Chef de station de traitement des eaux

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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À la tête d’une station d’épuration, le chef de station de traitement des eaux organise le travail des équipes techniques pour assurer la dépollution des eaux usées, avant leur rejet final dans la nature.

Responsable du bon fonctionnement d’une station d’épuration, le chef de station de traitement des eaux organise le travail des techniciens qui doivent effectuer les prélèvements d’eau et de boue qui sont ensuite analysés, ou qui gèrent la maintenance des équipements. Il assure aussi la gestion commerciale, ainsi que la communication externe (avec les mairies, associations, services de l’État). Il travaille pour une commune ou au sein d’une grande entreprise de distribution de l’eau.

Le métier

Nature du travail

Coordonner les équipes

Le chef de station de traitement des eaux organise et assure le bon fonctionnement de son site d’épuration. Une usine d’épuration collecte en moyenne plus de 3 millions de m3 d’eaux usées par an. Un énorme débit qu’il faut gérer, depuis l’arrivée des eaux jusqu’à leur rejet. Pour cela, le chef de station s’appuie sur ses équipes de techniciens. Aux uns, il fait effectuer les prélèvements d’eau et de boue qui sont analysés au laboratoire. Aux autres, il délègue la maintenance des équipements.

Contrôler les prélèvements

Tous les matins, le chef de station contrôle les analyses des prélèvements d’eau en étudiant les courbes éditées sur les dernières 24 heures. En fonction de ses observations, il donne ses instructions (modification des réglages, par exemple). Il observe tous les incidents qui ont eu lieu et désigne les personnes chargées de résoudre les problèmes de pollution éventuels.

Assurer le suivi commercial

Il contacte les fournisseurs pour obtenir des informations sur leur matériel. Il négocie les prix et achète les produits nécessaires à l’exploitation de la station (consommables, fournitures pour les réparations). Il tient un registre, qui indique la nature et la date des traitements mis en oeuvre, les éventuels incidents, les pannes, etc.

Compétences requises

Un leader

Le chef de station de traitement des eaux doit savoir diriger et encadrer son personnel. Il veille à la sécurité des agents et techniciens, prévoit leur formation, organise leurs astreintes et leurs éventuels déplacements.

Toujours à niveau

Il possède des connaissances en chimie de l’eau. Il comprend les procédés complexes utilisant le chlore, l’ozone ou l’azote pour  » laver  » l’eau. Grâce à son savoir technique, il veille à la modernisation des équipements, à l’évolution des techniques d’épuration (développement de biotechnologies, possibilités de valorisation des boues résiduelles, etc.). Il optimise l’utilisation de l’énergie électrique et des produits de traitement. La décantation, la biofiltration, la désodorisation n’ont pas de secrets pour lui. Il travaille toujours dans le respect des normes environnementales en vigueur.

Qualités relationnelles

Ce professionnel ne doit pas négliger la partie relationnelle de son travail. Il rencontre de nombreux interlocuteurs : élus locaux et techniciens des collectivités locales, entreprises et administrations en charge de la gestion de l’eau, responsables du réseau d’assainissement, associations de riverains, associations de protection de l’environnement, contrôleurs de la police de l’eau… auxquels il rend compte de son activité.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un métier de terrain

Le chef de station de traitement des eaux partage son temps entre la station de traitement des eaux, les rendez-vous avec les fournisseurs et les visites à ses interlocuteurs institutionnels. Il garde une large autonomie dans l’organisation de son travail et peut disposer d’un véhicule de service. Les risques liés à ce métier sont limités, mais il convient d’être vacciné contre diverses maladies (tétanos, hépatite…) et de faire attention aux risques de glissade et de chute sur le site d’exploitation.

Des astreintes possibles

Ses horaires peuvent être irréguliers, son emploi du temps s’adaptant aux réunions planifiées avec les mairies, les associations, etc. Une station d’épuration fonctionne en continu. En cas d’incident majeur, peu importe l’heure, le chef de station est à la manoeuvre avec ses équipes. Il supervise les interventions d’urgence des techniciens.

Différents statuts

Lorsqu’il travaille pour une collectivité locale (commune, communauté de communes…), il a le statut de fonctionnaire : catégorie A ou B de la filière technique territoriale, en fonction de ses diplômes (de bac + 2 à bac + 5). Il peut aussi être un salarié du secteur privé.

Carrière

En collectivité locale

Les emplois se trouvent dans les collectivités locales (communes, communautés de communes). Dans la fonction publique territoriale, le recrutement s’effectue sur concours. L’évolution de carrière dépend de la réussite à des concours internes. Un responsable de station peut décider d’exercer en agence régionale pour l’environnement et conseiller plusieurs exploitants de stations d’épuration.

Au sein d’un grand groupe de l’eau

Dans le privé, le chef de station de traitement de l’eau exerce pour le compte de grandes entreprises de la distribution de l’eau (Lyonnaise des eaux-Suez, Veolia, SAUR…). Il peut faire évoluer sa carrière vers d’autres responsabilités au sein du groupe, diriger des équipes plus importantes ou bouger géographiquement.

Des perspectives dans l’industrie

Malgré les progrès de l’automatisation et de la gestion à distance qui limitent les recrutements, de nouveaux emplois devraient apparaître dans l’industrie. En effet, certaines entreprises industrielles ayant des besoins en eau très importants ou ayant des pratiques polluantes mettent déjà en place leurs propres stations pour traiter l’eau qu’elles utilisent.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 218 000 Cfp (1830 euros) brut par mois pour un ingénieur de la fonction publique territoriale. 2500 euros brut par mois pour un ingénieur du secteur privé.

Accès au métier

Lorsqu’il est responsable d’une grosse unité, le chef de station de traitement des eaux a souvent suivi une formation à bac + 5 : master ou diplôme d’ingénieur (Engees, Engref…). Mais le métier est aussi accessible aux techniciens, titulaires d’un bac + 2/3, avec une certaine expérience professionnelle.

  • Niveau bac + 2

  • BTS métiers de l’eau ; métiers des services à l’environnement ; bioanalyses et contrôles
  • BTSA gestion et maîtrise de l’eau
  • DUT génie électrique et informatique industrielle ; hygiène, sécurité, environnement
  • Niveau bac + 3

  • Licence pro en protection de l’environnement, spécialité traitement des eaux
  • Niveau bac + 5

  • Master en hydraulique ; biologie ; chimie
  • Diplôme d’ingénieur

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