Anatomiste

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Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Chercheur en médecine, l’anatomiste est un spécialiste de la structure, de la composition, de la croissance et du fonctionnement des organes et tissus du corps humain ou animal.

L’anatomiste est un chercheur en médecine. Il étudie la structure, la composition, la croissance et le fonctionnement des organes et tissus du corps humain ou animal, notamment après des interventions médicales ou biotechnologiques (greffes d’organes, fécondations in vitro, cultures cellulaires…). Il participe aux progrès thérapeutiques et publie les résultats de ses travaux. Il travaille au sein d’un hôpital ou d’un institut de recherche. Il peut être spécialisé en neuro-anatomie ou en anatomo-pathologie, entre autres.

Le métier

Nature du travail

Étudier le corps humain ou animal…

L’anatomiste dirige des recherches médicales ou biomédicales sur la structure, la composition biochimique, la croissance et le fonctionnement des tissus et organes du corps humain ou animal. Il recoupe une somme d’informations abondantes et formule des hypothèses. Il étudie, par exemple, les réactions des tissus vivants après des interventions médicales ou biotechnologiques (greffes d’organes, fécondations in vitro, cultures cellulaires…).

… via certaines spécialités

Certains anatomistes sont spécialisés dans un domaine précis. Par exemple, le neuro-anatomiste s’intéresse à l’anatomie du cerveau ; l’anatomo-pathologiste, aux pathologies des tissus. Ce dernier interprète les prélèvements (biopsies et frottis) pour établir la nature d’un cancer éventuel et permettre le choix du meilleur traitement. Il est parfois sollicité pour faire des autopsies d’intérêt médical.

Faire avancer la science

Il participe aux progrès thérapeutiques, produit des connaissances et des savoirs nouveaux sur l’anatomie, diffuse ses résultats en rédigeant des articles. Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans l’activité de ce chercheur : il participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux qui lui permettent de partager ses connaissances et de les étoffer.

Compétences requises

Savoirs scientifiques et sang-froid

Biologie cellulaire, embryologie, histologie, neuro-anatomie… autant de savoirs scientifiques nécessaires à l’exercice du métier, sans oublier patience, persévérance et une certaine maîtrise de soi pour effectuer des dissections. Âmes sensibles s’abstenir…

Sens de la communication

L’anatomiste doit posséder le sens de la pédagogie pour expliquer l’objectif et l’avancée de ses travaux à des publics non spécialistes (journalistes, par exemple). Il maîtrise également l’anglais, langue absolument nécessaire pour publier ses travaux dans les revues scientifiques internationales. Et comme tout scientifique, il doit faire preuve d’une grande ouverture d’esprit pour accepter d’être remis en question en portant un regard critique sur son travail et celui de ses pairs.

Encadrement et formation

Dans un laboratoire où il est chargé du pilotage d’un ou plusieurs projets scientifiques, il encadre des équipes, forme les jeunes chercheurs (doctorants, post-doctorants) et enseigne son savoir. L’anatomiste peut aussi obtenir un poste de chef de clinique alliant enseignement et recherche (y compris des études cliniques).

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Dans le secteur public

La majorité des recrutements s’effectue dans les hôpitaux. L’anatomiste salarié à l’hôpital a le titre de praticien hospitalier et exerce en tant que médecin spécialisé (le plus souvent en chirurgie, en neurochirurgie ou en neurologie). L’anatomiste hospitalo-universitaire exerce dans les CHU (centres hospitalo-universitaires) et partage son temps entre les soins, l’enseignement et la recherche. Dans les laboratoires des universités ou les instituts de recherche comme l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), par exemple, l’anatomiste est recruté en qualité de fonctionnaire, après réussite à un concours très sélectif.

Dans le secteur privé

L’anatomiste travaille principalement au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes. À l’avenir, la tendance vise le développement de plates-formes collaboratives alliant recherche publique, recherche privée et PME (petites et moyennes entreprises) de biotechnologie.

Travail d’équipe

Autonome dans son travail, l’anatomiste est entouré d’une équipe de chercheurs, de doctorants, d’ingénieurs et de techniciens, avec lesquels il mène ses travaux en étroite collaboration. En plus de ses horaires de base, l’anatomiste, qui exerce à l’hôpital, assure des gardes et des astreintes pour pouvoir prendre en charge toutes les urgences.

Carrière

Collaborer avec d’autres spécialistes

L’expertise de l’anatomiste n’intéresse pas uniquement la médecine : il lui arrive parfois de collaborer avec des historiens pour interpréter, par exemple, les traces laissées sur les dents et les os des hommes préhistoriques afin de déterminer leur mode d’alimentation.

D’abord le salariat

Qu’il signifie exercice hospitalier, en clinique ou au sein des centres de santé gérés par les collectivités territoriales, le salariat apparaît moins précaire et est très largement plébiscité par les jeunes diplômés, d’autant que de nouvelles cliniques se créent et que l’on manque de personnels spécialisés dans les hôpitaux…

Salaire du débutant (base métropolitaine)

À partir de environ 298 000 Cfp (2500 euros) brut par mois, variable selon le lieu d’exercice et le statut.

Accès au métier

L’anatomiste est souvent titulaire d’un diplôme d’État (DE) de docteur en médecine, avec mention d’une spécialité. Généralement, il a fait 11 ans d’études médicales à l’université, l’anatomie étant une discipline de chirurgiens et de radiologues. S’il s’intéresse à l’anatomie animale, il a un diplôme d’État (DE) de vétérinaire, avec spécialité en anatomie vétérinaire.

  • Bac + 9 et plus

  • DES (diplôme d’études spécialisées) anatomie et cytologie pathologiques ; chirurgie
  • DESV (diplôme d’études spécialisées vétérinaires) anatomie pathologique vétérinaire

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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