Sous-officier / sous-officière de l’armée de l’air

Niveau d'accès :
Statut(s) :
militaire
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Surveillance aérienne, maintenance des avions, sécurité ou administration… le sous-officier de l’armée de l’air a le choix entre une quarantaine de métiers. Des carrières accessibles depuis la classe de 2de jusqu’au bac + 2.

Le sous-officier de l’armée de l’air peut occuper les fonctions de technicien spécialisé dans les opérations aériennes, dans le renseignement, la mécanique, l’électronique, la sécurité et la protection, les activités de soutien et de support. Des carrières accessibles depuis la classe de 2de jusqu’au bac + 2. Affecté dans l’un des différents services d’une base aérienne, ce professionnel commence avec un engagement sous contrat, avant de devenir, éventuellement, officier de carrière au bout de 10 années de service.

Le métier

Nature du travail

Gérer les opérations aériennes…

Dans une tour de contrôle, avec le météorologiste à ses côtés, le sous-officier de l’armée de l’air veille au bon déroulement des décollages et des atterrissages des avions. Il détecte et identifie tous les appareils qui pénètrent dans l’espace aérien ou les suit via un radar pendant leur phase de vol.

… et la maintenance des appareils

Mécanicien ou électronicien, le sous-officier de l’armée de l’air peut prendre en charge l’entretien des moteurs ou de la structure des aéronefs, la maintenance des systèmes et matériels électroniques (radars, par exemple), le suivi technique des armements de bord conventionnels et nucléaires…

Assurer les renseignements et la sécurité…

Chargé du renseignement, le spécialiste transmission intercepte, déchiffre et achemine des messages dans les centraux radiotéléphoniques ou télégraphiques, exploite les photographies aériennes, les communications radio en langues étrangères… Fusilier commando, accompagné de maîtres-chiens, il assure la sécurité des bases aériennes ; pompier de l’air, il lutte contre les incendies.

… et le fonctionnement de la base

Le sous-officier de l’armée de l’air peut enfin contribuer au bon fonctionnement de la base aérienne. Il sera alors secrétaire, comptable, informaticien, chargé de l’entretien des installations, ou encore moniteur d’entraînement physique et sportif, maître d’hôtel, infirmier…

Compétences requises

Rigueur, discipline, solidarité

Sens du devoir, efficacité et discipline font partie de l’univers militaire. Certains postes, comme celui de mécanicien avion ou de contrôleur aérien, requièrent également une grande vigilance. Autre qualité nécessaire : l’esprit d’équipe.

Mobilité et sportivité

Secrétaire, mécanicien ou combattant, le sous-officier de l’armée de l’air doit être prêt à partir à l’autre bout du monde à tout moment pour des périodes de 4 mois. Enfin, paramètre à ne pas négliger : le sport. L’activité physique constitue une pratique régulière pendant les heures de service.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Essentiellement un travail au sol

Pour assurer la surveillance du ciel et intervenir avec ses forces aériennes, l’armée a besoin de tous ces techniciens spécialisés agissant au sol. Affecté dans les différents services des bases aériennes, le sous-officier de l’armée de l’air travaille en équipe dans un bureau, un atelier ou sur les pistes. Spécialiste du renseignement, il peut travailler à l’étranger.

Un emploi du temps dense

Sous les ordres d’un sous-officier expérimenté (chef d’équipe ou chef d’atelier, par exemple) ou d’un officier responsable de service, le sous-officier de l’armée de l’air encadre les MTA (militaires techniciens de l’air). Certaines activités, comme la surveillance aérienne, les transmissions ou la santé l’obligent à travailler en continu, 24 heures sur 24. En contrepartie, il bénéficie de jours de repos. Comme tout militaire, il peut aussi être envoyé en mission à l’étranger durant plusieurs mois. Sa mutation intervient tous les 8 à 10 ans.

Carrière

Recrutements réguliers

Sur les 52 000 militaires travaillant pour l’armée de l’air (22 % de femmes), on compte 55 % de sous-officiers. Chaque année, environ 1 000 postes sont proposés à des candidats externes.

D’abord contractuel

Le sous-officier de l’armée de l’air commence obligatoirement son parcours en qualité de contractuel. Il signe un premier contrat (de 5 ans à 8 ans) selon sa spécialité, et peut ensuite cumuler différents contrats. Au bout de 1 an, il est nommé sergent. Par la suite, la réussite à des concours internes et son ancienneté peuvent lui permettre d’évoluer vers les grades de sergent-chef, d’adjudant, d’adjudant-chef, de major. Au bout de 10 ans de service, il peut devenir sous-officier de carrière, voire devenir officier.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Smic (pour élève sous-officier).

Accès au métier

Pour devenir sous-officier de l’armée de l’air, il faut passer un concours. Conditions d’accès : être de nationalité française ; être âgé de moins de 24 ans ; être bachelier. Après la réussite au concours, le sous-officier suit une formation (16 semaines) propre à sa spécialité, à l’Efsoaa (école des sous-officiers l’armée de l’air) à Rochefort (17).

À noter : il est aussi possible de devenir sous-officier en passant par le CETAA (cours d’enseignement technique de l’armée de l’air) à Saintes (17) qui prépare au bac général S, spécialité sciences de l’ingénieur, au bac techno STI2D, spécialité système d’information et numérique, ou au bac pro aéronautique, option systèmes. Durée des études : 2 ans (pour ceux qui intègrent l’école après la 2de) ou 1 an (pour ceux qui l’intègrent après la 1re ). Conditions d’accès : concours ; être de nationalité française ; être âgé de 16 à 18 ans. Après l’obtention du bac et du certificat d’aptitude militaire, les élèves suivent une formation de sous-officier dans une école militaire de spécialisation.

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Douglas, électronicien avionique
Un métier passion

"Tout petit déjà, je fréquentais les salons aéronautiques et les meetings aériens du Bourget. Le choix de l'armée de l'air s'est donc imposé tout naturellement. Après un bac techno en électronique et un DUT en génie industriel, je suis entré à l'École des sous-officiers de Rochefort où j'ai décroché la spécialité de mon choix : l'avionique. Aujourd'hui, sur la base de Mont-de-Marsan, je prépare les vols avant les départs en mission, je détecte les pannes et les répare dans les délais impartis."