Chercheur / chercheuse en chimie

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Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
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Trouver de nouvelles voies à explorer, observer, formuler des hypothèses… La vie du chercheur en chimie est une quête permanente, jalonnée d’avancées et de doutes. Un métier passion pour des scientifiques accomplis.

Faire progresser la science et améliorer notre quotidien, tels sont les objectifs du chercheur en chimie. Au sein d’un laboratoire public ou privé, il détermine un projet de recherche, élabore des protocoles et des hypothèses, puis réalise des expériences jusqu’à obtenir le résultat escompté. Spécialisé dans un domaine, et avide de transmettre ses connaissances, il participe à des colloques nationaux ou internationaux, rédige des rapports, publications, articles, et peut également enseigner à l’université.

Le métier

Nature du travail

Faire progresser la science

Transformer le pétrole en matière plastique, neutraliser les polluants dans la mer, mettre au point de nouveaux médicaments… Autant de sujets sur lesquels planche le chimiste. Après avoir défini un projet, il effectue des recherches documentaires puis détermine des protocoles de recherche. Son travail se nourrit d’observations, d’hypothèses mises à l’épreuve par l’expérimentation. Il est fait aussi de tâtonnements, car des mois peuvent s’écouler avant que le chercheur obtienne un résultat probant, qui sera alors analysé et interprété. Une démarche de longue haleine qui permet d’élaborer et d’améliorer les produits de notre quotidien.

Échanger, diffuser, valoriser ses travaux

Le chercheur élargit ses connaissances en lisant de nombreuses publications scientifiques, essentiellement en anglais. Il participe à des colloques nationaux et internationaux pour se tenir au courant de l’actualité scientifique, entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi diffuser et valoriser ses propres travaux. Il rédige des rapports, des mémoires et des articles pour des revues spécialisées, afin de diffuser ses résultats : publier est primordial, car la recherche est un secteur particulièrement compétitif.

Enseigner à l’université

Il arrive souvent que le chercheur enseigne la chimie à l’université (ou dans des grandes écoles), et encadre des doctorants. Il peut aussi être responsable d’une filière (licence, master…).

Compétences requises

Curiosité et persévérance

Le chercheur est très curieux. Il a le goût de la quête, aime apprendre, et accepte d’être remis en question : la critique lui permet d’avancer et d’innover continuellement ; c’est le principe même de la recherche. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux et fait preuve de ténacité dans sa recherche de solutions.

Un scientifique de haut vol

Le chimiste connaît toutes les facettes de son domaine (analyse chimique, génie chimique, génie des procédés…) et aime les sciences expérimentales. Il est rigoureux, maîtrise les méthodes d’investigation de la recherche, ainsi que les BPL (bonnes pratiques de laboratoire).

À noter : la pratique courante de l’anglais, langue de communication internationale, est indispensable.

Pédagogie et ouverture d’esprit

Ouvert d’esprit, le chercheur en chimie possède de bonnes aptitudes pédagogiques. Il a le sens des relations humaines, sait s’exprimer en public et aime transmettre ses connaissances à des étudiants ou à ses collègues.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

En labo public ou privé

En recherche fondamentale, le chercheur en chimie mène ses travaux au sein des laboratoires universitaires, souvent associés à des organismes de recherche publique (CNRS, Inra, Inserm…). Ses découvertes sont ensuite mises en application par les laboratoires privés de recherche et développement des secteurs pharmaceutique, agroalimentaire, de l’environnement… : c’est ce que l’on appelle la recherche appliquée. L’industrie a des objectifs plus ciblés que la recherche fondamentale, et vise en général une mise en application dans un horizon de 1 à 2 ans. Cependant, recherche académique et recherche industrielle peuvent mener des projets en commun dans le cadre de partenariats.

De la paillasse à l’ordinateur

Le chercheur partage son temps entre la paillasse, où il réalise ses manipulations (le port d’équipements de protection, comme les gants ou les lunettes, peut alors être requis), et son ordinateur, sur lequel il consulte les bases de données mondiales sur l’avancée des recherches, retranscrit des résultats, rédige des publications, prépare le dépôt d’un brevet…

Un travail en équipe

Le chercheur est autonome, mais il est entouré d’une équipe composée d’autres chimistes, de biologistes, de doctorants, d’ingénieurs, de techniciens, de directeurs de recherche, d’universitaires ou encore d’industriels.

Carrière

Des partenariats public-privé

Les chercheurs d’organismes publics et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires embauchés sur concours. Le secteur public effectue la majorité des recrutements, mais les concours sont très sélectifs et les emplois proposés, souvent précaires. Faute de moyens, les organismes publics ont tendance à multiplier les partenariats avec des entreprises privées sur des missions ponctuelles ne donnant lieu qu’à des CDD (contrats à durée déterminée). Les chimistes peinent donc à trouver un emploi stable.

Pôles de compétitivité

Malgré de gros besoins en innovation, la recherche et développement souffre d’un manque de financement. Elle profite cependant de la création de pôles de compétitivité : ces associations d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation sont en effet destinées à dégager des synergies autour de projets innovants. D’autant que 21 des 71 pôles de compétitivité en France ont une activité relative à la chimie, d’après l’UIC (Union des industries chimiques).

Évoluer vers l’encadrement

Avec l’expérience, un chercheur en chimie peut se voir confier des missions d’encadrement, et évoluer vers la direction d’une unité de recherche ou d’un laboratoire.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 251 000 Cfp (2100 euros) brut par mois.

Accès au métier

L’obtention d’un doctorat est indispensable pour accéder au métier de chercheur. Après une licence, on peut décider de poursuivre par un master recherche ou par un diplôme équivalent (diplôme d’ingénieur, par exemple). Pour le doctorat, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d’accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l’étranger. Mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé, car il constitue un atout lors des concours et recrutements.

  • Niveau bac + 3

  • Licence mention chimie, physique-chimie, sciences pour l’ingénieur, chimie et procédés…
  • Niveau bac + 5

  • Master recherche ou professionnel dans le domaine de la chimie
  • Diplôme d’école d’ingénieurs
  • Master recherche ou professionnel dans le domaine de la chimie
  • Niveau bac + 8

  • Doctorat (possibilité de réaliser sa thèse au sein d’une entreprise dans le cadre d’une convention CIFRE ; convention industrielle de formation par la recherche)

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Aucune formation disponible dans les autres régions de France

En savoir plus

Témoignage

Ludovic, enseignant-chercheurà l'Ircof (Institut de recherche en chimie organique fine), Mont-Saint-Aignan (76)
Une profession pluridisciplinaire

"L'enseignant-chercheur effectue des travaux de recherche, il enseigne, rédige des publications, encadre des doctorants, peut être amené à rechercher des financements et à assumer des responsabilités administratives (l'organisation d'une filière, par exemple). Il lui faut donc trouver un équilibre entre ces différents aspects du métier, même si la recherche et l'enseignement sont majoritaires. Ce que j'aime particulièrement, c'est côtoyer des étudiants et doctorants motivés : leur transmettre des connaissances pratiques et théoriques, les guider et les conseiller dans leurs projets… c'est passionnant ! Tout comme travailler sur des projets prometteurs. Dans notre laboratoire, par exemple, on détermine les molécules actives sur une certaine enzyme afin de trouver un traitement contre la maladie d'Alzheimer. On s'informe des avancées des autres équipes de recherche à travers les publications, puis on concrétise les idées par des expériences : on synthétise des molécules à l'aide de réactions chimiques, comme si on jouait avec des Lego ou des briques ; il faut les associer pour produire la molécule finale qui, dans le meilleur des cas, sera développée en médicament."