Ingénieur / ingénieure intégration satellite

Niveau d'accès :
Statut(s) :
salarié
Secteur(s) d'activité(s) :
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Centre(s) d'intérêt(s) :
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Il coordonne et organise les activités d’intégration d’un satellite, notamment en supervisant l’assemblage des différentes parties, puis il teste la résistance de l’engin avant de le lancer sur orbite.

Ensemble, mécanique et électronique peuvent emmener très, très haut ! L’ingénieur intégration satellite met à profit ses connaissances techniques pour superviser l’assemblage des différentes parties d’un satellite, avant de tester sa résistance et de le lancer sur orbite. Pour réaliser cette lourde tâche, il planifie et coordonne le travail des différents intervenants sur l’intégration du satellite : monteurs, techniciens essais… et soumet ensuite le satellite à une batterie de tests.

Le métier

Nature du travail

Mettre sur orbite

Outils de navigation, mécanismes de propulsion et d’alimentation, instruments scientifiques de haute technologie qui accompliront une mission scientifique (appelés aussi  » charge utile « ) : un satellite est composé de nombreux éléments, eux-mêmes constitués de milliers de pièces. C’est à l’ingénieur intégration d’organiser leur assemblage pour constituer un ensemble cohérent prêt à être envoyé dans l’espace. Il planifie et coordonne donc le travail des différents intervenants sur l’intégration du satellite : monteurs, techniciens essais…

Simuler des conditions spatiales

Au cours de son lancement et de son voyage dans l’espace, un satellite est mis à rude épreuve : vibrations, chocs, froid… Pour s’assurer qu’il résistera une dizaine d’années à ces contraintes, l’ingénieur intégrateur réalise des campagnes d’essais au sol. Il soumet l’engin à de forts champs électromagnétiques comme ceux qu’on trouve en orbite terrestre, au vide thermique (températures extrêmes), à l’accélération… et vérifie qu’aucune pièce ne casse ou ne se détache. Car, une fois en orbite, impossible de réparer le satellite. Une grande partie de son temps est donc consacrée à vérifier le positionnement des pièces grâce à des instruments très spécifiques (théodolite, laser tracker…).

Compétences requises

Rigueur et connaissances techniques

Pas de droit à l’à-peu-près ! Un mauvais réglage et les conséquences peuvent faire très mal au porte-monnaie de l’entreprise… jusqu’à 200 000 € pour certaines pièces ! Autant dire que la minutie, le respect des méthodes et des mesures de sécurité, ainsi qu’un excellent esprit de synthèse, sont de… rigueur ! Déterminer les critères de qualité et d’amélioration du système doit aussi faire partie de la panoplie de l’ingénieur intégration satellite.

Un esprit d’équipe

Parce qu’il doit assurer le transfert des compétences aux équipes de production, il participe activement à l’élaboration des documents internes techniques et des procédures d’exploitation. Son rôle central dans le projet lui impose donc une communication permanente : avec d’autres ingénieurs spécialisés, mais aussi avec les ouvriers, les techniciens-monteurs, les chefs de projets et de service… Bien sûr, la maîtrise de l’anglais est indispensable, surtout à l’écrit.

Où l'exercer?

Lieux d’exercice et statuts

Les pieds sur terre

C’est en salle blanche où température, humidité et propreté sont rigoureusement contrôlées, que l’intégrateur et les monteurs assemblent les différentes parties du satellite. Un travail qui requiert une précision et une minutie maximales, ainsi qu’une tenue spécifique (blouse, masque, gants…). Toutefois, l’ingénieur intégration satellite passe aussi la moitié de son temps devant l’ordinateur (préparation des documents techniques, vérification des outillages, gestion et relations avec sous-traitants…).

Encadrer à différents niveaux

C’est lui qui encadre l’équipe pluridisciplinaire réalisant l’intégration. Il mesure et analyse tous les dysfonctionnements qui surviennent pendant la phase d’assemblage, d’intégration et de tests, quelles qu’en soient les origines.

Un ingénieur, des spécialités

L’ingénieur intégration satellite est spécialisé soit dans le montage et la vérification des sous-ensembles (instruments de navigation, électricité, optique, propulsion, thermique…), soit dans la vérification des différents systèmes électroniques ou encore dans la totalité de l’assemblage des ensembles et sous-ensembles du satellite et de leur vérification, dans une atmosphère contrôlée en salle blanche (avec contrôle de la température, hydrométrie, humidité, propreté…).

Carrière

L’aéronautique, un vaste secteur

Le poste d’ingénieur intégration satellite est accessible après une évolution interne en tant qu’expert en ingénierie, intégration, essais des sous-ensembles ou systèmes du satellite (mécanique, électrique, électronique, avionique, radio-fréquence, optique, propulsion, thermique). Il travaille généralement chez un constructeur, un opérateur de télécommunications ou dans une ESN (entreprise de services du numérique). Les filiales de groupes aéronautiques sont friands de ce genre de profils (lanceurs, satellites, équipements et services satellitaires…).

Des perspectives d’évolution

Considéré comme le chef de mission pour les activités sur le site mais aussi hors du site, l’ingénieur intégration satellite est amené à voyager régulièrement. C’est lui qui est le représentant légitime du programme et de la mission satellitaire, en France et/ou à l’étranger. Ses qualités d’ingénieur et d’expert peuvent également le conduire à exercer d’autres fonctions : ingénieur études et développement, chef de projet, consultant ou encore ingénieur systèmes et réseaux.

Salaire du débutant (base métropolitaine)

Environ environ 358 000 Cfp (3000 euros) bruts par mois.

Accès au métier

L’accès au métier est accessible avec un bac + 5 au minimum, voire un bac + 8 (doctorat).

  • Niveau bac + 5

  • Diplôme d’ingénieur en aéronautique et spatial (spécialisé en télécommunications, électronique, mécanique, électrique, avionique, optique, propulsion, thermique…)
  • Master mention aéronautique et espace ou autres mentions en lien avec télécommunications, électronique, mécanique, électrique, avionique, optique, propulsion, thermique…

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