Contrôleur / contrôleuse des douanes et droits indirects

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :

Fonctionnaire, le contrôleur des douanes et des droits indirects peut exercer ses fonctions dans la branche administration générale ou surveillance. Dans ce cas, il porte l’uniforme et dispose d’une arme de service. Un métier évolutif et convoité.

Le contrôleur des douanes et des droits indirects intervient directement auprès du public aux points de passage (aéroports, ports, etc.). et aux frontières de l’Union européenne. Mais il peut aussi contrôler les mouvements des marchandises et des entreprises qui importent et exportent. Rigoureux et au-dessus de tout soupçon, c’est un fonctionnaire qui a réussi le concours de catégorie B, accessible à partir du bac. Un poste qui attire chaque année plusieurs milliers de candidats pour peu de postes.

Le métier

Nature du travail

Fonctions distinctes

Le contrôleur des douanes et des droits indirects, en fonction de la spécialité qu’il a choisie au concours, exerce ses fonctions dans deux branches d’activité bien distinctes des douanes. la première porte sur le contrôle des marchandises et des entreprises importatrices ou exportatrices. La seconde est directement en contact avec la population.

Branche administration générale

Dans la branche  » contrôle des opérations commerciales et de l’administration générale  » (OP/CO AG), le contrôleur peut être affecté au contrôle des marchandises. Il doit alors vérifier l’application des droits et des taxes, ainsi que les formalités douanières auxquelles sont soumises les marchandises importées ou exportées. Il peut aussi effectuer des enquêtes sur les opérations d’import-export effectuées par les entreprises. Il effectue ses contrôles sur documents et sur site.

Branche surveillance

Dans la branche  » surveillance « , le fonctionnaire en uniforme contrôle les voyageurs et leurs bagages, les marchandises et les moyens de transport (voitures, camions, bateaux, etc.) aux points de passage des frontières extérieures à l’Union européenne et sur l’ensemble du territoire national.

Compétences requises

Rigueur et intégrité

Comme tous les professionnels du contrôle, le contrôleur des douanes et des droits indirects doit faire preuve d’une grande intégrité. Chargé de faire appliquer la loi, il doit être au-dessus de tout soupçon et tout à fait impartial pour que son autorité ne puisse être contestée. Il doit également faire preuve d’une grande rigueur, car une erreur peut avoir de graves conséquences sur son interlocuteur.

Tact et diplomatie

Qu’il soit en contact avec le grand public ou avec des professionnels, le contrôleur, s’il a un doute, doit agir avec tact. Il a le droit de demander aux passagers d’ouvrir leurs bagages, ou à une entreprise de lui présenter certains dossiers, mais il doit agir avec mesure pour que les choses se passent au mieux. Il doit savoir s’adapter à chaque situation et être en mesure de réagir à toutes les situations, même les plus dangereuses.

Sang-froid

C’est surtout vrai dans la branche surveillance où le contrôleur, armé, intervient  » à chaud  » et doit donc faire preuve de sang-froid. Il doit à tout moment rester maître de la situation et anticiper. Des aptitudes physiques sont d’ailleurs indispensables pour exercer dans cette branche. La maîtrise d’une langue étrangère est également demandée à tous les candidats.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des contrôleurs fonctionnaires

Les contrôleurs des douanes et des droits indirects sont tous des fonctionnaires ayant réussi le concours de catégorie B, accessible à partir d’un niveau bac. À l’issue du concours, ils suivent une formation théorique et pratique (1 an) avant d’être affectés à un service de la branche choisie lors du concours.

Une grande mobilité

Les contrôleurs de la branche administration générale sont plus sédentaires que leurs collègues de la branche surveillance, mais ils peuvent également effectuer des contrôles dans les entreprises. Dans la branche surveillance, les contrôleurs, en uniforme, avec arme de service, exercent leur activité dans les aéroports, aux postes frontières autoroutiers, portuaires ou ferroviaires. Ils peuvent également effectuer des contrôles aléatoires ou des opérations spécifiques sur l’ensemble du territoire.

Des horaires variés

De par la nature de leur fonction, les contrôleurs de la branche surveillance doivent faire preuve d’une grande disponibilité, puisqu’ils sont amenés à exercer des permanences de nuit, durant les week-ends et les jours fériés. Ils travaillent en équipe au sein d’une brigade.

Carrière

Peu d’élus

Le concours de contrôleur des douanes et des droits indirects, normalement accessible avec le niveau bac, attire des milliers de candidats chaque année. Beaucoup d’entre eux ont un niveau bien supérieur à celui demandé… En 2014, il y a eu 22 admis sur près de 8 000 candidats pour le concours externe de la branche administration générale, et 15 admis sur près de 8 500 candidats pour la branche surveillance.

Se spécialiser

Le contrôleur en administration générale peut se spécialiser, grâce à la formation interne, comme informaticien. Dans la branche surveillance, il existe plusieurs qualifications professionnelles permettant d’accéder aux spécialisations de maître de chien, motocycliste, chef-mécanicien d’une vedette, garde-côte et marin des douanes.

Devenir inspecteur

Quelle que soit la branche choisie, le contrôleur des douanes et des droits indirects peut accéder au grade d’inspecteur, par concours interne ou au mérite.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 266 000 Cfp (2233 euros) brut par mois dès la sortie de l’école, primes incluses, pour la branche administration générale ; 2308 euros brut par mois pour la branche sécurité.

Source : ministère des Finances et des Comptes publics, 2015.

Accès au métier

Le métier est accessible aux lauréats du concours de catégorie B, accessible avec un bac ou équivalent. À défaut de diplôme, une expérience professionnelle de 3 ans peut suffire. Mais, dans les faits, la plupart des candidats qui se présentent au concours sont au moins titulaires d’un bac + 2, d’un bac + 3… voire d’un bac + 5 !

  • Niveau bac

  • Baccalauréat général, technologique ou professionnel
  • Niveau bac + 2

  • DUT carrières juridiques
  • Niveau bac + 3

  • Licence AES (administration économique et sociale), administration publique, droit, ou économie et gestion…

Exemples de formations

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