Animateur(trice) de radio et de télévision

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Niveau d'accès :
Statut(s) :
intermittent du spectacle
Secteur(s) professionnel(s) :

Le métier

Nature du travail

Concevoir et animer une émission

Derrière les vitres du studio radio ou face aux caméras, l'animateur doit divertir et informer le public. Il imagine et conçoit le programme, en définit le contenu, en
accord avec la ligne éditoriale de la chaîne et de la maison de production. Pendant l'émission, à lui d'animer les débats, d'interviewer ses invités, d'annoncer les titres
musicaux, de faire participer les auditeurs...

Prévoir les moindres détails

Quel que soit le genre de son émission (jeu, variété, magazine culturel), l'animateur la prépare dans les moindres détails, surtout si elle est présentée en direct. Pour
parer l'imprévu, il s'imprègne des sujets qu'il traite, en se documentant et en rencontrant les éventuels intervenants. Il doit également rédiger ses textes de
présentation, ses interviews ou ses transitions : tout est étudié et minuté.

Développer l'audience

L'animateur cherche sans cesse à capter un maximum d'auditeurs ou de téléspectateurs. À lui de trouver la bonne formule pour rythmer l'émission, faire parler ses invités,
ajouter de l'inattendu, et ainsi attirer et fidéliser le public.

Compétences requises

Voix, look et charisme

À la radio, l'animateur doit posséder une voix, une élocution et un humour qui passent bien sur les ondes. À la télévision, il travaille aussi son apparence et crée son
image. Toutefois, les chaînes ne cherchent pas des mannequins, mais des personnes très naturelles auxquelles le public peut s'identifier. Une expérience de comédien peut
également faciliter l'insertion.

Sérieux et gestion du stress

Dynamique, l'animateur se doit de l'être en permanence : coup de blues interdit ! Mais il n'est un amuseur qu'à l'antenne. En coulisses, il est soumis à d'importantes
pressions. Audimat, heure de passage et durée des émissions... autant de paramètres qu'il doit surveiller avec le plus grand sérieux. La capacité d'organisation, le goût
du travail en équipe et la ponctualité sont essentiels dans la profession. Mais, plus que tout, l'animateur est capable de gérer le stress du direct et d'improviser en cas
de dysfonctionnement ou d'imprévu.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Tenir la vedette...

Pilier de l'émission, l'animateur peut être une véritable star, notamment à la télévision. Il est alors épaulé par de nombreux assistants (documentaliste, régisseur,
maquilleuse...). À lui de créer son image en accord avec la ligne éditoriale du programme.

... ou jouer plusieurs rôles

Mais, lorsque les équipes sont réduites, l'animateur endosse à lui seul plusieurs rôles. Il prend les rendez-vous avec les invités, réalise interviews, reportages et
montages. Parfois, il établit même la programmation musicale. Dans tous les cas, il fait le point régulièrement avec les responsables des programmes. Il lui faut parfois
se remettre en question et évoluer pour séduire les auditeurs ou les téléspectateurs.

Horaires décalés

Les enregistrements se font dans les studios de la chaîne de télévision ou de la station de radio, ou encore dans des studios indépendants. Auparavant, l'animateur a
préparé l'émission à son domicile ou bien dans les bureaux de son employeur. Il doit s'adapter aux contraintes et au rythme de programmation des émissions : plannings
irréguliers, horaires décalés et travail le week-end sont souvent de rigueur.

Carrière

Salaire du débutant

Cachet variable selon l'employeur, la notoriété, l'émission.

Intégrer le marché du travail

Miser sur les nouvelles chaînes

A priori, en radio comme en télé, les places d'animateur sont chères. Mais la création de stations, de chaînes et de nouveaux programmes incite les patrons de ces médias
et les responsables des sociétés de production à rechercher de nouveaux talents. Le meilleur moyen pour faire de la télé ou de la radio consiste à participer à un maximum
de castings et à entretenir ses réseaux de connaissances.

De l'animation à la production

Stagiaire, pigiste, puis animateur d'une émission régulière... ce parcours, assez classique, est affaire de dynamisme, de persévérance, voire de culot et de rencontres
plus ou moins chanceuses. Avec de la notoriété, l'animateur peut devenir producteur audiovisuel. Dans ce cas, il travaille pour une ou plusieurs chaînes, en livrant un
programme clés en main. Les animateurs télé les plus célèbres produisent souvent leurs propres émissions.

Accès au métier

Il n'y a pas de parcours type pour devenir animateur. Cependant, plusieurs écoles privées assurent des formations au métier. Ces écoles sont payantes, avec des durées de
cursus variables, et toutes ne conduisent pas à des certifications reconnues. Cependant, il existe des cursus radio et TV, préparés en école de journalisme. Le cumul de
diverses expériences (notamment dans des radios locales ou des web-radios) est un atout certain, associé à une bonne culture générale et à une certaine aisance devant un
micro ou une caméra.

Niveau bac + 2

  • Formation au Studio École France

Niveau bac + 3

  • Formation à l'École des médias

Exemples de formation

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

Niveau III (Bac + 2)
Niveau II (Bac + 3 et 4)

En savoir plus

Témoignage

Alain, animateur à Radio France
Jouer un rôle

"Le premier critère, c'est l'expérience. Avant d'embaucher, Radio France regarde le parcours des animateurs. Pour la plupart, nous avons commencé dans des radios locales associatives ou privées ; le travail y est radicalement différent."

"La curiosité est primordiale dans ce métier : c'est ce qui fait avancer. Il faut aimer les autres et surtout ne pas se mettre en avant. À nous de poser les bonnes questions à l'invité en fonction de ce qu'on a lu ou de l'actualité. On est là pour le guider, pas pour apporter les réponses. Évidemment, il faut avoir du bagout. Mais il y a deux catégories d'animateurs : les extravertis (à l'antenne, ça donne quelque chose d'explosif), et les autres, plus réservés, ce qui est un peu mon cas. Pour moi, le fait d'être derrière un micro, sans être vu de l'auditeur, permet presque de jouer un rôle. C'est assez grisant. On n'est pas obligé d'être une bête de scène pour être animateur."