Ingénieur / ingénieure en imagerie médicale

Niveau d'accès :
Statut(s) :
fonctionnaire, salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :

L’ingénieur en imagerie médicale conçoit les logiciels des appareils médicaux (scanners, échographes, Doppler, IRM, etc.), permettant d’apporter une aide essentielle au diagnostic médical.

L’ingénieur en imagerie médicale développe des logiciels permettant aux appareils d’imagerie (scanners, échographes, Doppler, IRM, etc.), d’apporter une aide essentielle au diagnostic médical. Grâce à lui, les médecins utilisant l’outil informatique peuvent visualiser les organes, les os, les flux sanguins… sur des images reconstruites en 3D. Il travaille dans la recherche publique ou dans l’industrie, en ESN (entreprise de services du numérique) ou chez un fabricant d’appareils.

Le métier

Nature du travail

Concevoir et développer des logiciels

Il développe des logiciels pour permettre aux appareils d’imagerie de traiter des informations de manière intelligente. Il crée des algorithmes de reconnaissance des formes, de reconstruction, de rendu, afin de permettre aux médecins qui les utilisent de visualiser les organes, les os, les flux sanguins…

À partir de l’expérience

Pour concevoir un appareil de détection des veines, sur des images de la rétine par exemple, sa méthode est très expérimentale. Après avoir acquis avec un médecin spécialiste une expertise dans la détection visuelle de ces structures, il combine les différentes méthodes d’échantillonnage et de seuillage par ordinateur, afin d’obtenir sur un ensemble d’images des résultats probants.

Reconstruire en 3D

La plupart des techniques d’imagerie recueillent des images en 2D correspondant à des coupes qui intéressent le médecin. Se représenter un organe dans sa globalité à partir de ces coupes n’est pas aisé. Grâce aux techniques de modélisation, il lui est possible de reconstruire des modèles en 3D.

Compétences requises

Avoir une double compétence

Le métier exige des compétences techniques en biologie humaine, anatomie et physiologie afin de mieux prendre en compte les spécificités du domaine médical. Et, évidemment en informatique et traitement de l’image, imagerie cellulaire, imagerie biomédicale…

Être à l’écoute des médecins

Dialoguer avec des spécialistes du secteur médical fait partie du métier. Des qualités d’écoute et de dialogue sont donc essentielles, de même que de bonnes aptitudes pédagogiques, pour faire comprendre des domaines techniques complexes à des non-initiés. Dans une démarche commerciale, il lui faut savoir se positionner dans le secteur hospitalier.

Savoir gérer un projet

Maîtriser les différentes techniques de l’imagerie (du traitement à la visualisation) suppose une mise à jour constante, dans un domaine technique qui évolue vite. Il est aussi essentiel de savoir répondre à un cahier des charges, de maîtriser la gestion de projet et l’anglais technique.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Différents statuts

L’ingénieur en imagerie médicale peut travailler dans le secteur public. Il est alors recruté comme ingénieur de recherche, uniquement sur concours, mais les postes de chercheur sont peu nombreux. Dans ce cas, il est cadre de catégorie A de la fonction publique. Dans le privé, il a également un statut de cadre. Les journées de cet ingénieur de recherche peuvent être longues, ses horaires étant adaptés à sa charge de travail.

Un travail en équipe

L’ingénieur en imagerie médicale n’est pas seul face à son ordinateur. Certains projets s’appuient sur de multiples technologies (biologie et électronique, par exemple) et il lui est parfois nécessaire de collaborer avec d’autres ingénieurs ayant des connaissances techniques particulières. Il a aussi des contacts réguliers avec les médecins, qui lui apportent leur point de vue sur le matériel qu’il a développé. Enfin, il est intégré à une équipe projet qui rassemble ingénieurs et développeurs en informatique.

Carrière

Dans la recherche

L’ingénieur en imagerie médicale peut exercer dans les établissements de santé (hôpitaux et cliniques), les laboratoires universitaires ou les grands organismes de recherche (Inserm-Institut national de la santé et de la recherche médicale, CEA-Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives…) et de la santé. Il peut aussi travailler en tant qu’enseignant-chercheur à l’université ou en école d’ingénieurs.

Dans l’industrie

Dans le secteur privé, il peut travailler chez les grands éditeurs de solutions d’imagerie médicale comme General Electrics, Phillips… Il peut aussi intégrer une PME (petite et moyenne entreprise) spécialisée en imagerie ou une ESN (entreprise de services du numérique). Il exerce dans les bureaux d’études ou de R & D (recherche et développement), dans les départements marketing et commercial, parfois dans les services de maintenance.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

environ 239 000 Cfp (2000 euros) brut par mois.

Accès au métier

Le niveau de formation se situe à bac + 5 dans le domaine de la biologie humaine, doublé d’une formation solide en informatique et en électronique appliquée à l’image.

  • Niveau bac + 5

  • Master en imagerie médicale, biotechnologie et biomédecine, biotechnologie et informatique…
  • Diplôme d’ingénieur en imagerie médicale, informatique pour l’industrie, électronique…

Exemples de formations

Formations disponibles en Nouvelle-Calédonie

Aucune formation disponible en Nouvelle-Calédonie

Formations dans le reste de la France

Après le BAC

niveau 1 (bac + 5 et plus)

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