Ingénieur analogicien / ingénieure analogicienne

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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À l’ère du tout numérique, l’électronique analogique reste indispensable dans certains domaines comme les radars. L’ingénieur analogicien, fortement spécialisé, est très recherché. Il intervient quand l’ingénieur en électronique numérique atteint ses limites.

L’ingénieur analogicien utilise les signaux présents dans la nature (comme la lumière, le son…) pour les transformer en signaux électriques. À partir d’un cahier des charges détaillant les fonctions de chaque élément à concevoir, et les exigences de coût, de qualité et de délais, il élabore des circuits intégrés (antennes, alimentation, capteurs…). Il réalise des schémas préalables et intervient dans la phase de tests avec des outils de mesure (oscilloscope, synthétiseur…) ou des logiciels de simulation.

Le métier

Nature du travail

Créer des signaux électriques

L’ingénieur analogicien utilise les signaux présents dans la nature (comme la lumière, le son…) pour les transformer en signaux électriques. À partir d’un cahier des charges détaillant les fonctions de chaque élément à concevoir, et les exigences de coût, de qualité et de délais, il élabore des circuits intégrés (antennes, alimentation, capteurs…). Il réalise des schémas préalables et intervient dans la phase de tests avec des outils de mesure (oscilloscope, synthétiseur…) ou des logiciels de simulation. Dans le domaine de l’espace, par exemple, les éléments électroniques permettant aux caméras embarquées sur les satellites de transmettre les images de la planète sont conçus par des ingénieurs analogiciens.

Passer de l’analogique au numérique

Les composants analogiques (diodes, transistors, résistances…) sont de plus en plus souvent remplacés par des composants numériques (microprocesseurs, mémoires informatiques), plus fiables et plus puissants. Pourtant, ils n’ont pas disparu : sans eux, un émetteur-récepteur ne peut ni capter la voix avant de la transformer en données numériques, ni la restituer. Dans la mise au point d’un nouveau système numérique, l’analogicien intervient en amont et en aval de l’ingénieur en électronique numérique pour la capture et la restitution du signal.

Compétences requises

Maîtriser analogique et numérique

L’ingénieur analogicien doit avoir des notions en électronique numérique ainsi qu’en programmation informatique. Bien entendu, il maîtrise parfaitement son domaine de spécialisation en technologie analogique. Il lui faut les connaissances techniques nécessaires pour manager et prendre de bonnes décisions.

Savoir rédiger

Minutieux et rigoureux lorsqu’il manipule des cartes électroniques, l’ingénieur analogicien sait aussi rédiger. Il met à jour la documentation qui sert à réaliser les manuels d’utilisation et de dépannage, ainsi que le dossier technique. Il maîtrise impérativement l’anglais. Curieux, il réalise un travail de veille technologique, en se tenant au courant des dernières innovations. Capable d’analyse et de synthèse, il a aussi un esprit créatif, indispensable à la conception de nouveaux produits.

Se spécialiser

Ce professionnel peut également se spécialiser dans l’une des grandes familles de l’électronique : traitement du signal (son, image), microélectronique (conception et fabrication de puces), hyperfréquences (ondes électromagnétiques à très haute fréquence, de 300 MHz à 300 GHz, utilisées dans les télécommunications)…

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Dans l’industrie, le secteur médical, la recherche

Une grande partie des ingénieurs analogiciens travaille en bureaux d’études, dans les entreprises en conception électronique : fabrication de systèmes de transmission, de puces électroniques… Ils sont aussi présents dans l’industrie automobile, l’aéronautique, l’industrie de l’armement, le secteur médical et les organismes publics de recherche .

Un travail d’équipe

Il sait travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire, sous la houlette d’un chef de projet, avec les ingénieurs du département innovation et développement, mais aussi avec d’autres services, comme le département marketing. Il est rattaché au directeur des opérations ou au directeur recherche et développement.

À un rythme soutenu

Des horaires élastiques, voire une certaine dose de stress sont à prévoir en période de livraison, surtout dans les sociétés d’ingénierie. Quant à la mise à jour des connaissances (nouvelles technologies, normes en vigueur…), il faut parfois l’effectuer durant le week-end.

Carrière

Des spécialistes recherchés

Aujourd’hui, l’analogique et le numérique sont souvent complémentaires : un téléphone portable contient aussi bien des composants numériques que des composants analogiques. De même, tous les secteurs professionnels utilisant des capteurs font appel aux ingénieurs analogiciens. À l’heure où nombre d’ingénieurs se tournent vers le numérique, les compétences en électronique analogique sont très recherchées, dans des domaines pointus (domaine spatial, défense, sécurité, télécommunications).

Évolutions possibles

Le débutant en service d’études peut devenir chef de projet, puis responsable d’unité de production. Il peut aussi s’orienter vers un poste plus commercial : l’ingénieur d’affaires qui négocie les contrats avec les clients, par exemple.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

entre environ 248 000 Cfp (2080 euros) et 347 000 Cfp (2910 euros) brut par mois.

Accès au métier

L’exercice du métier d’ingénieur analogicien nécessite d’être titulaire d’un bac + 5 : diplôme d’ingénieur ou master en électronique avec une spécialisation en électronique analogique.

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur spécialisé en informatique, électronique…
  • Master mention électronique, énergie électrique, automatique ; informatique et ingénierie des systèmes complexes ; ingénierie des systèmes complexes…

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