Scénariste

Niveau d'accès :
Statut(s) :
indépendant
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
Vidéo

Adapter un roman noir pour le grand écran, prévoir tous les rebondissements d’une saga familiale pour la télévision, concevoir un nouveau jeu vidéo ou d’animation en 3D… autant de défis relevés par un professionnel de l’écriture : le scénariste.

Imaginer une épopée fantastique sur grand écran, adapter une nouvelle de Maupassant pour une chaîne de télé publique, faire vivre une série pour la télévision, concevoir un nouveau jeu vidéo… autant de défis auquel s’attelle le scénariste. Professionnel de l’écriture et amoureux de l’image, il s’investit dans les projets, accepte de les reprendre et de les modifier au gré des impératifs de production et des souhaits du réalisateur.

Le métier

Nature du travail

Trouver l’inspiration

Le scénariste se nourrit de tout. Les livres, les faits divers, la vie des autres et la sienne sont autant de sources d’inspiration pour lui. Dans un premier temps, il se documente sur le sujet autour duquel il veut axer son histoire.

Planter le décor et l’intrigue

Il rédige d’abord un synopsis, c’est-à-dire un résumé de l’histoire tenant en quelques feuillets, pour planter le décor et annoncer les grandes lignes de l’intrigue ou  » pitch « . Puis il écrit une version plus détaillée de l’histoire qui décrit clairement l’action de chaque scène et la façon dont elle est traitée, appelée  » traitement « . À ce stade, on peut trouver quelques indications de dialogues.

Rédiger le scénario

Enfin, arrive le scénario ou  » continuité dialoguée « , un document technique construit avec une grande rigueur… et modifié lors du tournage. L’écriture d’un scénario suit une codification spécifique qui rend le texte exploitable par l’équipe de tournage. On y précise les plans qui composent la scène, leur durée, l’emplacement de la caméra dans le décor… Cette écriture tient compte des exigences techniques et budgétaires de la production. Un scénariste n’écrit pas pour lui, mais pour le spectateur et aussi pour chacun des membres de l’équipe de tournage.

Compétences requises

Doué pour raconter une histoire

Aimer raconter des histoires, éprouver un vif intérêt pour la diversité de l’écriture audiovisuelle (séries, cinéma, multimédia, dessins animés) se révèle naturellement indispensable. Le scénariste est un professionnel de l’écriture. Mais, attention, l’écriture du scénario est un exercice littéraire particulier. Le talent ne réside pas tant dans l’invention d’une anecdote que dans la manière de la raconter.

Communicatif, imaginatif et persévérant

Des qualités relationnelles sont très utiles pour se constituer un réseau, nécessaire à la reconnaissance professionnelle. Imaginatif, rigoureux et observateur, le scénariste doit aussi trouver sa méthode de travail et savoir vendre son projet. Enfin, la persévérance, la modestie et la souplesse aident à accepter les refus ou les modifications de son texte.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Seul ou à plusieurs

Le scénariste travaille à domicile… ou ailleurs, quand l’inspiration lui vient. Il peut écrire seul, en binôme ou en équipe, en fonction de ses habitudes de travail, des exigences du producteur ou du diffuseur, ou du type d’oeuvre.

Il est en relation avec la société de production, représentée par un producteur, le diffuseur, le réalisateur et les comédiens, voire d’autres scénaristes s’il travaille en équipe sur un projet. Il n’est généralement pas présent lors du tournage.

Sur commande ou non

Si le scénariste choisit seul son sujet, il doit démarcher les réalisateurs ou les sociétés de production. S’il répond à une commande, il doit respecter un cahier des charges.

Des contraintes variables

Les contraintes varient selon la nature du projet. Dans les séries, on garde les mêmes acteurs jusqu’au dernier épisode. Les clips ou les films publicitaires ou d’entreprise impliquent de s’adapter aux souhaits du client diffuseur de l’oeuvre. Au cinéma, le scénariste travaille souvent en collaboration avec le réalisateur. À la télévision, il doit intégrer une équipe et accepter l’intervention des producteurs et des diffuseurs.

Carrière

Précarité au programme

Les idées nouvelles et originales sont recherchées. La croissance de l’offre télévisuelle (augmentation des horaires de diffusion et multiplication des chaînes) et du multimédia (CD-Rom, DVD-Rom, jeux vidéo…) développe des besoins. Toutefois, il reste très difficile de vivre de son écriture, et la précarité est très présente dans la profession.

Comme travailleur indépendant

Le scénariste n’a pas le statut de salarié. Il possède un statut d’auteur et ne bénéficie pas des allocations chômage comme les intermittents du spectacle. Le scénariste est rémunéré sous deux formes : les droits d’auteur qui lui sont versés directement par le producteur pendant l’écriture, et les droits d’auteur gérés collectivement au travers de sociétés de gestion de droits d’auteur, au moment de l’exploitation de l’oeuvre. Le contrat qui le lie au producteur prévoit sa participation aux différentes étapes de l’élaboration du scénario, avec d’éventuels collaborateurs (d’autres scénaristes, un auteur réalisateur), les dates de remise des différents stades du scénario, les conditions d’acceptation et de rémunération. À titre d’exemple, une fiction télé de 52 min peut rapporter entre 15 000 et 35 000 € brut auxquels s’ajoutent les droits de diffusion de la fiction, qui doublent la rémunération.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable, en fonction du diffuseur (grande chaîne hertzienne ou chaîne câblée), de l’heure de diffusion (le prime time est mieux payé qu’une heure en journée) et surtout de l’expérience du scénariste.

Accès au métier

Il n’existe pas de formation spécifique pour devenir scénariste.

Les études littéraires peuvent aider, mais certains professionnels y voient un handicap, car l’écriture cinématographique possède ses propres règles. Quelques écoles proposent des formations spécialisées, de qualité très inégale. Les places y sont rares.

Niveau bac + 3

  • Licence lettres et sciences humaines, mention arts du spectacle, parcours théorie et pratique du cinéma et de l’audiovisuel…
  • Diplôme d’école (3III) ;

Niveau bac + 5

  • Masterspro arts, mention cinéma, spécialités scénario, réalisation ; réalisation et création…
  • Diplôme de l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (FEMIS) spécialisation scénario et réalisation ou spécialisation création de séries télévisées
  • Certificat de fin d’études de l’ESRA option scénario – fiction

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

non inscrit au RNCP

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)
niveau 2 (bac + 3 et 4)

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