Ingénieur / ingénieure de recherche clinique et épidémiologique

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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L’ingénieur de recherche clinique et épidémiologique étudie les maladies. Il élabore, coordonne et analyse des enquêtes épidémiologiques et des essais cliniques. Ses recherches sont utiles pour mettre au point de nouveaux traitements.

L’ingénieur de recherche clinique et épidémiologique élabore, coordonne et analyse des enquêtes épidémiologiques et des essais cliniques. Il rédige un protocole de recherche définissant la marche à suivre : enquêter sur un groupe d’individus étendu ou non, procéder ou non à des analyses de sang, utiliser telle méthode statistique… En recherche clinique, il dirige des essais thérapeutiques pour évaluer l’efficacité des médicaments. En recherche épidémiologique, son objectif est la prévision.

Le métier

Nature du travail

Élaborer un protocole

Ce chercheur applique une démarche scientifique. Que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, il définit d’abord son champ d’investigation. Une fois la problématique posée, il rédige un protocole et en pilote la mise en oeuvre. Le protocole définit la marche à suivre de la future étude : enquêter sur un groupe d’individus restreint ou étendu, procéder ou non à des analyses de sang, établir un questionnaire, utiliser telle méthode statistique…

En recherche clinique, il dirige ensuite des essais thérapeutiques pour évaluer l’efficacité et l’innocuité des médicaments. En recherche épidémiologique, son objectif est la prévision. Cela permet de savoir, par exemple, quels sont les facteurs aggravants, lors de la propagation d’une épidémie.

Analyser et présenter les résultats

Il étudie la fréquence et l’incidence des maladies, leur répartition dans la société (chez les gens âgés, les jeunes, les plus démunis…), les facteurs de risque (alcool, tabac…). Il élabore des théories qu’il valide ou pas, en fonction des résultats de ses études. Il rédige des rapports de synthèse, des ouvrages de référence qui permettent à l’industrie pharmaceutique d’élaborer de nouveaux traitements et aux organismes de santé publique d’établir des politiques de prévention.

Compétences requises

Des connaissances pointues

Son activité exige une très haute qualification. L’ingénieur de recherche clinique et épidémiologique doit avoir des connaissances générales poussées en sciences de la vie et en santé publique. Spécialiste en épidémiologie, il doit maîtriser des domaines pointus comme les biostatistiques.

De la déontologie

Autonome, il doit savoir monter et mener à bien ses travaux, et diriger un projet transversal. Il a le sens de l’éthique et respecte les contraintes déontologiques qui s’appliquent aux recherches sur l’être humain. La recherche biomédicale est aussi fortement réglementée et il doit en tenir compte.

Informatique et anglais indispensables

Il exerce dans un environnement européen et international. Une parfaite maîtrise de l’anglais est donc essentielle pour lire les textes officiels, rédiger des documents techniques et pour échanger avec des interlocuteurs de diverses nationalités. Il doit connaître les logiciels de base de données comme Access, mais aussi SPSS ou SAS. Il utilise parfois Internet pour mettre en ligne un programme de recherche.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Des tâches multiples

L’ingénieur de recherche clinique et épidémiologique passe une grande partie de son temps devant un ordinateur. Il utilise des programmes informatiques pour stocker ses bases de données. Il rédige, pour retranscrire les analyses de ses études et diffuser des rapports. Enfin, il peut aussi exercer une activité de professeur et enseigner à l’université, lorsqu’il est enseignant-chercheur. Dans les laboratoires de recherche publics, il a le statut de fonctionnaire de catégorie A.

Un travail en équipe

Il ne travaille pas seul, mais en équipe. Il mène ses travaux en collaboration avec d’autres chercheurs, des doctorants, des ingénieurs d’études biostatistiques, des techniciens… Dans l’industrie du médicament, il collabore avec les médecins, les ARC (attachés de recherche clinique) et les TEC (techniciens d’étude clinique).

Des déplacements

Les échanges scientifiques tiennent une grande place dans l’activité de l’ingénieur de recherche : il participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux pour partager ses connaissances et les étoffer. Des déplacements à travers le monde sont donc possibles.

Carrière

Dans la recherche publique

Il peut travailler dans les unités de recherche des hôpitaux universitaires, les centres de lutte contre le cancer, les organismes de recherche (Inserm, CNRS, IRD, Inra…) ou de santé publique (OMS, ORS…), ou bien les agences sanitaires (ANSM…). À l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) par exemple, il étudie toutes les maladies humaines, des plus fréquentes aux plus rares. Cependant, son insertion dans ce secteur reste assez difficile car les recrutements se font uniquement sur concours.

Dans l’industrie pharmaceutique

Dans le secteur privé, il peut travailler dans l’industrie pharmaceutique, où il fait alors de la recherche appliquée. Il supervise le déroulement scientifique d’un essai clinique avant la mise sur le marché éventuelle d’un nouveau médicament. En tant que responsable de l’étude, il supervise alors le travail des ARC (attachés de recherche clinique). Il exerce soit dans un laboratoire pharmaceutique, soit dans une société de services spécialisée dans les essais cliniques.

La recherche en France

La France demeure un pays attractif pour la recherche clinique. Ses domaines d’excellence sont notamment l’oncologie (étude des cancers) et l’hématologie. Elle se distingue aussi dans la mise au point de vaccins.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 239 000 Cfp (2000 euros) brut par mois. Le salaire varie selon le statut de l’ingénieur (recherche publique ou privée).

Accès au métier

Le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 en biologie-santé. L’obtention d’un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d’accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l’étranger. Mission scientifique à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé, car il constitue un atout lors des concours et des recrutements.

  • Niveau bac + 5

  • Master en épidémiologie, en recherche clinique, en génie cellulaire, en santé publique…
  • Diplôme d’ingénieur spécialisé en biologie
  • Niveau bac + 6

  • Diplôme d’État de docteur en pharmacie
  • Niveau bac + 8

  • Doctorat en santé publique et épidémiologie, épidémiologie et évaluation des actions de santé, épidémiologie et intervention en santé publique, biostatistiques…
  • Niveau bac + 9 et plus

  • Diplôme d’État de docteur en médecine

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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