Économiste de la construction

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
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Présent en amont et durant tout le chantier, l’économiste de la construction chiffre l’ensemble des coûts puis s’assure que ceux-ci ne dérapent pas. Il assure également une mission de conseil auprès du maître d’oeuvre.

La mission de l’économiste de la construction s’effectue en étroite collaboration avec les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs. Son rôle : comprendre et analyser le projet dans sa globalité afin d’établir l’étude technique et financière préalable à la construction. Ce travail nécessite de la précision, des connaissances techniques et budgétaires mais aussi un bon suivi des réglementations. Les entreprises s’arrachent ces spécialistes qui peuvent être salariés ou indépendants.

Le métier

Nature du travail

Des missions variables

L’économiste de la construction garantit la faisabilité technique et financière d’un projet, ainsi que le respect du budget. Cependant, ses missions peuvent varier grandement, notamment en fonction de son lieu d’exercice. S’il travaille dans un cabinet extérieur, il est essentiellement chargé de décrire et de chiffrer la réalisation d’un ouvrage donné. Le cas échéant, il peut également conseiller et assister le maître d’oeuvre, surtout si celui-ci est un particulier, dans le choix des fournisseurs ou des matériaux par exemple.

Un suivi indispensable

Doté d’une vision globale et détaillée des coûts, il est aussi au fait des réglementations en vigueur qui peuvent avoir une incidence sur les choix de matériaux ou des techniques utilisés. Réactif, il doit être en mesure de proposer des solutions lorsque des difficultés techniques ou économiques surviennent.

Un rôle clé

S’il travaille au sein d’une entreprise du BTP (bâtiment et travaux publics) sa mission principale sera de répondre aux appels d’offres. Si son entreprise remporte le marché, il est alors chargé de mener la contre-étude technique et de s’assurer de la faisabilité du projet, compte tenu du budget et des délais impartis. Il a donc un rôle central et des relations avec de nombreux interlocuteurs.

Compétences requises

Précision et rigueur

Le sens de la précision est essentiel, car l’économiste de la construction doit estimer les coûts de réalisation d’un ouvrage jusqu’au moindre détail. Rigoureux, il maîtrise les chiffres et bénéficie d’une bonne capacité de synthèse pour analyser, planifier et projeter financièrement la réalisation de l’ouvrage dans ses différentes phases. Il maîtrise les technologies, des plus innovantes aux plus traditionnelles, ainsi que les réglementations et normes applicables aux ouvrages de bâtiment.

Autonomie et innovation

L’économiste de la construction est autonome dans l’organisation de son travail. En indépendant, il garantit l’objectivité du choix des produits et techniques. Chaque projet étant unique, il doit s’adapter, être capable d’innover, de rechercher et de proposer en permanence des solutions permettant à la fois de satisfaire le client et d’optimiser la réalisation du chantier.

Écoute et souplesse

Il a des prédispositions pour la communication, la pédagogie et le reporting, car il est amené à travailler en équipe et à rendre des comptes à des interlocuteurs variés. Ayant le goût du contact, il se montre mobile et sait s’adapter à tous ses interlocuteurs (ingénieurs d’études, particuliers, conducteurs de travaux, fournisseurs, etc.).

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Dans une entreprise de BTP

Dans le cadre des appels d’offres, les entreprises du BTP (bâtiment et des travaux publics) tentent d’évaluer le prix des travaux sur lesquels elles se positionnent. Au sein de leur service d’études de prix, l’économiste de la construction prend souvent le nom de technicien ou d’ingénieur études de prix, selon l’étendue des tâches. Dans les PME (petites et moyennes entreprises) du bâtiment (gros oeuvre, second oeuvre…), son poste prend souvent une dimension commerciale. Il participe alors plus souvent à des réunions avec les clients et recherche de nouveaux chantiers.

En cabinet ou en libéral

Les entreprises du BTP ne possédant pas de service études de prix, elles font appel à des bureaux d’études indépendants, importants employeurs d’économistes de la construction. Ceux-ci peuvent également travailler pour des agences d’architecture ou en libéral. On compte près de 850 cabinets spécialisés en France.

Toujours mobile

Les projets sur lesquels travaille l’économiste sont variés et se succèdent souvent rapidement. Il est fréquemment amené à se déplacer sur le chantier ou pour rencontrer clients et fournisseurs. Il passe ainsi souvent du costume-cravate au casque de sécurité et aux bottes de chantier dans la même journée !

Carrière

Des débouchés certains

Les entreprises du BTP (bâtiment et des travaux publics) et les cabinets spécialisés indépendants s’arrachent les économistes de la construction qui sont actuellement au nombre de 2 500 en France. 45 % de l’activité se concentre dans la région Ile-de-France. Il est également possible de décrocher un poste dans le secteur public, au sein d’une collectivité territoriale, d’une préfecture ou d’un ministère. Dans ce cas, le candidat doit réussir un concours accessible sous certaines conditions (notamment en termes de niveau de formation).

En augmentation dans le privé

Selon l’Untec (Union nationale des techniciens économistes de la construction), 40 % des interventions des économistes se font dans le secteur privé, où la demande en conseil (en plus du chiffrage proprement dit) s’accroît. Cette évolution de la profession semble se généraliser.

S’installer ou diriger

Accessible aux jeunes diplômés, ce métier offre également des possibilités d’évolution. Au fil des années, on confiera au jeune économiste des projets de plus en plus importants et complexes. Il pourra envisager par la suite d’évoluer vers des postes de directeur technique du BTP, directeur de travaux, ingénieur commercial du BTP, ou choisir de s’installer en libéral.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

entre environ 274 000 Cfp (2300 euros) et 346 000 Cfp (2900 euros) brut par mois.

Accès au métier

Le bac pro technicien du bâtiment : études et économie est le premier niveau de diplôme en économie de la construction. Les recrutements se font davantage à bac + 2, + 3, voire à un niveau supérieur.

  • Niveau bac + 2

  • BTS études et économie de la construction
  • DUT génie civil – construction durable
  • Niveau bac + 3

  • Licence pro mention métiers du BTP
  • Niveau bac + 5

  • Master en énergétique, génie civil, ingénierie de la construction, urbanisme et aménagement…
  • Diplôme d’ingénieur spécialisé dans le BTP…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 2 (bac + 3 et 4)
niveau 1 (bac + 5 et plus)
niveau 3 (bac + 2)

En savoir plus

Témoignage

Agathe, économiste de la construction
De projets en projets

"Recrutée depuis six mois après une licence pro économie de la construction, j'ai déjà travaillé sur une quarantaine de projets : lycées, logements sociaux, hôpitaux... Actuellement, je planche sur un élevage d'oiseaux au Maroc comprenant une vingtaine de bâtiments. Je veille tout particulièrement à ne pas me tromper dans les calculs. Surtout en gros oeuvre et maçonnerie où les quantités sont importantes. Si on sous-évalue le volume, le coût réel du chantier peut en être considérablement modifié."