Directeur / directrice d’accueil collectif de mineurs (ACM)

Niveau d'accès :
Statut(s) :
saisonnier, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
Centre(s) d'intérêt(s) :
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Le directeur d’accueil collectif de mineurs (ACM) encadre de jeunes mineurs dans le cadre d’un centre aéré, d’un centre de vacances, de loisirs ou d’une colonie de vacances, auxquels il propose des activités récréatives ou éducatives,

Le directeur d’accueil collectif de mineurs (ACM) est responsable du séjour de jeunes, âgés de 3 à 17 ans, qu’il accueille pendant leurs vacances. Il élabore le projet pédagogique en lien avec les animateurs et la structure qui gère le centre (association, mairie…). Durant le séjour, il est chargé du respect de la réglementation, du budget, de l’intendance, de l’animation de l’équipe et du lien avec les familles. Cet emploi est le plus souvent saisonnier.

Le métier

Nature du travail

Plusieurs structures, un même objectif

Qu’il soit responsable d’un centre aéré, d’un centre de vacances, de loisirs ou d’une colonie de vacances, le directeur d’accueil collectif de mineurs (ACM) poursuit un même objectif : permettre aux jeunes (de 3 à 17 ans) de se détendre à travers la pratique d’activités variées (sport, culture, arts…) et d’expérimenter la vie en communauté, tout en devenant autonomes.

Mettre en œuvre un projet éducatif

C’est l’organisateur (association, municipalité, comité d’entreprise, entreprise…) qui construit et propose un projet éducatif à l’intérieur duquel il explique ce qu’il va proposer aux jeunes qu’il va accueillir. Une fois le projet validé par le ministère de tutelle, c’est au directeur ACM de mettre en œuvre ce projet, en concertation avec son équipe d’animateurs et l’organisateur. Il informe les parents sur l’organisation du centre, leur présente le programme des activités et reste en lien avec eux pendant le séjour de leurs enfants. Il veille, d’une part, à ce que les jeunes sous sa responsabilité soient en sécurité (au niveau des transports, de l’hébergement et des activités proposées). D’autre part, à ce que les animateurs et autres collaborateurs (à l’intendance, en cuisine…) soient bien qualifiés pour intervenir auprès de mineurs.

Compétences requises

De l’ordre et de la méthode

Rigoureux, organisé et méthodique, intraitable lorsqu’il s’agit du respect des règles de sécurité et d’hygiène, le directeur ACM doit faire preuve d’imagination et de créativité quand il faut construire le projet pédagogique du séjour ou proposer des activités en s’adaptant à chaque moment.

Convaincre et décider

Première qualité du directeur ACM : le goût pour la vie en communauté et l’aptitude à motiver, dynamiser une équipe. Parce qu’il est autonome dans ses décisions, le directeur doit avoir l’esprit d’initiative et l’habitude de prendre les problèmes à bras le corps.

Il sait communiquer avec les jeunes et leurs parents, rassurer, convaincre, négocier avec les institutions, les fournisseurs et parfois exiger lorsqu’il s’agit de faire respecter les règles de vie en commun.

Gestionnaire et pédagogue

Dynamisme et résistance physique sont également des qualités nécessaires. Le directeur ACM connaît aussi parfaitement les réglementations, sait recruter et encadrer des animateurs, calculer un budget, gérer l’hébergement, l’alimentation.

Sans oublier sa connaissance du développement physique et psychologique des enfants et des adolescents pour remplir au mieux sa fonction.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Remplir certaines obligations

Dès que le projet éducatif est acté, le directeur ACM doit recruter une équipe d’animateurs et rédiger le projet pédagogique à partir du projet éducatif. Il doit aussi se déclarer auprès de la préfecture et souscrire un contrat d’assurance. Au quotidien, il assurera encore la gestion comptable et administrative du centre. Par exemple, en établissant un budget en fonction des activités et des effectifs prévus, en négociant des financements… Il pourra aussi, dans une petite structure, s’occuper directement d’un groupe d’enfants ou d’adolescents.

Un emploi du temps extensible

Souvent commencée dès 7 h 30, la journée du directeur ACM peut s’achever après minuit, le temps de revoir le programme du lendemain avec l’équipes d’animateurs. Les horaires s’adaptent donc au rythme des activités : en soirée, le week-end et parfois la nuit où incidents, bobos ou maladies peuvent interrompre le sommeil.

Au rythme des séjours

Ce travail reste souvent saisonnier, car lié aux périodes de vacances scolaires ou d’accueils périscolaires (classe de mer/classe de neige).

Carrière

Un travail intermittent

Le directeur ACM exerce de façon occasionnelle et à titre non professionnel. Il peut aussi occuper des emplois permanents avec les activités périscolaires. Les emplois sont saisonniers et souvent à temps partiel.

Recruté par une association, une commune…

Le directeur ACM est recruté et employé par l’organisateur qui gère le centre : selon les cas, une association, une commune ou une autre collectivité territoriale, un comité d’entreprise, une infrastructure sportive, etc. Il doit être mobile et accepter un éloignement de son domicile, ce qui, en la circonstance, n’est généralement pas vécu comme un inconvénient….

Des évolutions limitées

Les évolutions de carrière sont limitées. Il faut le plus souvent être titulaire de diplômes professionnels dans le domaine de l’animation pour occuper un poste de salarié permanent, ou passer des concours de la fonction publique territoriale. Certains choisissent de quitter l’animation et deviennent formateurs dans les domaines de la relation et de la vie de groupe.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 208 000 Cfp (1740 euros) brut par mois (selon expérience et structure de travail + hébergement, repas…).

Accès au métier

Les diplômes exigés pour un emploi de directeur ACM sont le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) et le BAFD (brevet d’aptitude aux fonctions de directeur). D’autres diplômes sont également possibles (BPJEPS, DEUST, DUT…).

Pour préparer le BAFA, aucun diplôme n’est requis. Il suffit d’avoir 17 ans révolus. Formation : partie générale (8 jours), stage (14 jours) et session d’approfondissement ou de qualification (6 ou 8 jours).

On prépare le BAFD après avoir validé son BAFA ou équivalent. Il faut être âgé de 21 ans révolus. 4 étapes de formation sur 4 ans au maximum : formation générale, 2 stages et session de perfectionnement.

Ces 2 formations sont payantes. Elles sont dispensées par des organismes agréés par les directions régionales de la jeunesse et des sports. Elles aussi peuvent être financées par les employeurs qui désirent fidéliser leurs animateurs. Dans les deux cas, une attestation de formation aux premiers secours est indispensable. À noter : la législation étant de plus en plus stricte, des diplômes professionnels sont requis.

  • Diplômes non professionnels de l’animation

  • BAFA
  • BAFD
  • Niveau bac

  • BPJEPS
  • Bac + 2

  • DEUST autour de l’animation
  • DUT carrières sociales option animation sociale et socioculturelle

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