Écrivain / écrivaine

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De sa plume coulent les mots : l’écrivain écrit des fictions ou relate des histoires vraies. Romans, contes, poésies, pièces de théâtre, essais… plusieurs genres littéraires possibles avec une même ambition : être publié !

Maniant les mots et la langue française à la perfection, l’écrivain rédige des histoires fictives ou réelles : romans, biographies, contes, essais, carnets de voyage, guides pratiques… Il se documente sur le sujet de son livre et se confronte au réel pour plus de crédibilité et pour que le lecteur puisse s’identifier aux personnages. Il passe ensuite de longues heures à écrire, réécrire, peaufiner et corriger son manuscrit. Son objectif : être repéré et publié par une maison d’édition.

Le métier

Nature du travail

De la fiction à la réalité

L’écrivain écrit des fictions ou relate des histoires réelles. Ses récits peuvent être narratifs, comme les romans (historiques, policiers, de science-fiction, etc.), les biographies ou les nouvelles. Ils peuvent aussi être théâtraux (tragédies, comédies), argumentatifs (essais, pamphlets) ou graphiques (bandes dessinées, mangas). Souvent, l’écrivain se spécialise dans un seul genre. Mais il peut aussi voguer d’un genre à l’autre et écrire à la fois romans policiers et de science-fiction par exemple, ou romans d’heroic fantasy et essais.

Se documenter

Une fois le sujet de son livre défini, l’écrivain se documente, réalise des interviews, mène des enquêtes, etc. Plus il fera de repérages sur place et se frottera au réel, plus son livre sera crédible et plus le lecteur pourra s’identifier aux personnages. En général, l’écrivain lit beaucoup : cela lui permet en même temps de perfectionner son style et de s’inspirer, sans pour autant plagier.

Écrire

Lorsque le cadre, le contexte, les personnages et tous les détails du livre sont maîtrisés par l’écrivain, place à l’écriture ! Il découpe son livre en chapitres et rédige, relit, corrige, reformule, réécrit jusqu’à ce qu’il soit satisfait de son manuscrit : il l’enverra alors à des maisons d’édition pour être publié.

Compétences requises

Imagination et talent

Sans imagination, pas d’histoire palpitante. Sans talent, l’histoire sera peut-être palpitante, mais très ennuyeuse à lire ! L’écrivain aime inventer des situations, mettre en scène des personnages, concevoir un univers, etc. Inspiré par la vie quotidienne, il est également capable d’originalité, ce qui lui permet de sortir du lot. Mais c’est surtout un narrateur : il sait raconter des histoires de façon à captiver son auditoire et ses lecteurs.

Une sensibilité littéraire

L’écrivain aime les mots, est sensible aux lettres et manie la grammaire, la syntaxe, l’orthographe et les normes rédactionnelles. Très attaché à la langue, il l’exploite au maximum en écrivant ses livres d’une façon qui lui est propre : ce que l’on appelle son  » style « . Celui-ci se retrouve dans tous ses écrits, quel que soit leur genre : romanesque, documentaire, théâtral…

Travail et persévérance

Pour perfectionner un style, il faut l’entretenir : l’écrivain écrit et réécrit constamment. Il n’a pas peur de recommencer un ou plusieurs chapitres, voire toute son oeuvre si le premier jet n’est pas satisfaisant ou si son éditeur le lui demande. Persévérant et tenace, il lui faut souvent mettre son ego de côté pour accepter les critiques et améliorer son manuscrit.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Un travail solitaire…

L’écrivain passe la plupart de son temps seul devant son ordinateur. Cet acte de création demande une grande concentration et peut isoler : il arrive que l’écrivain passe des journées entières, voire des nuits à rédiger.

… mais des contacts multiples

Une fois le manuscrit terminé, l’écrivain le transmet à un éditeur qui le met alors en contact avec des illustrateurs et des maquettistes qui finaliseront la réalisation graphique du livre. Pour promouvoir son livre, l’écrivain rencontre des journalistes, des libraires et des lecteurs lors de dédicaces ou de lectures publiques.

Des aides pour écrire et se faire connaître

Certains auteurs s’installent dans des résidences d’écrivains comme la Villa Médicis à Rome : ils touchent alors une allocation en échange d’une participation active aux activités de la Villa (colloques, portes ouvertes) et peuvent perfectionner et développer leurs projets. De même, grâce aux bourses du CNL (Centre national du livre) par exemple, ils se consacrent à l’écriture de leur livre sans se soucier de l’aspect financier. Enfin, les prix littéraires contribuent au succès d’un livre et offrent une reconnaissance à l’écrivain.

Carrière

Un statut précaire

Tous les auteurs publiés résidant en France sont assujettis ou affiliés à l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) sous le statut d’artiste-auteur. Ils sont également considérés comme salariés dès lors qu’ils signent un contrat d’édition avec un éditeur. Mais obtenir un contrat est difficile et les revenus qui en découlent dépendent des ventes réalisées : très peu d’écrivains vivent de leurs écrits. La majorité exerce donc une autre activité (enseignant, journaliste, traducteur).

Comment être publié ?

Un seul moyen : envoyer son manuscrit à un maximum d’éditeurs publiant des livres du même genre. Les maisons d’édition reçoivent en effet des dizaines de manuscrits par jour. Il est donc important de les cibler, en se renseignant sur leur catalogue et en s’informant sur les tendances du marché.

Vers l’auto-édition

Certains auteurs dont le manuscrit est refusé choisissent de le publier à compte d’auteur, c’est-à-dire qu’ils paient pour être édités. Une autre solution consiste à s’auto-éditer : l’écrivain est alors son propre éditeur et s’apparente à un chef d’entreprise. Cependant, si aucun éditeur n’est prêt à payer pour publier un manuscrit, son succès est loin d’être garanti.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable.

L’écrivain reçoit un à-valoir au moment de la signature de son contrat d’édition. Il touche ensuite des droits d’auteur sur la vente de ses livres, calculés selon un pourcentage du prix de vente (10 % en moyenne). Lors de dédicaces ou de salons, l’écrivain peut également percevoir des honoraires.

Accès au métier

Il n’existe pas de diplôme particulier pour devenir écrivain. Cependant, une formation en lettres (type classes prépa littéraires) peut aider à perfectionner un style ou une sensibilité littéraire naissante, tout comme les ateliers d’écriture de certaines universités ou écoles.

  • Niveau bac + 3

  • Licence mention lettres, science politique, philosophie, etc.
  • Niveau bac + 5

  • Master mention création littéraire, lettres, journalisme, philosophie, etc…

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