Trader

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Statut(s) :
indépendant, salarié
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Parier sur la hausse ou la baisse d’une monnaie, d’un indice ou d’une action représente le travail quotidien du trader. Les yeux rivés sur les cours de la Bourse, ce professionnel des salles de marché brasse des millions d’euros par jour.

Intuitif et bien informé, le trader spécule sur les marchés financiers en ne prenant que des risques calculés. Ses connaissances techniques et économiques lui permettent d’anticiper les revirements de situation et de réagir vite. Le métier est bien rémunéré mais très stressant. Les montages financiers étant devenus très complexes, les profils scientifiques ont la cote. Un diplôme d’ingénieur ou un bac + 5 en maths sont appréciés, s’ils sont assortis d’une formation de haut niveau en finance.

Le métier

Nature du travail

S’informer

Dès son arrivée, le matin, dans la salle de marché, le trader consulte les journaux et les dépêches d’agences pour repérer les événements susceptibles d’influer sur les cours. Il suit l’évolution des marchés internationaux en temps réel. Les journées sont intenses et commencent souvent dès 7 heures. Elles se calment à partir de 17 h 30, heure de fermeture de la Bourse.

Travailler en équipe

Le trader travaille en étroite collaboration avec le vendeur ou salesman. C’est ce dernier qui conseille aux clients de la banque d’investir dans telle ou telle entreprise. Le travail du trader est alors de réaliser ces ordres le plus judicieusement possible.

Se spécialiser

Le trader achète et vend des titres selon les demandes de son client et les opportunités du marché. Il s’intéresse, selon les cas, aux actions, aux obligations, aux bons du Trésor ou aux devises. Plus expérimenté, le trader appelé  » market maker  » met en place une véritable stratégie. Il anticipe les ventes qui risquent d’être conclues par les commerciaux. Dans le jargon, on dit qu’il prend des positions.

Compétences requises

Résistant au stress

Quel que soit le produit sur lequel il travaille, le trader vit en permanence sous pression. Les sommes engagées sont énormes et les résultats immédiats, qu’il s’agisse de gains ou de pertes. Mieux vaut, par conséquent, avoir les nerfs solides.

Du flair et de la vivacité

Un bon trader a le sens du marché. Il fait preuve à la fois d’astuce et d’intuition. Il est capable de réagir très vite face à un événement et de prendre, sans tarder, les bonnes décisions.

Audacieux mais raisonné

Le trader sait prendre des risques et accepte l’idée de perdre ce qu’il a misé. Le métier comporte incontestablement un aspect ludique, mais il faut garder la tête froide et respecter certaines limites. Ces dernières années, les salles de marché ont vu l’émergence de nouveaux profils de traders. Issus des écoles les plus prestigieuses, ce sont des mathématiciens qui se sont imposés.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Dans les salles de marché

Le trader exerce dans les salles de marché où se déroulent les négociations commerciales, dans une ambiance survoltée et extrêmement bruyante. Il travaille pour le compte d’un établissement financier, d’une grande banque, d’une société de bourse ou pour un grand groupe industriel. 75 % des traders sont des hommes. Si les primes sont plus modestes qu’il y a 10 ans, la rémunération reste très confortable.

De plus en plus de contrôles

Depuis la crise des subprimes en 2008 et les dérives de certains traders, les contrôles se multiplient pour éviter les dérapages individuels. Les normes réglementaires sont de plus en plus strictes. De plus, chaque opération réalisée en salle de marché est vérifiée par le middle office puis par le back office.

En indépendant

Le  » day trading  » est un phénomène qui émerge : il consiste à réaliser de petites plus-values en multipliant les transactions durant une journée. Avec ce système, les traders ont la possibilité de se mettre facilement à leur compte.

Carrière

Faire ses preuves

Pour pénétrer le petit milieu très fermé de la haute finance, rien de mieux que les stages. Les candidats à un poste de trader sont jugés sur leur comportement. Le sang-froid que l’on parvient à garder dans une situation de crise et le réseau relationnel que l’on tisse autour de soi font toute la différence.

Viser les sociétés de bourse

Les sociétés de bourse constituent le principal débouché. Mais les banques possédant des salles de marché recrutent également des traders. De plus, le développement des sociétés de bourse en ligne a créé de nouvelles opportunités.

Prévoir sa reconversion

Après quelques années d’exercice à un rythme trépidant, les nerfs risquent de s’user et une reconversion est vivement conseillée. Le trader peut devenir responsable de front office ou s’orienter vers d’autres métiers de la finance et de la Bourse, tels que gérant de portefeuille ou analyste financier. Le métier de trader, très exposé médiatiquement ces dernières années, ne représente que 1 500 personnes en France.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ de 394 000 Cfp (3300 euros) à 597 000 Cfp (5000 euros) brut par mois pour un débutant, auxquels s’ajoutent des primes sur résultats obtenus.

Accès au métier

Le profil idéal pour exercer le métier de trader ? Etre diplômé d’école d’ingénieurs ou titulaire d’un 3e cycle universitaire en finance. Ces formations peuvent être complétées par un mastère spécialisé. Dans tous les cas, il est impératif de parler l’anglais des affaires, car la plupart des échanges se font dans cette langue, et d’avoir fait un ou plusieurs stages d’assistant trader.

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur spécialisé en mathématiques appliquées à la finance ou à la finance de marché
  • Diplôme d’école de commerce spécialisé en finance de marché
  • Master pro ou recherche spécialisé en finance de marché, en ingénierie financière, en mathématiques appliquées à la finance, en probabilités et finance, en modélisation aléatoire
  • Niveau bac + 6

  • Mastère spécialisé en finance de marché, finance, finance internationale, ingénierie et modèle de la finance

En savoir plus

Témoignage

Frédéric, trader
Une question de flair

"Toute la journée, nous recevons des offres de prix et nous prenons plus ou moins position en fonction de notre ressenti. À la manière de grosses bases de données, les traders engrangent des tas d'informations économiques et financières qui leur permettent d'anticiper l'évolution des marchés. Mais c'est à leur flair qu'ils se fient pour valider ou non une opération."