Chargé / chargée de recherche et développement déchets

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Avec 50 millions de tonnes de déchets industriels produits chaque année selon l’Ademe, le chargé de recherche et développement déchets a du travail : à lui d’innover pour mettre au point de nouvelles formes de traitement des déchets.

Le chargé de recherche et développement déchets met au point de nouvelles formes de traitement des déchets. Il analyse les comportements et spécificités des clients (industriels, collectivités, professionnels de santé…), leur propose des traitements, élabore des stratégies de tri. Il s’intéresse notamment aux déchets dangereux qui posent un problème de gestion particulièrement aigu. Il peut, par exemple, travailler au sein du laboratoire de recherche d’un groupe de l’industrie nucléaire.

Le métier

Nature du travail

Innover, créer

Le chargé de recherche et développement déchets doit mettre au point des produits toujours plus performants et appropriés à une optimisation de la gestion des déchets. Son domaine : la recherche appliquée au traitement des déchets. Ses missions : analyser les comportements et spécificités des clients (industriels, collectivités, professionnels de santé et organismes), optimiser les choix et propositions, élaborer des stratégies de tri.

Gérer les déchets dangereux

Le chargé de recherche et développement déchets s’attaque notamment aux déchets dangereux (3 millions de tonnes par an), qui posent un problème de gestion particulièrement aigu. Il peut travailler au sein du laboratoire recherche et développement d’un groupe de l’industrie nucléaire. Il y étudie alors les réactions des gaz fluorés avec des solides uranifères, et optimise la gestion des rebuts de ces matières nucléaires, gaz corrosifs, poudres, effluents liquides et autres solides. Il s’occupe de dossiers éminemment sensibles, autant en termes de sécurité et de santé publiques que d’impact environnemental. Il collabore avec l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour les problématiques de zones d’entreposage, de stockage, ainsi que sur les opérations de manutention et de tri.

Compétences requises

Avoir des connaissances pointues

Le chargé de recherche et développement déchets maîtrise les dernières techniques de traitement, souvent issues de la chimie. Il s’intéresse aussi au développement des biotechnologies (procédés consommant peu d’énergie et même capables d’en générer). Ainsi, le compost est-il issu de la décomposition naturelle de déchets végétaux. Il est aussi possible de dépolluer l’eau avec des plantes ou encore de produire du méthane par fermentation, pour récupérer de l’énergie.

Connaître les dernières technologies

L’amélioration des performances des centres de tri fait l’objet de recherches et d’innovations constantes. Les nouveaux centres de tri utilisent des cribles balistiques pour séparer les déchets, des systèmes optiques pour trier les plastiques par résine et par couleur, la séparation magnétique des métaux ferreux et non ferreux.

Gérer le budget

Il gère aussi le suivi administratif et financier des projets : il évalue le coût de traitement d’un type de déchet. Il établit le budget global, facture les prestations lorsqu’il agit pour une entreprise cliente. Il se porte garant du respect des délais, des coûts et de la qualité des opérations. Il veille enfin au respect des normes et des réglementations environnementales de plus en plus rigoureuses.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Travail d’équipe

Le chargé de recherche et développement déchets exerce souvent au sein d’une équipe pluridisciplinaire (experts en études, en travaux de dépollution, en analyse de risques) pour établir un état des lieux, définir un plan d’action et réaliser une analyse de risques du site à traiter. Il encadre des équipes d’agents et de techniciens qui interviennent sur le terrain. Il aide les responsables commerciaux et opérationnels dans l’élaboration des dossiers techniques. Des déplacements chez le client sont souvent nécessaires. Enfin, il travaille en partenariat avec les industries et commerces de la récupération et du recyclage.

En laboratoire ou au bureau

Il lui est parfois demandé de revêtir une tenue spéciale pour ne pas s’exposer à des déchets toxiques. Il peut manipuler des produits dangereux, notamment en laboratoire. Salarié du secteur privé, il exerce sous l’autorité d’un directeur de recherche et développement, ou encore au sein d’un bureau d’études spécialisé, sous la direction du responsable de bureau d’études.

Carrière

Dans l’industrie

Le chargé de recherche et développement déchets travaille chez un distributeur spécialisé dans l’hygiène et la protection de l’environnement, où il intègre l’équipe recherche et développement pour étoffer l’offre catalogue de produits de traitement spécifiques, dans la chimie, l’énergie fossile ou l’énergie nucléaire. Il peut être employé par de grands groupes industriels spécialisés dans le traitement des déchets : la société Inertec par exemple, issue de la collaboration entre deux groupes : Sita (Suez Environnement) et Soletanche Bachy (filiale du groupe Vinci).

Le chargé de recherche et développement déchets peut devenir responsable de pôle de recherche ou évoluer vers d’autres responsabilités au sein du groupe, diriger des équipes plus importantes ou bouger géographiquement.

En cabinet d’études

Il peut également travailler dans un grand cabinet d’études et de conseils partenaire de nombreuses collectivités locales dans le cadre de leur recherche de solutions pour le traitement de leurs déchets : collecte, tri, valorisation, déchetteries…

Salaire du débutant (base métropolitaine)

entre environ 274 000 Cfp (2300 euros) et 298 000 Cfp (2500 euros) brut par mois.

Accès au métier

Le chargé de recherche et développement déchets a suivi une formation à bac + 5 au minimum : principalement master ou diplôme d’ingénieur.

  • Niveau bac + 5

  • Master dans les domaines de l’aménagement et de la gestion des déchets, des risques industriels et environnementaux, de la pollution atmosphérique, de la physique de l’environnement…
  • Diplôme d’ingénieur en chimie, rudologie, sciences et techniques de l’énergie et de l’environnement, biotechnologies…
  • Niveau bac + 6

  • Mastère spécialisé gestion, traitement et valorisation des déchets

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