Électromécanicien / électromécanicienne en remontées mécaniques

Niveau d'accès :
Statut(s) :
saisonnier, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Télésièges, télécabines, téléphériques… l’électromécanicien en remontées mécaniques intervient sur les éléments électriques et mécaniques des remontées mécaniques. Plutôt prévenir que guérir, c’est sa devise.

L’électromécanicien en remontées mécaniques fait tout pour éviter la panne et l’interruption d’une remontée mécanique. Il est à la fois électricien pour le câblage, mécanicien pour remplacer les galets de ligne, chaudronnier pour modifier le carter de protection d’un moteur… Durant la saison hivernale, si une panne survient, il intervient sans délai et se déplace par tous les temps sur les pistes de ski. Il travaille les week-ends et les jours fériés. Ses horaires sont plus réguliers en été.

Le métier

Nature du travail

Installer télécabines, télésièges, téléskis

En s’appuyant sur le dossier de conception et de fabrication, l’électromécanicien assure le câblage des moteurs et des variateurs de vitesse, et celui des automates de sécurité et des capteurs et actionneurs associés. Il procède aux différents réglages et armoires de puissance. Il vérifie le bon fonctionnement de l’ensemble.

Entretenir pour prévenir

Il fait tout pour éviter la panne et l’arrêt d’une remontée mécanique. Son rôle consiste surtout à entretenir pour anticiper la panne. Il pratique donc des interventions régulières de maintenance préventive. Il réalise les tâches d’entretien prévues : nettoyage, vérification de l’isolation des moteurs électriques, graissage, changement de pièces mécaniques, etc. Il effectue tous les contrôles destinés à repérer une anomalie comme la surchauffe, la déformation ou l’usure, et change les éléments défectueux.

Trouver l’origine de la panne

Lorsqu’une panne survient, l’électromécanicien procède à une série de tests et de mesures pour trouver l’origine de la défaillance. Il remplace les pièces ou les composants usagés, effectue les réglages et remet en service. Fort de son expérience, il peut suggérer des améliorations au bureau d’études, et intervenir ainsi en amont de la fabrication des machines.

Compétences requises

Multicompétent

La polyvalence s’impose. Il est à la fois électricien pour le câblage, mécanicien pour remplacer les roulements d’un arbre de transmission, chaudronnier pour modifier le carter de protection d’un moteur…

Capable d’adaptation

L’électromécanicien doit bien connaître les éléments d’un système électrique : constituants d’électrotechnique, électronique de puissance ou informatique industrielle. L’évolution constante de ces technologies l’oblige à s’adapter en permanence.

L’électromécanicien doit pouvoir intervenir sur des matériels de plus en plus sophistiqués.

Maîtrise de l’anglais technique

La maîtrise de l’anglais technique est souhaitée pour la compréhension des notices et documents. L’interprétation des schémas électriques et des plans d’équipements mécaniques s’avère indispensable.

Physiquement résistant

La pratique du ski ainsi qu’une bonne condition physique et la résistance au froid sont indispensables.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Sécurité de rigueur

Les positions de travail sont spécifiques, voire  » acrobatiques  » quand il faut escalader des pylônes. L’électromécanicien est amené à travailler en altitude (de 800 à plus de 3000 m), il doit faire face aux intempéries et à des écarts importants de température. Les équipements de sécurité (casque, harnais, gants, lunettes et masque) sont obligatoires. Il doit maîtriser les différents moyens de déplacement sur le domaine skiable quand il intervient en saison hivernale (quad, scooter, ski).

Grande disponibilité

Le week-end comme les jours fériés, l’électromécanicien assure les dépannages urgents, notamment durant la saison hivernale dans les stations de ski qui tournent 7 jours sur 7. Ces astreintes sont une des caractéristiques du métier, même si les conditions de travail varient en fonction du lieu d’exercice.

Carrière

En station de ski

Ce professionnel est employé par le service d’exploitation des remontées mécaniques d’une station ou par les constructeurs d’installations. L’activité est saisonnière. Plus de 200 entreprises de remontées mécaniques sont recensées.

Pas uniquement en montagne

Les remontées mécaniques (téléphériques, funiculaires) font partie du paysage des domaines skiables (Alpes du Nord, Alpes du Sud, Pyrénées, Massif central, Vosges, Jura), mais l’électromécanicien peut être amené à exercer son métier aussi en milieu urbain ou sur de grands sites industriels ou touristiques, lorsqu’il est employé par les constructeurs de remontées mécaniques.

Évolution de carrière

L’expérience permet d’accéder à un poste d’encadrement : organisation du travail d’une équipe, gestion des approvisionnements, suivi des travaux, assistance technique du personnel (formation à l’utilisation de la maintenance assistée par ordinateur, connaissance de nouvelles machines, etc.). Autre possibilité d’évolution : la définition de méthodes de maintenance (réalisation des fiches d’intervention d’entretien ou de dépannage…).

Salaire du débutant (base métropolitaine)

De1600 à environ 215 000 Cfp (1800 euros) brut par mois.

Accès au métier

  • Niveau bac

  • Bac pro métiers de l’électricité et de ses environnements connectés
  • Bac pro maintenance des équipements industriels
  • Dans les 2 lycées professionnels qui préparent le CAP transports par câbles et remontées mécaniques, la poursuite d’études est possible pour obtenir un de ces 2 bacs pro
  • CQP (certificat de qualification professionnelle) électromécanicien ou électromécanicien industriel, ou conducteur de téléportés débrayables proposé par le Syndicat des domaines skiables de France, pour les stations utilisant télésièges ou télécabines

Les grandes stations recherchent surtout des titulaires de bac + 2.

  • Niveau bac + 2

  • BTS électrotechnique
  • BTS conception et réalisation de systèmes automatiques
  • DUT génie électrique et informatique industrielle

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

Formations dans le reste de la France

Jusqu'au BAC

niveau 4 (bac ou équivalent)

Après le BAC

niveau 3 (bac + 2)

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