Gestionnaire actif/passif

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
/
Centre(s) d'intérêt(s) :

Relativement nouveau dans le domaine de l’assurance, le gestionnaire actif/passif met à disposition de sa direction toutes les informations permettant l’évaluation des risques et des opportunités financières permettant d’améliorer les performances.

Entre la gestion des risques et le pilotage stratégique de l’entreprise, le gestionnaire actif/passif assure l’analyse et la maîtrise des risques des compagnies d’assurances. Analyse de données, modélisation des variables et suivi de l’évolution des réglementations et des facteurs économiques tant sur le plan national qu’international : son quotidien est varié. Il occupe en outre une fonction-clé au sein du groupe qui l’emploie.

Le métier

Nature du travail

Évaluation des risques

Entre stratégie financière et politique commerciale, le gestionnaire actif/passif analyse les engagements de la société d’assurances pour laquelle il travaille. Au coeur de son métier : l’équilibre entre les actifs que sont les différents placements financiers de l’entreprise (actions, obligations, devises…) et les passifs que sont les sommes potentiellement dues aux assurés en cas de sinistre.

Aide à la décision

À l’affût des évolutions de l’environnement économique global et de sa société, le gestionnaire modélise un certain nombre de variables (taux d’intérêt, développement commercial de l’entreprise, changements de réglementation, etc.) afin de fournir des éléments qui permettront aux dirigeants de définir la stratégie financière la plus adaptée en terme de risques, de couverture et d’investissement.

Suivi et planification

L’analyse et le suivi des données font partie de son quotidien, car il doit mettre en place un système d’évaluation et de mesure pour la gestion et l’allocation des fonds propres de l’entreprise et proposer des stratégies pour les augmenter. Il informe régulièrement sa direction pour lui permettre de réagir rapidement le cas échéant, et de planifier sur le long terme.

Compétences requises

Maths et économie

Le gestionnaire actif/passif doit maîtriser la typologie des risques pour pouvoir faire des modélisations, mais également les techniques de gestion financière et actuarielle. Il a également de très bonnes connaissances concernant l’économie et les marchés financiers, l’informatique et les mathématiques financières.

Un esprit analytique et plusieurs langues

Participant à la communication financière des résultats de la société d’assurances qui l’emploie, le gestionnaire actif/passif doit posséder un bon esprit d’analyse et de synthèse en plus d’une aisance rédactionnelle pour les différents rapports qu’il a à fournir. Autonome mais doté d’un bon relationnel, il doit maîtriser l’anglais. Une autre langue (le chinois, par exemple) constitue un plus.

Fiable avant tout

Fin stratège, il doit également être créatif pour remplir son rôle de force de proposition auprès de sa direction. Pour autant, pas d’emballement excessif ; il doit surtout savoir garder la tête froide et être rigoureux dans ses analyses.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Relié en permanence

Devant son, ou plus souvent ses écrans, le gestionnaire actif/passif suit de près les évolutions de l’environnement économique mais également celles des réglementations nationales, européennes et internationales qui se complexifient. Une veille permanente est donc nécessaire pour ce professionnel qui travaille essentiellement dans un bureau, en entreprise.

Un poste stratégique

Au carrefour de la stratégie financière et commerciale de l’entreprise, le gestionnaire actif/passif est en relation avec les différents services des directions techniques, financières et comptables. Il travaille en général au siège de la compagnie.

Carrière

Expérience demandée

Traditionnellement réservé à la banque, le métier de gestionnaire actif/passif a évolué et s’étend désormais au secteur des assurances qui recrute au niveau bac + 5 au minimum, souvent après une première expérience en gestion actif/passif ou en gestion des risques, dans le secteur de la banque ou de l’assurance.

Belles évolutions

Le métier de gestionnaire actif/passif a des similitudes avec celui d’actuaire. Des ponts existent donc entre ces deux fonctions pour passer de l’une à l’autre. Par ailleurs, une évolution est possible au sein de la direction financière d’une compagnie d’assurances, vers l’audit ou encore l’investissement, par exemple en tant que responsable audit interne, directeur financier ou responsable investissement.

L’avenir en rose

La masse et la diversité des actifs à gérer, la complexité des évolutions des marchés et l’importance des questions stratégiques dans les secteurs concernés permettent de belles perspectives de carrières aux gestionnaires actif/passif. Les profils expérimentés sont les plus recherchés.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Variable en fonction du lieu d’exercice et du type d’entreprise.

Accès au métier

Le métier de gestionnaire actif/passif est un emploi de niveau bac + 5 au minimum, pour lequel on demande souvent une première expérience préalable dans le secteur.

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur spécialisé en finance
  • Diplôme d’école supérieure de commerce et de gestion spécialisé en finance
  • Master finance spécialisé en gestion financière ou gestion des risques financiers ; actuariat…
  • Diplôme d’actuaire
  • Niveau bac + 6

  • Mastère spécialisé en finance, risques, contrôle…

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