Verrier / verrière au chalumeau

Niveau d'accès :
Statut(s) :
artisan, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Le verrier au chalumeau transforme le verre pour produire différents objets, comme du matériel pour les laboratoires de physique et de chimie, ou des enseignes lumineuses. On le rencontre surtout dans la verrerie technique.

Il étire, file, souffle, tord… toujours le même matériau, plus ou moins transformé : le verre. À la pointe de son chalumeau, ce professionnel transforme en un tournemain des tubes ou des baguettes de verre en vase, en lampe, en écran ou en paire de lunettes. Le verrier au chalumeau est rarement artisan dans la verrerie décorative. On le rencontre surtout dans la verrerie technique qui produit, par exemple, des enseignes, du matériel optique ou de laboratoire.

Le métier

Nature du travail

Chauffer pour créer

Pour réaliser une éprouvette, une enseigne lumineuse ou des objets décoratifs, le verrier au chalumeau travaille toujours à partir de tubes ou de baguettes en verre de différents diamètres, qu’il fait chauffer à la flamme de son chalumeau en les tournant d’un geste régulier. Ainsi, ils deviennent malléables et le verrier peut alors créer des formes, pleines ou creuses. L’opération est délicate et, pour que le verre prenne la forme voulue, il faut envoyer un souffle d’air par un tube en caoutchouc (la soufflette), qui le fait se dilater et gonfler.

Un même métier, des activités différentes

Le métier ne se réduit pas à la simple transformation du verre. En effet, un verrier au chalumeau qui travaille dans une entreprise d’enseignes lumineuses ou de verrerie de laboratoire n’aura pas les mêmes activités que celui qui travaille dans la verrerie décorative. Par exemple, la fabrication d’une enseigne lumineuse demande, en plus du façonnage du verre, la réalisation de l’équipement électrique des néons et l’installation chez le client. Pour les laboratoires, le verrier est amené à fabriquer des ballons à distiller et des éprouvettes, et il doit respecter des mesures très précises pour que ces objets répondent aux critères attendus par les physiciens ou les chimistes.

Compétences requises

Habileté manuelle et rigueur

Chaque étape du travail demande une grande habileté manuelle, de la rigueur et de la méthode. Le débutant doit être capable de lire un plan et de suivre précisément les cotes qui y figurent pour respecter les dimensions de l’objet. Adresse et savoir-faire sont indispensables : le moindre faux mouvement peut endommager la pièce réalisée et la rendre inutilisable. De plus, une personne maladroite risquerait de se brûler ou de se couper.

Des connaissances techniques et un sens artistique

Du point de vue technique, il faut connaître les différents types de verres (coût, propriétés physiques, difficultés de manipulation), les matériaux, et posséder quelques bases de chimie. Dans la verrerie décorative et les enseignes lumineuses, une bonne appréciation des couleurs et des volumes est indispensable. Un goût prononcé pour le dessin d’art est aussi souhaitable.

Inventivité et créativité

Un verrier au chalumeau devenu expert dans son domaine doit savoir faire preuve d’inventivité pour répondre aux commandes faites par ses clients. Par exemple, en verrerie de laboratoire, à partir d’une demande spécifique, il réalise un croquis et élabore la pièce dont les scientifiques ont besoin pour réaliser leurs expériences.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Artisan ou salarié

Le verrier travaille le plus souvent dans un atelier, seul ou en équipe. Quand il travaille au sein d’une équipe, c’est pour le compte d’une entreprise spécialisée dans la verrerie de laboratoire ou les enseignes lumineuses. Certains verriers travaillent en tant qu’artisans dans la verrerie décorative pour l’industrie du luxe : la haute couture, la bijouterie, le flaconnage ou les arts de la table. Mais ils sont peu nombreux. L’industrie du verre est implantée dans quasiment toutes les régions, et les verriers peuvent trouver des emplois sur tout le territoire.

Du débutant à l’expert

Il faut beaucoup de pratique pour devenir un bon verrier et réaliser des pièces compliquées. Un jeune débutant se voit confier des travaux relativement simples et, au fil du temps, il acquerra la technique nécessaire pour des ouvrages plus élaborés. Les verriers confirmés, quant à eux, doivent être capables de concevoir une pièce à partir d’une commande spécifique et d’encadrer une équipe.

Des risques relatifs

La manipulation du chalumeau et de certains outils n’est pas sans danger et il faut prendre garde aux risques de brûlures et de coupures. Le port de lunettes de protection est nécessaire, car il préserve des éblouissements provoqués par la flamme du chalumeau.

Carrière

Essentiellement la verrerie technique

90 % des verriers exercent dans le secteur de la verrerie technique, destinée à la publicité, à la chimie, à la physique, à la biologie, à l’électronique et à l’électrotechnique. Seulement 10 % d’entre eux travaillent dans la verrerie décorative en tant qu’artisans. Certains peuvent travailler pour des laboratoires scientifiques qui utilisent des appareils complexes en verre. Cependant, ce type d’activité tend à diminuer avec l’introduction de l’informatique, qui permet de simuler les essais.

Suivant les aléas du marché

Le marché de l’emploi est très lié à l’économie. Dans le domaine publicitaire notamment, le volume des commandes suit le rythme de la croissance. Le secteur subit aussi la concurrence des pays dont le coût de la main-d’oeuvre est très faible. Cependant, on constate un équilibre entre le nombre de jeunes formés et les besoins en personnel.

Vers plus de responsabilités

Avec quelques années d’expérience, le verrier peut accéder à l’encadrement d’une équipe et participer à la conception de produits, à la recherche et à la mise en oeuvre de nouvelles méthodes de fabrication. Par ailleurs, une formation complémentaire en gestion peut lui permettre de s’installer à son compte.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir du Smic .

Accès au métier

Pour devenir verrier au chalumeau, il faut obligatoirement un CAP. Mais il existe d’autres diplômes pour se perfectionner et acquérir des compétences supplémentaires.

  • Niveau CAP

  • CAP métiers de l’enseigne et de la signalétique ; souffleur de verre option verrerie scientifique ; souffleur de verre option enseigne lumineuse
  • Niveau bac

  • Bac pro artisanat et métiers d’art option métiers de l’enseigne et de la signalétique ; artisanat et métiers d’art option verrerie scientifique et technique

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 5 (niveau CAP)
niveau 4 (bac ou équivalent)

En savoir plus

Témoignage

Nicolas, verrier au chalumeau
Un dessin pour base de travail

"Je confectionne des enseignes lumineuses. Pour cela, je travaille avec une canne et un chalumeau. Chaque objet est réalisé à partir d'un dessin qui permet d'obtenir le bon métrage. Le tube doit être bien à plat car, quand on le chauffe, il a tendance à se tordre. Tout en travaillant l'extérieur du tube au chalumeau, je souffle dedans afin que le diamètre soit le même partout. Sinon, le diamètre a tendance à se rétrécir."