflictuels, crises d’identité…

Des zones désertées

Si les débuts sont difficiles à Paris et dans les grandes villes, où la concurrence est sévère, certaines régions manquent de professionnels. À savoir : de nombreux psychanalystes partiront à la retraite dans les prochaines années, laissant la place aux jeunes générations.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable.

Source : non indiquée.

Accès au métier

De nombreux psychanalystes sont médecins psychiatres ou psychologues, mais la profession n’étant pas réglementée, il n’existe pas de formation obligatoire. Néanmoins, il est essentiel d’en acquérir une en psychologie à l’université et d’avoir effectué une analyse de plusieurs années, à raison de 3 à 4 séances hebdomadaires.

La Société psychanalytique de Paris (la plus ancienne) sélectionne des candidats dont la cure est déjà bien avancée pour une formation dans l’un de ses instituts. Ils doivent également être reconnus et accrédités par leurs pairs.

Pratique et théorique, cette formation dure 8 ans en moyenne.

Niveau bac + 5 et plus

  • Masters en  psychologie clinique, psychanalyse…
  • Diplôme d’études spécialisées (DES) en psychiatrie : 6 ans d’études de médecine générale, plus 4 ans de spécialisation.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

En savoir plus

Témoignage

Samuel, psychanalyste
Être en auto-analyse permanente

"Dans la cure, des sentiments inconscients (ressentis dans l'enfance à l'égard des parents) sont revécus pour être transférés sur le psychanalyste. Ce dernier, par ses interprétations, permet au patient d'en prendre conscience pour le dégager des mécanismes de répétition rendant l'existence douloureuse."

"Pour mener ce travail, le professionnel doit s'être lui-même soumis à une analyse personnelle approfondie, prolongée par une auto-analyse permanente. Cette expérience est indispensable pour connaître les effets de l'inconscient, se mettre dans une position d'attention flottante, tout en conservant une neutralité bienveillante à l'égard du patient, malgré les mouvements agressifs ou séducteurs de celui-ci."